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Réminescence et renaissance [PV Her'Mignonne]

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Harry Potter
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MessageSujet: Réminescence et renaissance [PV Her'Mignonne] Sam 24 Mai - 3:19

Le passé déferla soudain sur les épaules d'Harry, l'emportant physiquement au point qu'il sembla butter sur du vide. Le jeune homme venait de s'arrêter devant la lourde porte de l'entrée de Poudlard. Il venait de débuter comme étudiant, revenant au château pour son plus grand plaisir, mais là, tout de suite, c'était son passé qui venait de l'attaquer vivement. Sans doute à cause des odeurs qui émanaient du parc. Désormais Animagus, le sorcier recevait en pleine figure les moindres flagrances bien que rester sous forme humaine rendait le phénomène moins intense. Les détails qu'il avait inconsciemment emmagasiné lors de ses 6 années et demi à l'école. Oui 6 ans et demi parce qu'il avait passé la fin de sa scolarité dehors, à combattre Voldemort. Penser que ce dernier avait totalement disparu rendait Harry particulièrement heureux mais cela le désarmait un peu également. Il n'avait aucun plan à fomenter avec ses amis pour déjouer son prochain mauvais tour et plus de réel but dans sa vie. Le nuage noir s'était éclaircit, laissant apparaître le soleil mais si le brun en était soulagé, ça ne l'empêchait pas de réagir tel l'enfant qui n'a jamais connu cet astre auparavant. Grâce à ses proches, le sorcier avait vécu de bons moments, tout en gardant un ciel grisâtre avec la menace permanente de la pluie au-dessus de sa tête. Or maintenant qu'il en était débarassé, le Survivant ne savait plus quoi faire avec ce trop plein de liberté.

Peut-être commencer par avancer dans le parc en faisant fi des souvenirs qui lui rôdaient autour. La mort du jeune Collin Grivey dont il se sentait coupable, et toutes les autres tant qu'à faire, l'horrible tête de Voldemort, ses larmes ravalées à grands coups de courage... Tout ça, sans oublier les folles embardées en Quidditch, les blagues, la main d'Hermione sur la face de Drago la fouine bien que la scène n'avait pas eu lieu dans le parc si ses souvenirs étaient bons. Un méli mêlo de réminescences qui lui donnaient l'impression d'être particulièrement vieux.

Le brun poussa un petit soupir, mettant un pied devant l'autre prudemment. Il s'était peut-être surestimé en pensant que les vacances lui suffiraient à devenir Animagus dans le plus grand secret. Certes il l'était devenu proprement parlant, mais ses réactions étaient encore incontrôlées. Pourvu que sa petite amie ne s'apperçoive de rien. Oui, sa petite amie, parce que juste après la guerre, se détournant de Ron, Hermione s'était déclarée à lui. Surpris mais heureux le brun avait accepté. Il avait au moins ça de gagné, pour le coup cela faisait de lui un garçon normal et c'était aussi surprenant qu'agréable. Le sorcier se sentait prêt à mourir pour sa compagne, affronter un deuxième Lord serait presque une formalité et pourvoir à ses nécessités était un devoir pour lui. C'était bien cela l'Amour n'est-ce pas ? Certes, le contact physique était difficile, passer outre la barrière amicale principalement mais c'était sûrement le choc de la guerre ou l'habitude à prendre après avoir vu Hermione comme une amie des années n'est-ce pas ? En tout cas, mis à part ce petit détail qui assombrissait très légèrement sa relation, le sorcier était heureux d'aller pique-niquer avec sa chérie. Il était un peu déçu que Ron et lui se soient perdus de vue, mais ça encore, c'était les aléas de la guerre. Pour le moment en tout cas, sans qu'ils en soient à se détester, les deux garçons ne se parlaient plus vraiment. Ils avaient passé tellement d'heures à comploter contre Voldemort que cela faisait un grand vide dans leur conversation de ne plus avoir à préparer le prochain affrontement.

Enfin Harry n'en savait trop rien et préférait ne pas s'attarder sur la chose. Il préféra accélérer un peu le pas, panier au bras pour ne pas arriver en retard au rendez-vous. Le temps était plutôt agréable en cette fin de saison chaude mais le lac restait vide. Les élèves préparaient sans doute les cours, ou Hermione et lui avaient simplement choisi une heure creuse, tant mieux d'ailleurs ! Le brun prit place dans l'herbe, regardant le vieux chat de son amie se poster un peu plus loin. L'animal et lui se réapprivoisaient doucement, Harry tâchant de l'habituer à son nouveau statut avec le moins d'anicroches possible, heureusement sa patience avait payé car bien que méfiant Pattenrond, le vieux chat semblait plutôt content de le voir maintenant.

Le Survivant sortit la nappe, à carreaux rouges et blancs bien sûr, une institution pour les piques-niques et attendit la jeune fille. Il leva les yeux au ciel, obserant les nuages inexistants et les oiseaux bien présents quant à eux. D'une main le brun recala bien ses mèches de cheveux qui avaient poussé à une vitesse tout bonnement incroyable cet été, chatouillant désormais ses épaules pour les plus longues. Le côté Animagus sans doute. Lequel l'avait encore faire perdre un ou deux kilos d'ailleurs, faute au rituel extrêmement dur, sans oublier ses dents imperceptiblement plus blanches et plus solides, ses ongles qui poussaient aussi à la vitesse de l'éclair et cette grâce à peine visible, animale, présente dans ses gestes. Moins reluisant, son oeil droit continuait de lui faire des misères dans le plus grand des secrets après que l'Avada Kedavra l'ait déréglé à cause du choc et de l'éblouissement. Harry commençait bien l'année avec toutes ces cachotteries mais sans pouvoir s'empêcher de ressentir de la honte à l'égard d'Hermione il ne savait pas comment le lui dire. Elle si formelle sur le règlement bien que la guerre l'ait un peu changé à cet égard. Le jeune homme ne voulait pas la perdre à cause de tout ça, ni être recalé pour ses études d'Auror. Comme quoi, l'absence de Voldemort avait crée un vide, mais ce dernier serait vite remplacé par de nouvelles péripéthies apparemment.

