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Quand les secrets sont révélés [INTRIGUE]

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MessageSujet: Quand les secrets sont révélés [INTRIGUE] Mer 21 Jan - 3:17

Je m'arrêtais au détour d'un couloir, laissant entre-passé mon visage derrière les lourdes pierres et je jetais un regard sur le mur d'en face d’où un tableau semblait, paisiblement, veiller sur les alentours. Pas un bruis, pas un chat, ni une souris, je me faufilais entre les ombres, marchant sur la pointe des pieds, plus légère qu'une plume et plus rapide qu'un murmure, me jouant d'un regard mal placé de mon adversaire pour passer un peu plus loin. Mais une fois dépassé, je l'entendais bouger. Fichtre ! Quelqu'un venait ! Je courais le plus doucement possible, jetant continuellement des regards vers l'arrière pour ne pas me faire doubler, mais c'est face à moi, qu'un colosse aux yeux verts me fit barrage. « Qu'est-ce que tu fou là la sang de bourbe ?! Tu veux faire mumuse c'est ça ? T'inquiète pas, je vais bien m'amuser avec toi... » Je ravalais ma salive, courant comme une folle vers la lumière que je visais, essayant d'échapper à mon agresseur. Ma respiration était saccadé, mon cœur battait aussi violemment d'un coucou et moi j'avais l'impression que chacun de mes muscles me criait de m'arrêter quand mon cœur, lui, espérait ne voir jamais cette course éffreiné se finir. 


A ma plus grande joie, j'arrivais enfin dans le hall de l'école et courrait à toute jambe vers l'extérieur. Je jetais un coup d’œil derrière moi, je n'entendais plus rien. Mon cœur se calmait enfin, je lui avait échappé. Peu à peu, pliée en deux, je reprenais mon souffle. Mais très vite, ma respiration se fit double, j'entendais double. Je me crispais, et relevait les yeux pour croiser les siens. Je ne savais même pas ce qu'il avait prononcé, parce que les battements de mon cœur assourdissait mes oreilles tant ils avaient repris de plus belle, mais une grande lumière rouge m'aveugla. Et, prise d'un froid immense, je fermais les yeux.

J'ouvrais d'un coup les yeux, le cœur battant, rompant le silence de la chambre blanche autours de moi. La faible lueur de la chambre me brûlait pourtant les yeux mais à cet instant, je n'y pensais pas, je n'y songeais même pas. La première chose qui me revenait c'était lui, son visage, ses yeux. Où étais-je ? Que c'était-il passé ? J'avais peur. J'étais loin de tout, dans un calme absolut, sous une couverture bien chaude et un oreiller douillet mais j'avais peur. Que c'était-il passé ? Où étais-je ? Encore ces mêmes questions qui me tiraillais et dont je n'arrivais à trouver aucune réponse. Alors j'essaiyais de bouger. Mais mon corps ne répondait plus. Pourquoi je ne pouvais pas bouger ? Je m'affolais, mon cœur battant plus encore et alors une lumière rouge se mit à clignoter. Qu'est-ce que j'avais fais ? Où étais-je ? Que c'était-il passé ? Et là, une médicomage, au vue de sa tenue entra en courant dans la chambre et vint se mettre à côté de moi. « Respirez Miss Fredriksson. Tout va bien... Vous êtes à Sainte mangouste. Calmez-vous. Vous êtes en sécurité.»  

Je posais un regard à la fois inquiet et en recherche de réconfort dans ses yeux brun et y trouvait une douceur à laquelle je me raccrochais envers et contre tout. Au bout de quelques secondes ma respiration retrouva une cadence normal et mon cœur le suivis. L'infirmière se posa à côté de moi tout en me tenant la main pendant tout ce temps. Elle restait là, près de moi, à surveiller ma tension, mon rythme cardiaque et attendait que je sois enfin disposé à l'écouter pour reprendre la parole. « Miss Fredriksson, je sais que ce que je vais vous demander sera pénible mais il faut que je sache. Vous souvenez-vous de ce qu'il s'est passé ? » Je ne répondais pas immédiatement à la question. J'avais d'autres choses en tête. « Depuis combien de temps je suis ici ? » L'infirmière lâcha un soupire discret. « Environs 3 mois. Vous avions peur que vous ne sortiez jamais de votre coma. Mais vous vous êtes bien battus. Il vous faudra beaucoup de repos mais vous devriez vous en sortir sans séquelles. Du moins... tout dépendra de votre réponse. Vous souvenez-vous de ce qu'il s'est passé ? » J'avais été dans le coma pendant 3 mois... Poudlard. J'avais loupé tant de choses... Halloween, le bal de noël... et les cours ! Les devoirs... et si je redoublais ? « Miss. Regardez-moi. Je sais que c'est pénible mais je dois savoir. » Je la regardais enfin dans les yeux et sans hésitation je lui disais : « Oui. »

Je passais le reste de la nuit dans mon lit, à penser à toutes sortes de choses, jusqu'à ce qu'enfin, je tombe dans les bras de Morphée.