Harry tourna la tête vers l'endroit où apparut soudainement la silhouette d'Hermione, encore surpris de l'avoir repéré à l'odeur avant même de l'apercevoir. Elle était toutefois assez proche pour qu'il la salut car son flair était nettement moins aiguisé sous forme humaine. Encore dérouté, le brun tâcha de cacher son sentiment pour la saluer, se relevant et plaquant un petit baiser chaste sur ses lèvres. Le contact était toujours bref, sans véritable saveur au goût du Survivant qui se disait que l'Amour c'était ça, plus psychologique que physique dont pourtant beaucoup faisaient toute une montagne. Mais bon il était amoureux, parce que oui Hermione était une superbe femme, il le reconnaissait non sans soulagement -celui d'être capable de la voir comme belle.- et qu'il mourrait en son nom.

-Salut, ça va ? Chouette ton idée de prendre un pique-nique ici. En plus il n'y a personne, enfin mis à part Pattenrond. Même au bout de toutes ces années je me demande comment il fait pour être courant de tout avant l'heure.

Harry aurait bien ajouté en riant "c'est peut-être un Animagus" mais il se retint. D'une part, cela lui rappelait Croûtard le rat de Ron qui était en fait Pettigrow, et que d'un autre côté, avec son amie si perspicace, mieux valait éviter de lui tendre des perches concernant sa situation. Quoiqu'il en soit, l'étudiant se maudit parce que son entrée en matière restait plus que légère, malheureusement il n'avait jamais été très loquace et n'était donc pas doué pour lancer des conversations par essence. En revanche il était vraiment content voir soulagé de ne plus être seul. Le loup en lui avait au moins pour mérite de l'avoir socialisé d'avantage. Bien qu'il soit encore plus méfiant envers les inconnus qu'avant, le brun avait besoin de se réunir avec sa "meute" -formée de ses proches- pour se sentir bien. Quelque part c'était une bonne chose car auparavant, il n'aurait pas réellement apprécié l'idée d'un pique-nique entre amoureux. Enfin sa tolérance plus grande pouvait également avoir une autre explication qui lui plaisait: c'est parce qu'il était amoureux bien entendu, vive les concessions !

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MessageSujet: Re: Réminescence et renaissance [PV Her'Mignonne] Jeu 12 Juin - 1:23

Envoûtée par une douce mélodie qui s’échappait de mon réveil radio, je tendais ma main vers le plafond avant de la refermer sur le néant. Un léger soupir s’échappa de ma bouche, tandis qu’une légère étreinte me serra au niveau du cou. Avalant de travers, je toussais à quelque reprise pour dégager mes voies respiratoires avant de m’installer sur le côté. Les gens changent, et cela va pour tout le monde. Mes yeux fixèrent longtemps sa cicatrice en forme d’éclair. J’avais presque envie de la toucher, mais un léger grognement de sa part me ravisa et je décidais de remettre mes deux pieds sur le sol pour me lever. Un coup d’œil par la fenêtre suffit à me rappeler l’endroit où je me trouvais : Poudlard, toujours et encore.
L’air attendri, mon regard se posa sur le survivant, ou mon survivant si je devais en croire la récente tournure des évènements. L’attendrissement se transforma en légère culpabilité que je chassais presque instantanément de mon esprit dans un large geste du bras, tellement de chose s’étaient passé en seulement deux ans, et mes années à Poudlard à représenter fièrement la maison de Gryffondor me semblaient bien loin. Pourtant j’étais bien là, enfin presque. Dans un domaine rattaché au château, appeler le Sanctuaire de Merlin, je faisais mes premiers pas en tant qu’étudiante. Ce domaine représentait à lui seul le triomphe des aurors sur les mangemorts, et la réussite du Ministère de la magie qui avait été reprit par Kingsley pour reconstruire le pays. Je ne pouvais m’empêcher de trouver cette situation cocasse : en réalité après la fameuse année je n’avais jamais songé à me réadapter à la vie civile. Les saisons défilaient comme les pages d’un livre ensorcelé. L’été que j’avais tenu à passer loin de tout ce qui pouvait me rattacher au monde magique c’était rapidement transformer en automne puis en hiver, pour finalement m’emmener jusqu’à un printemps où je parcourais encore les avenues de la city londonienne en mangeant des fish and chips, et en flânant à l’intérieur des nombreux musées et autres lieux historiques qui parsemaient la capitale.
Pendant tout ce temps, j’avais ignoré les nombreux hiboux qui tentaient encore et inlassablement de me joindre. Je ne voulais plus rien avoir affaire avec eux, plus jamais, et parmi tous ces volatile je ne pouvais m’empêcher de trouver coq le plus agaçant. Le hibou de Ron venait m’harceler au moins une fois par jour, tenant accroché au bout de sa patte au moins une ou deux missives me suppliant à chaque fois les mêmes choses. Seulement je ne pouvais pas, je ne pouvais plus revenir à ce que j’avais été avant, et ça je savais que mon ancien petit-ami roux n’avait pas la maturité de le comprendre. Pour lui l’héritier de Salazar Serpentard avait été vaincu au moment ou l’éclair vert et rouge s’était percuter pour rebondir sur le seigneur des ténèbres. La guerre était fini, nous étions vainqueurs et libre de mener la vie que nous souhaitions : et la vie que je souhaitais moi ne semblait pas s’accorder avec ses plans et mes envies de reprendre momentanément une vie plus proche des « moldus ».
Bien entendu je ne répondais jamais à ses lettres. Pourquoi faire de toute façon ? Au moindre instant de faiblesse de ma part, au moindre signe de vie que j’aurais pu donner je savais que j’aurais reçu son équivalent au centuple, et je n’avais pas assez de miamhiboux pour nourrir toute une colonie de ces volatiles. Je n’étais pas la seule d’ailleurs à trouver cet envahissement particulièrement pénible. Pattenrond, d’ordinaire paisible ne cessait de monter la garde à la fenêtre du petit appartement que je m’étais alors louée.
« Le vent se lève… Il faut tenter de vivre. ». Un léger sursaut de la part de mon compagnon m’arracha de mes pensées nostalgiques. Tout cela appartenait au passé désormais et y repenser ne résoudrai rien. De ma fenêtre, je pouvais voir un petit attroupement de Poufsouffle qui semblait vouloir profiter de l’air pur du parc de bon matin avant de se retrouver dans la tiédeur moite des salles de classe à l’intérieur du château.  
Comme tous les matins je me dirigeais vers la salle de bain afin de prendre une douche pour éveiller mes sens. Les gouttes d’eaux ruisselaient sur mon corps et comme à chaque fois que je me trouvais dans cette situation je ne pouvais m’empêcher d’observer à la recherche d’une quelconque cicatrice quelque part. Il n’y avait rien de visible, mais le traumatisme lui était réel. Le traitement que m’avait fait subir Lestrange continuait de me hanter jusqu’à maintenant, et c’était presque paniquée et haletante que je reprenais mon souffle face au miroir alors que l’eau continuait de couler sous la douche. Je ne pouvais m’empêcher de trouver mes pupilles changé. Avant de couleur noisette ils s’étaient assombri jusqu’à devenir d’un noir prenant. Mes cheveux eux étaient restaient les mêmes, plus lisses peut-être parce que je prenais le temps de m’en occuper. Envahie par des sentiments contradictoires, je m’écroulais un instant contre le mur en laissant échapper un long sanglot muet. Personne ne devait savoir, pas même lui, et un nouvel élan de culpabilité me serra le cœur.
Finalement je me reprenais. Me redressant pour fermer le robinet de la douche, j’attrapais au passage une serviette de couleur ivoire que j’enroulais autour de ma taille. Lorsque je sortais enfin, celui que l’on appelait encore le survivant s’était réveillé. Je lui fis un léger signe de la main avant de m’éclipser, pudique, pour enfiler rapidement un t-shirt gris et une jupe mauve qui traînait dans le coin. Rouge comme une pivoine, je n’étais décidément pas prête à le laisser me voir dans mon plus simple appareil.
La matinée c’était déroulé sans encombre. J’avais proposé à mon compagnon de me rejoindre pour un pique-nique dans le parc, au bord du lac, après les cours pour ce midi. Je le faisais parce que je savais que ce genre d’initiative ne lui viendrait jamais à l’esprit par lui-même. C’était moi qui m’étais avouée à lui, et c’était encore moi qui devais prendre les rênes sur tout un tas d’autres histoires. Le système n’était pas parfait, mais jusqu’à présent il fonctionnait, et je n’avais aucune raison de m’en plaindre parce que j’avais beaucoup plus besoin de lui que lui de moi.
En rejoignant ma chambre avant de partir le rejoindre, je croisais avec étonnement un Serdaigle qui traînait son sac sur le sol avec les larmes à l’œil. Il semblait contrarié, et intriguée je ne pouvais pas m’empêcher. Sans chercher à comprendre, je me penchais vers lui afin de réajuster sa cravate bleu et bronze avec une tendresse qui me semblait anormale même pour moi.

« Qu’est ce qu’il t’arrive ? Tu es perdu ? » À sa taille il devait probablement être un premier année, et pour avoir fait face à un cerbère par accident dès ma première année je comprenais que les dédales du château pouvait être impressionnant lorsque l’on était nouveau.
« Je n’arrive pas à trouver l’énigme du professeur Grant pour ouvrir l’accès à la salle commune. » Il semblait réellement ennuyé par ce petit détail. Je me demandais pourquoi il ne demandait pas à un de ses camarades de lui donner la réponse qu’il attendait tant, mais je préférais ne pas l’accabler plus que cela. Le professeur Grant était le nouveau directeur de la maison des érudits, tandis que Mrs McFly s’occupait de Gryffondor, et Avalon des Serpentards. A cette liste se rajoutait Grahams pour Poufsouffle, et Jones était le doyen de l’université. Ensemble ils représentaient le conseil d’administration qui régissait sur l’enceinte. Encore un système qui sans être parfait semblait être en mesure de fonctionner suffisamment bien pour faire tourner l’établissement.
« Tu veux me donner l’énigme qui semble te poser tant de problème ? » Demandais-je aussi gentiment que possible tandis que les oreilles du petit garçon viraient au rose cochon. Un sourire pouvait se lire sur mon visage tandis que je remettais son sac correctement sur ses épaules.
« On le perçoit mais on ne peut l’atteindre. » Murmura-t-il dans mon oreille comme s’il s’agissait d’un secret. Ce qui était probablement le cas, mais je n’avais aucun intérêt à me glisser dans le dortoir des serdaigles. Machinalement je trouvais une patacitrouille dans mon sac que je fourrais dans le creux de sa main avant de lui répondre.
« L’horizon ! File petit homme. » Virant à l’écarlate, le petit s’élança en courant avant de se retourner une dernière fois vers moi.
« Merci ! » S’écria-t-il avant de reprendre sa course, je ressentais une légère satisfaction avant de reprendre à mon tour mon chemin qui devait me mener vers ma chambre.

Enfin arriver, je choisissais parmi une multitude de robe celle que j’allais porter. Après avoir éliminé une robe carmin que je jugeais trop provocante, une autre émeraude qui ne reflétait pas mes couleurs habituelle pour finalement opter sur une robe jaune avec une dentelle blanche. Alors que je prenais une boîte qui contenait mon repas, je remarquais la présence d’un nouvel hibou qui venait de se percher au niveau de la fenêtre que j’avais entrouverte en rentrant afin d’aérer la pièce. Je chassais le volatile en maudissant tous les hiboux de la planète, avant de revenir à ma cuisine. Mécaniquement je rangeais les friandises à une hauteur qui suffirait à décourager le félin orange étrangement gourmand qu’était Pattenrond. Prenant les paquets de chocogrenouille, fondant du chaudron et Fizwizbiz dont j’avais fait le plein lors de ma dernière visite à Pré-au-Lard.

Je n’étais pas en retard encore, mais pas non plus en avance, alors je fis la seule chose que j’étais en mesure de faire : j’accélérais le mouvement. Ma boîte, qui était essentiellement un bento, faisait partie de ces choses que j’avais pris l’habitude de faire lors de mon séjour au Japon les grandes vacances dernière. Je me souviens de la fascination que j’avais eue pour la culture moderne japonaise, et j’avais été surprise d’apprendre que Pikachu était la mascotte de l’équipe de foot et que la rivalité entre Sonic et Mario était bien réelle. Mes maigres connaissances dans les bandes dessiné tel que Tintin m’avait semblé après avoir pénétrée dans Akihabara. J’en avais profité pour apprendre à cuisiner sur l’archipel, et le nombre de mollusque et autre crabes et poissons en tout genre tel que les saumons dont l’odeur m’avait vaguement rappelé mon traumatisme lié à l’huile de foie de morue m’avait rapidement écœuré. Heureusement qu’il n’y avait pas que ça ! Mon Bento lui ressemblait plus à quelque chose d’occidental mis dans une boîte, avec du riz, du céleri, des tomates cerises et quelques tranches de jambon cuit à l’intérieur. C’était la présentation et elle seule qui me rendait fière de ce que j’avais préparé et rien d’autre.