Le lendemain matin, quand j'ouvrais les yeux, la médicomage de la nuit dernière et d'autres médicomages parlaient encore et encore au point que je n'entendais plus rien. Puis, après des tests, des questions médicales et une compote de poire, un homme entra dans la chambre. « Miss Fredriksson, c'est l'officier Budbarley. Il est là pour que vous lui racontiez ce qu'il vous est  arrivée. » Ho, fut le seul mot que j'arrivais à prononcé. La médicomage qui se nommait d'après son matricule « Dr Hoody » était très douce avec moi, mais je savais qu'un moment ou un autre il faudrait assumer ce que je savais, ce que j'avais découvert. « J'aimerais que vous quittiez la pièce. Je dois parler à cette jeune fille seul à seul. » Je stressais, j'avais peur, je n'avais jamais été très à l'aise avec les hommes, en fait, je ne parlais à aucun d'entre eux, sauf s'il s’agissait de mon professeur – et encore – et je n'avais pas envie de parler. J'avais peur. Et il le sentait. Il le présageait.

« Miss Fredriksson. Que vous est-il arrivée ? » Je passais mes mains sur la couverture pour retirer les faux plis mais au bout d'un moment, quand il n'y avait plus rien à lisser, je devais me lancer. « Au début c'était juste des petits mots. Des petits défis un peu bête, sans conséquences. On me promettait des cadeaux, des choses que je voulais comme des livres auxquels je n'avais pas accès puis les cadeaux devenaient de plus en plus beaux, de plus en plus attirant et je me suis laissé prendre au jeu. C'était un peu comme un secret, quelque chose d'interdit qui me poussait à dépasser mes propres limites vous voyez ? » Il hocha de la tête. Je me doutais bien que ce n'était pas ce qu'il attendait. « Mais plus les cadeaux étaient...merveilleux, plus les défis devenaient terrifiant, presque malsain. Alors je me suis posé des questions. Qui était cette personne qui me lançais des défis ? Est-ce qu'elle en lançait à d'autres personnes ? Personne n'en parlait et je ne voulais pas en parler non plus. J'avais honte en quelques sortes. Alors je m'étais juré de trouvé la personne. » Une nouvelle pause. L'officier Budbarley me regardait et m'écoutais avec attention, prenant des notes au passage. « J'ai donc fait des recherches, j'ai enquété. Je me suis rendu compte que d'autres personnes faisaient des choses bizarre d'un coup et très vite, avait un nouvel objet qu'ils adoraient. C'était louche. J'acceptais les défis pour tenter de le retrouver jusqu'à ce fameux soir... » L'officier s'arrêta de prendre des notes et se pencha légèrement vers moi. « Est-ce que vous l'avez vu ? C'est lui qui s'en ai pris à vous ? » J'avalais ma salive. « Oui. »

Il attendait et moi j'hésitais. Mais j'étais lancé, je devais le dire, en parler. Je n'arrivais pas à imaginer tout ce qui avait pu se passer pendant les 3 mois où il avait continué à vivre sa vie normalement, sans jamais se faire repérer. « J'ai finalement compris qu'il n'était jamais bien loin du lieu ou il nous lançait le défis de manière à vérifier que nous le réalisions sans triche. Alors, quand il me lança un défis qui devait se passer dehors ce soir-là, je savais que c'était ma chance. Je m'y suis rendu plus tôt que prévu de manière à le surprendre mais j'ai été prise en embuscade par des serpentard qui étaient là totalement par hasard. J'ai couru pour leur échapper mais du coup, j'ai été prise sur le fait par l'homme aux défis et... il m'a...assommé. » L'officier posa sa plume. « Vous connaissez son nom ? » Je plongeais mon regard dans ses yeux. « Oui. C''était le professeur Jackson. »



FIN DE LA DEUXIEME INTRIGUE
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