Lorsque finalement j’arrivais vers le lac, je sautillais guillerette en voyant la nappe à carreaux rouge et blanche qu’avait préparé mon amoureux en m’attendant et je laissais échapper un léger éclat de rire silencieux en voyant que Pattenrond lui aussi s’était invité à notre rendez-vous. Il semblait surprit de me remarquer alors qu’il tournait la tête vers moi. Un détail qui ne m’échappa pas, tandis qu’il se relevait pour me saluer. Je fronçais légèrement les sourcils, mais mes doutes s’estompèrent au bref contact de ses lèvres sur les miennes qui me firent rapidement penser à autre chose.

« Salut, ça va ? Chouette ton idée de prendre un pique-nique ici. En plus il n'y a personne, enfin mis à part Pattenrond. Même au bout de toutes ces années je me demande comment il fait pour être courant de tout avant l'heure. »
« Tes dents sont très blanches »  Ne pus-je m’empêcher de remarquer en rappelant mes origines en tant que fille de dentiste. « C’est important ! » Repris-je en me sentant malgré tout légèrement ridicule en étant en mesure de remarquer ce genre de détail. Mes yeux se posèrent à nouveau sur les éternels cheveux en bataille du survivant. Impossible à coiffer, ils représentaient un véritable défi à la gravité qui aurait dû naturellement les attiré vers le bas. Mais cela faisait partie de ces détails insignifiants qui le distinguaient lui des autres, sans penser à sa maudite cicatrice qui m’avait causé tant de soucis par le passé.
« La matinée était tranquille, » répondis-je en déballant mon bento et en sortant deux baguettes qui allaient remplacer la traditionnelle fourchette. «  J’ai aidé un petit serdaigle à rentrer dans sa salle commune. » Ajoutais-je en me rappelant de l’incident qui s’était produit plus tôt. «  Je lui ai aussi donné un patacitrouille, mais toi ? » Je m’arrêtais pour poser mes yeux dans son regard émeraude et là aussi j’avais l’impression qu’un détail clochait mais je préférais ne pas relever. « Comment c’est passé la journée du survivant ? Je veux tout savoir ! » Je me penchais en avant pour me trouver à la hauteur du lobe de son oreille. J’aurais probablement pus la mordiller parce que nous étions seul, mais cela aurait semblé si décalé que je préférais m’abstenir plutôt je prenais une voix suave pour murmurer :
«  Vraiment tout. »Je plaquais mes lèvres dans le creux de son cou pour y déposer un léger baiser avant de reprendre ma position initiale toute souriante, je révélais la nature de mon plat avant de le déposer sur la nappe à carreaux.
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MessageSujet: Re: Réminescence et renaissance [PV Her'Mignonne] Jeu 12 Juin - 2:51

La remarque d'Hermione fit lever un sourcil à Harry. D'un côté il prenait cela très au sérieux car la blancheur ainsi que la force de ses dents étaient un symptôme de son statut d'Animagus, mais de l'autre il ne pouvait s'empêcher d'être surpris que sa petite-amie ait remarqué ce détail. Avant de se souvenir qu'elle était dentiste, et surtout que ça n'était pas dans son caractère d'avoir des propos si frivoles. Etrange, elle avait tellement changé, mais pas en mal; désormais plus détendue, sûre d'elle et séductrice. Enfin c'était ce que le sorcier avait noté en l'observant discrètement choisir ses robes le matin-pour le reste du processus il tournait la tête évidemmentè, avec bien plus de soin qu'elle ne peignait sa tignasse en première année, au point que lui et Ron ne la considèrent pas vraiment comme une fille mais comme Hermione, c'est tout. Personnellement lui n'avait pas beaucoup évolué en ce sens, s'habillant proprement avec un minimum de tenue désormais qu'il était étudiant, mais sans chercher la séduction. Ca n'était et ne serait jamais son domaine visiblement bien qu'il sache apprécier les soirées où ils se serraient l'un contre l'autre en pyjama, le temps de laisser passer l'orage. Harry n'était pas un grand philosophe, encore moins poète mais il aimait cette idée de mauvais temps qui ne pouvait pas les atteindre, profitant pleinement d'un confort qui leur avait fait défaut pendant leur échappée belle en septième année dehors. Après avoir séjourné auprès de loups sauvages une bonne partie de l'été, le brun savait reconnaître la douceur d'un lit et la présence d'une amie doublement. Enfin d'une amie, un peu plus se rappelait-il à chaque fois qu'Hermione agissait en tant que telle, l'embrassant présentement dans le cou, ce qui le chatouilla un peu et le fit se rétracter en souriant. Sourire qui s'affadit légèrement, le faisant grogner à l'appelation utilisée par la brune.

-Ne m'appelle pas comme ça.


Fit-il avant de se forcer à recouvrer une attitude plus ouverte. Harry s'était promis de faire des efforts car on était parvenu à lui faire peur. Ronchon comme ça, il allait vite devenir semblable à ce bon vieux Severus Rogue qui, certes, au final s'était révélé comme étant un héros mais n'en était pas moins resté aigri toute sa vie. De plus il faisait beau, le soleil brillait, Hermione semblait de très bonne humeur et elle était vraiment très jolie dans cette robe jaune à dentelle blanche. Très féminine, ce qui ne manquait jamais de surprendre le sorcier qui se sentait content et flatté qu'elle fasse ces efforts en partie pour lui, quand bien même la flatterie ne lui plaisait guère d'habitude. Probablement parce qu'il était amoureux...

-Et bien

Commença-t-il un peu gêné, cherchant à mettre quelque chose de romantique dans ses déclarations, on lui avait parfois fait ce reproche d'être trop terre à terre mais c'était faux. Harry était un rêveur, il voyait grand, comme devenir Animagus pour suivre les pas de son père, mais disons que ses songes étaient plutôt dans le domaine du réel, pour avoir un intérêt ils devaient pouvoir s'accomplir à force de travail et de volonté. Tout ce qui était abstrait échappait au brun qui se demandait bien comment rendre intéressante une conversation sur sa journée, plus banale que jamais... Ce qui au fond constituait en fait 24H exceptionnelles à marquer d'une pierre blanche quand on s'appelait Harry Potter. Choisissant l'humour, le Survivant répondit finalement d'un ton léger. C'était un fait, il avait un humour assez noir mais son vécu particulièrement tragique ne lui laissait pas prendre de recul sur cela, peu de choses pouvaient encore le choquer.

-Pas de Mage Noir à croquer au petit déjeuner, un journal qui ne me traite pas d'ennemi numéro 1 de la nation, j'ai pu achever mes tartines sans échapper à la mort une énième fois... Et à défaut d'aider un Serdaigle à comprendre son énigme, je suis passer au bureau des étudiants prendre mes horaires et j'ai feuilleté un peu les bouquins.

Plus studieux qu'avant, Harry se rendait compte de sa chance, pouvoir continuer les études était pour lui un soulagement car il ne se voyait absolument pas revenir de cavale et se lancer dans la vie active avec des impôts à payer. Revenir à Poudlard était inespéré, un véritable bonheur quoique tinté d'amertume quand on se souvenait de tous les morts. Cependant Harry demanda mentalement pardon à ces derniers car il n'avait pas envie de penser plus à eux pour l'instant.

-Rien de passionnant à vrai dire-Acheva l'Animagus en faisant glisser sa petite-amie à ses côtés, laissant la robe filer entre ses doigts avant de lui rendre sagement sa silhouette.- J'avais amené de la nourriture pour toi aussi, tu n'aurais pas dû.

Fit-il avec un petit sourire en constatant qu'Hermione s'était apparemment méfiée de lui jusqu'au bout. Il faut dire que lui et romantisme, on pouvait s'attendre à tout de sa part sauf de songer à un petit geste subtil. Heureusement son bon sens et sa générosité le rattrapaient souvent, pour lui, préparer à manger pour sa chérie tombait sous le sens, comme il l'aurait fait avec une amie.

-C'est curieux, j'ai eu très peu de nouvelles de Ron.

Admit-il, étonné et inquiet, retrouvant ce ton de confidence qu'il avait presque toujours eu avec Hermione et le rouquin lorsqu'ils essayaient de deviner ce qui se tramait dans la tête de Voldemort. En fait, quelque chose semblait les destiner à s'inquiéter éternellement pour une raison ou une autre, sauf qu'Hermione elle ne paraissait pas vraiment s'en faire à propos de leur ami commun. Etait-ce lui qui avait fait quelque chose de mal ? A bien y réfléchir, le sorcier se souvenait que la cassure avait plus ou moins eu lieu quand il avait commencé à sortir avec Hermione. Dans un effort de psychologie intense, le brun en déduit que son ami éprouvait peut-être lui aussi quelque chose pour la brune.

-Mais apparemment il va bien, il ne savait pas trop dans quoi il allait s'inscrire, ni s'il va le faire à mon avis.


Ajouta-t-il, un peu gêné de parler de ça, mais après tout Ron était leur véritable ami et Hermione aussi était la sienne. Même si elle sortait avec lui, la frontière demeurait mince et Harry n'avait pas l'impression que cela change beaucoup par rapport à avant, en tout cas ce constat le rassurait. Il se sentait déjà assez opressé par l'idée d'être ennuyeux à mourir. Tandis que d'autres étudiants savaient parfaitement jouer de leur charme juvénile et fougueux, lui par certains côtés avait l'air d'un vieillard blasé de la vie qui en a trop vu. Il essayait vraiment d'y remédier mais c'était difficile, il ne savait pas comment faire, comment avoir une conversation banale qui puisse être intéressante... En même temps le sorcier se sentait logiquement désoeuvré après avoir consacré sa vie à vaincre un Mage Noir qui n'était plus là, créant un soulagement aussi béant que le vide creusé juste à côté.

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MessageSujet: Re: Réminescence et renaissance [PV Her'Mignonne] Mar 17 Juin - 4:06

Avant Harry, je n’avais jamais eu de relation stable et clairement posée. Bien sûr, j’avais eu des moments avec d’autres garçons, mais jamais je n’avais ressenti quoi que ce soit de similaire. Dans l’ordre général je maintenais mes relations secrètes, j’estimais qu’elles ne regardaient que moi et jamais je n’en faisais l’étalage publiquement. Avec lui c’était différent. J’avais besoin de lui plus que de n’importe qui d’autres sur cette planète, et cette simple constatation me plaçait en situation de vulnérabilité. Était-ce de l’amour ? Je le pensais. J’avais assez de fois mis ma vie entre ses mains pour lui accorder ma confiance la plus totale, et j’avais assez de fois sauver la sienne pour imaginer que cette sensation qui me parcourait l’échine à ses côtés était de l’amour. Est-ce que je m’attendais à quelque chose de plus ? Peut-être… Inconsciemment, mais pour le moment cela me suffisait. Le simple fait de voir mon propre reflet se refléter dans l’émeraude de ses yeux me comblait largement. Ce que je recherchais, au-delà de la simple affection, je l’ignorais complètement. Tout ce que j’étais en mesure d’analyser c’était que mon comportement était beaucoup moins erratique depuis que j’étais avec lui et qu’il était avec moi.

Le cerveau humain fonctionne de façon curieuse. On peut penser que certaines valeurs sont innées, mais avec moi cela n’était pas vraiment le cas. Il avait fallu que j’apprenne les codes, et les valeurs de la société. Que je les apprenne, et que je les comprenne jusqu’à les avoir complètement assimilé à mon éthique de vie. C’était pour cela que je me montrais d’ordinaire si à cheval vis-à-vis du règlement, parce que si je ne respectais pas ça qu’est-ce qu’il me restait à respecter ? Observer Harry depuis ma première année m’avait beaucoup aidé à cet égard. Je ne savais pas pourquoi, mais là où j’avais encore du mal à trouver la logique il semblait toujours trouver la chose correcte à faire à défaut de la bonne. Il arrivait à apercevoir cette frontière qui lui permettait d’enfreindre les règles lorsque cela était nécessaire, et aussi intelligente que je puisse paraître j’en étais tout bonnement incapable.

Sociopathe en puissance, et ce dès ma plus tendre enfance, je me contentais d’observer et de mimiquer à la lettre ce que l’on attendait de moi. Dans cet exercice j’étais la meilleure, et j’avais toujours su montrer un profil positif de ma personne alors que l’intérieur était beaucoup plus sombre. Heureusement pour moi et mon entourage, c’était toujours mon esprit rationnel qui l’emportait sur les nombreux désirs peu avouable qui me rongeaient les entrailles. Et en cet instant précis, j’avais une folle envie de me blottir entre les bras de mon compagnon, mais c’était hors de question. Si j’avais appris une chose en sortant avec lui c’était que les plus longs cols ne se franchissaient pas en une journée, et je savais très bien que la réaction qu’il aurait eu aurait été négative et je n’en avais pas besoin.
« Ne m’appelle pas comme ça. » S’il y avait bien un défaut qu’il aurait toujours c’était bien son tempérament. Si la place n’avait pas déjà été prise par un autre, je l’aurais bien affublé du surnom de schtroumpf grognons, parce qu’au final quand il n’était pas en train de courir vers une mort certaine c’était un peu ce qu’il faisait : se disputer avec Ron sur des détails insignifiants, se plaindre des larmes trop salés, ou me regarder avec ses yeux inquisiteurs lorsque je lui avais brisés sa baguette magique tout en lui sauvant la vie. Je savais qu’il ne m’avait pas fait de reproche ce jour-là, parce que je lui avais bel et bien sauvé la vie, mais tant il aurait pu il m’en aurait probablement fait le reproche. Comme cette fois-là ou après avoir porté un horcruxe pendant trop longtemps il s’était mis à me reprocher le fait que je ne faisais pas assez. Ce n’était pas lui qui avait soigneusement préparé ses affaires quelques jours en avance en prévoyant l’attaque, ni lui qui avait subtilement apprit, et en un temps éclair, apprit les différents sortilèges de protections nécessaire à notre escapade. La mine renfrogné, je lui tapais sévèrement le bout du nez.
« Très bien Harry James Potter, mais sache que ta mauvaise humeur n’entachera pas cette magnifique journée. » Répliquais-je en lui lâchant finalement un sourire radieux. Je me détachais aussitôt de lui, mais son œil continuait de me perturber alors que je le laisser s’échapper une nouvelle fois sans aucune explication pour atténuer mon inquiétude. S’il y avait bien un point qui ne me faisait pas douter sur la nature de mes sentiments, c’était le fait que plus que quiconque sur cette planète, il n’y avait personne pour qui je m’inquiétais autant. A chaque fois je vivais dans la perpétuelle crainte que quelque chose de grave lui soit à nouveau arriver : comme si sa cicatrice ne lui suffisait pas. J’avais l’impression que ce dernier était un aimant à ennui, et dès qu’un complot devait se tramer quelque part dans le monde, il lui était presque toujours totalement destiné. Même dans les moments les plus difficiles, je ne l’avais jamais abandonné, et j’avais toujours fais de mon mieux dans la mesure de mes capacités à le maintenir en vie, quel que soit l’adversaire qu’il devait affronter.
« Et bien… » Mon regard était suspendu sur ses lèvres alors qu’il semblait réfléchir à la manière la plus éloquente de me narrer les exploits de sa journée. C’était une de ses caractéristiques à lui, que de toujours faire trop d’effort pour quelque chose qui aurait semblait naturel pour qui que ce soit d’autre. Ron par exemple aurait probablement déjà bombé le torse, et aurait déjà assené son auditoire des détails croustillants d’une histoire peu passionnante. Harry lui aimait s’empêtrer dans la mêlasse, cherchant desespérement une notion qu’il ignorait littéralement, mais ses efforts avaient au moins le mérite de me faire sourire.
« Pas de Mage Noir à croquer au petit déjeuner, un journal qui ne me traite pas d'ennemi numéro 1 de la nation, j'ai pu achever mes tartines sans échapper à la mort une énième fois... Et à défaut d'aider un Serdaigle à comprendre son énigme, je suis passer au bureau des étudiants prendre mes horaires et j'ai feuilleté un peu les bouquins. » Une nouvelle fois je révélais mes dents blanche à l’élu, si on pouvait encore l’appeler. Certes j’étais heureuse qu’il n’y ait pas de nouveau mage noir à l’horizon, même si je devais admettre que parfois l’adrénaline que générait une menace imminente me manquait, et j’étais aussi satisfaite qu’il n’y ait pas de nouvelle vague médiatique ayant pour unique but que de discréditer mon petit copain aux yeux du monde, mais ce qui me fascinait encore plus c’était le fait qu’il ait été en mesure, de son chef, d’ouvrir un bouquin et d’en parcourir les vieilles pages poussiéreuse.

Je m’étais toujours demandée si retourner à Poudlard était une chose qu’il avait réellement souhaiter ou si, à court d’options, il ait opté pour des études à l’université par défaut. Il fallait dire que ni pour lui, ni pour Ron, ni pour moi, la décision était facile. Nous avions tellement perdue à l’issue de cette guerre que j’avais encore du mal à ne pas envisager ma vie en renégat. Mais le simple fait de voir qu’Harry prenait ses études avec sérieux suffisait à me faire déborder d’une joie sans fin, et me laissait aussi le loisir de réfléchir à mes propres motivations.

Si mon dossier indiquait le contraire, je n’avais rien de l’élève modèle que je laissais transparaître. En fait, j’avais l’impression d’être l’inverse et ce très honnêtement. Dès ma première année, après avoir couvert deux jeunes délinquants aux prises d’un troll, j’avais mis le feu aux habits d’un professeur de Poudlard. Mes méfaits ne s’arrêtaient pas là puisque j’avais fait par à de nombreuses activités à la légalité douteuse comme la confection d’une potion de niveau avancée sans l’assistance d’un professeur, ou encore j’avais maintenu en captivité, et ce sans autre jugements que le miens, une sorcière dans une jarre étanche pendant près d’un an avant même d’atteindre ma majorité. C’était sans compté mon année en tant qu’hors la loi pendant laquelle j’avais tour à tour, infiltré le ministère et aider à dévaliser gringotts après avoir usurpé l’identité d’une autre : rien que ça me diriez-vous. Alors certes, la fin justifiait les moyens, mais moralement et outre le fait que j’ai été par le passé une élève brillante, pouvais-je réellement jouir d’une vie normale sans avoir eu à écoper une quelconque forme d’amende pour punir mon insubordination ?

J’avais longtemps parlé avec Kingsley de ce sujet avant de me replier pendant quelque temps dans le monde moldu, ce dernier m’avait prié de quitter son bureau de « Ministre de la Magie » par intérim en prétendant que je faisais des enfantillages. Seulement les règles moi je n’avais que ça pour me guider, et la question continuait à me trotter dans la tête alors que je me remettais à fréquenter les bancs de l’école. Mon regard s’était quelque peu assombrit, mais préférant ne pas inquiéter Harry plus que ça je reprenais aussitôt une mine beaucoup plus enjouée en attendant la conclusion de ce qui lui restait à me dire.
« Rien de passionnant à vrai dire… » Acheva-t-il en me laissant glisser à ses côtés. Il était clair que même s’il apparaissait plus fin, sa musculature était nettement plus développé qu’auparavant. Il y avait des choses qu’il ne me disait pas mais en même temps je ne pouvais pas non plus prétendre être un modèle de ce côté-là. « J’avais emmené de la nourriture pour toi aussi, tu n’aurais pas dû. »

En entendant cela je ne pus m’empêcher de laisser échapper un éclat de rire cristallin. Je m’étais tellement habitué à devoir m’occuper de presque tout pendant notre adolescence que j’avais oublié à quel point Harry pouvait se montrer prévoyant. L’effort dont il avait fait preuve en ramenant la nappe à carreaux ne s’était pas limité à cela. M’installant en tailleur face à lui, je ne pouvais m’empêcher de retrouver en lui toutes ces choses qui m’avaient attirés chez lui.
« Pardon, j’avais oubliée à quel point tu étais incroyable. Je n’oublierai plus c’est promis. » Sur ce je me penchais pour lui déposer à nouveau un léger baiser sur ses lèvres parce que c’était ce genre de chose que l’on faisait pour montrer sa gratitude à son amant.
« C’est curieux, j’ai eu très peu de nouvelle de Ron. » A l’évocation du rouquin junior de chez les Weasley, mon regard s’alarma quelque peu . Disons que Ron était la personne qui comptait le plus à mes yeux après Harry, mais qu’il y avait de ces choses que je ne pouvais tout simplement plus faire si je voulais garder un peu de bon sens. Répondre à ses lettres, essayer de garder contact avec lui faisait partie de ses choses. Si j’étais complètement honnête il était celui qui avait perdu le plus dans cet affaire, et les enchaînements d’évènements avaient été tels que je ne pouvais plus consciemment le regarder dans les yeux sans ressentir un élan de culpabilité à son égard. Cela en était devenu insoutenable, à un tel point que je n’arrivais pas à l’avouer à qui que ce soit. Je préférais encore feindre l’étonnement en répondant à mon petit-ami le plus sobrement possible.
« Vraiment ? C’est curieux.» Demandais-je sans réelle conviction. Le regard perdu sur mon plat, j’avais l’impression d’être particulièrement ridicule dans cette posture.
« Mais apparemment il va bien, il ne savait pas trop dans quoi il allait s’inscrire, ni s’il va le faire à mon avis. »
« S’il va bien, c’est ce qu’il y a de plus important. » J’étais sincère, jusqu’à un certain degré je ne voulais pas qu’il ne lui arrive quoi que ce soit de plus grave que ce qu’il avait déjà subi. Je prenais soin d’éviter le regard d’Harry le temps que Ron venait hanter mes pensées : qu’est ce qu’il lui avait prit que de s’être attaché à moi comme à un parachute en chute libre ?
« Tu devrais goûter ça ! » M’exclamais-je pour changer de conversation, parce que je ne tenais vraiment pas à parler de Ron là, maintenant, tout de suite ni probablement jamais. Je prenais mes deux baguettes et portait une boule de riz, assez maladroitement dans la bouche du survivant. « On pourra comparer comme ça. »
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MessageSujet: Re: Réminescence et renaissance [PV Her'Mignonne] Mer 9 Juil - 17:21

-Mais...

Harry voulu répondre qu'il n'était pas de mauvaise humeur, seulement il devinait d'avance son ton grognon, or le sorcier n'avait pas envie de donner raison à Hermione. D'accord, c'était un râleur né mais soyons honnête, sa petite amie l'avait bien cherché avec ce surnom débile qu'il n'avait que trop entendu. Enfin, heureusement la belle journée ne devait effectivement pas être gâchée par son humeur qu'il savait un peu chienne parfois. Sans compter que le jeune homme avait plus important à faire comme se préoccuper du peu de réactions d'Hermione en ce qui concernait Ron. N'osant pas avancer d'autres hypothèses puisque l'adolescente l'avait coupé, sous-entendant clairement que le sujet était clos, Harry se contenta de sourire avec légèreté lorsque la jeune fille souligna sa "perfection". Bien sûr c'était de la pure moquerie, mais pour ce qui était de l'auto-dérision, le Survivant n'étaut pas en reste, parfois même un peu trop cynique avec sa propre personne.

Acceptant de se détendre un peu, le brun poussa un léger soupir en regardant le paysage, son regard se perdit dans les hautes herbes sans qu'il cherche à dire quoique ce soit. Être Animagus rendait ce qui vous entourait particulièrement passionnant là où les autres s'ennuyaient peut-être. Les odeurs qui venaient chatouiller le nez du sorcier-bien que ses sens demeurent moins développés sous forme humaine- les mouvements dans les herbes ou les petits bruits de rongeurs qui gambadaient par là, titillant son instinct de prédateur. Bref, une belle journée pour lui, mais peut-être pas selon la définition de son amie qui bien sûr, ne voyait rien de tout ceci. Il décida donc d'en revenir à Hermione, histoire de continuer dans la série "efforts" lorsque cette dernière le surpris en amenant une boulette de riz juste sous son nez. Surpris à la sortie de sa contemplation, d'autant plus que loup à ses heures ou pas, il ne voyait presque plus de l'oeil droit, le jeune homme eut un petit mouvement de recul de la tête, Comme si le riz allait l'attaquer. D'autre part, n'étant pas un fervent lecteur ni un amateur de films, l'adolescent ignorait tout de cette pratique bizarre qui consistait à nourrir quelqu'un déjà capable de le faire lui-même. Il n'y avait pas vraiment de romantisme là-bas. Enfin pour ce qu'il en connaissait lui du romantisme.

-Je...

Le sorcier se retint de répliquer un "merci je peux manger comme un grand" bien senti, comprenant à la dernière seconde que cette action-qui en outre, n'éveillait rien de spécial en lui, sinon l'impression d'être entravé dans ses mouvements.- avait une vocation particulière, comme la séduction peut-être étant donné les chichis que faisaient Hermione. La jeune fille lui sembla encore plus belle ainsi, même s'il continuait de ressentir un agacement totalement contradictoire avec la situation. Harry n'éprouvait pas vraiment de désir pour sa petite amie, s'il appréciait particulièrement passer du temps avec elle, s'installer dans une routine rassurante, l'écouter parler ou juste la regarder, il n'aimait pas le contact physique. Bien sûr, le brun l'acceptait mieux aujourd'hui, d'ailleurs la né-moldue était une des rares à pouvoir le toucher réellement, mais ce genre de rapprochements ne lui provoquait que l'ennui ou l'incompréhension au mieux, l'irritement dans le pire des cas. Pourquoi toujours entraver l'autre de ses bras quand se regarder suffisait ? Le jeune sorcier était cependant assez intelligent pour comprendre que c'était lui qui faisait un blocage et que ses réactions étaient anormales, probablement à cause de son passé d'enfant maltraité puis d'enfant "guerrier" plus un petit autre chose impossible à identifier. Du coup il fit l'effort en souriant d'avaler la boulette de riz. A vrai dire la beckée maladroitement donnée fit une embardée, menaçant de choir, mais avec ses réflexes, le brun eut vite fait de l'attraper pendant une seconde de flottement pour la gober rapidement, ses mâchoires laissant entendre un claquement qui aurait fait mal à n'importe qui et peut-être, non sans doute, disproportionné par rapport à la situation ou la consistance de la nourriture. Depuis qu'il était loup, Harry rattrapait plus facilement ses bévues ou celles des autres, ce qui paradoxalement pouvait être un problème, surtout quand il en créait encore d'avantage à cause de sa vue abîmée; De plus, il avait aussi bien plus de force dans la mâchoire et perdait donc la notion de demi mesure, sans oublier le léger stress que lui causait cette situation de proximité.

-C'est très bon.


Avec un petit temps de retard, le sorcier trouva enfin quoi dire, ça n'était pas fameux mais au moins il n'avait pas critiqué. Mieux que ça, espérant suivre dans la lignée, le brun sortit un de ses sandwich et le tendit à Hermione, hésitant à le garder en main pour le lui présenter. Mouais, la scène n'avait rien de romantique, on aurait plutôt dit une parodie mais puisque c'était ce que l'adolescente voulait, il s'appliquait.- Pas de sa faute s'il n'était pas doué quand même.-

-J'espère que nos cursus différents pourront quand même nous permettre de nous voir. Mais au fait, pourquoi as-tu choisi ça ? Moi parce que je ne sais rien faire d'autre je suppose. C'est l'habitude, comme une suite logique.

Le manque d'action lui pèserait il le sentait, même si la noirceur qu'impliquait la vie d'un Auror le ferait encore souffrir, il le savait bien. Pourtant Harry craignait moins la douleur qu'il connaissait bien que l'ennui jusque là inexistant. De plus, être rentier malgré son énorme fortune ne le tentait pas, trop terre à terre, il ne saurait pas réellement quoi faire et avait besoin de se sentir utile. Malgré tout, il l'aimait son Angleterre bien loin d'en avoir fini avec ses tourments. Car après une guerre, une autre venait, il y en avait déjà eu deux de mondiales, rien n'empêcherait des mégalomanes de mettre le bazar et bien qu'en théorie, le Survivant n'ait pas envie d'être au centre d'une bataille -qui le souhaiterait de toutes façons ?- le jeune homme sentait qu'il devait continuer à protéger les autres, même si parfois ceux-ci n'étaient pas forcément reconnaissants de ses efforts. Le sorcier essayait de se rassurer en se disant qu'il ne serait plus la victime d'une prophétie, pas même le coeur de la guerre, ses enjeux seraient moins cruciaux, mais comme tout ado normal, les études puis le travail le stressaient un peu. Quant à Hermione, bie nqu'il soit fière qu'elle fasse cette filière destinée à aider autruis également, il se demandait pourquoi elle n'avait pas choisi Auror, elle qui était si douée. Avouons-le, Harry était nul pour analyser les gens y compris sa petite amie.

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MessageSujet: Re: Réminescence et renaissance [PV Her'Mignonne] Dim 21 Sep - 21:11

Ronald Bilius Weasley. Un nom familier qui me semblait tout droit sorti des méandres d’un passé pas si lointain particulièrement chaotique. Un sentiment de culpabilité m’envahit totalement et alors que je sentais le goût acide de la bile qui venait me racler le fond de la gorge je retenais une grimace qui aurait probablement trahit l’état d’esprit dans lequel je me trouvais. Le nom même du rouquin suffisait à me déranger, me sortir de cette zone de confort que j’avais finalement mit tant de temps à reconstruire. Il n’appartenait plus à mon monde, il n’était plus rien qu’un fantôme que je tentais d’oublier mais c’était sans compter le fait que je sortais avec son meilleur ami. Les choses avaient été si différentes par le passé… Que c’était-il passé ? Qu’est-ce qui c’était brisé entre nous qui nous disions tout pour en arriver là… Trois étrangers qui faisaient semblant de ne pas se connaître.

Malgré tout, il n’y avait personne d’autre que Ron ou Harry en qui je faisais réellement pleinement confiance. C’était en partie ça le problème. Non… le problème c’était ça. Pour une raison que j’ignore je ne pouvais tout simplement plus le supporter, alors je remerciais intérieurement mon compagnon de ne pas s’engouffrer dans la brèche qu’il venait d’ouvrir… Je n’aurais pas su quoi répondre. Je faisais tout pour ne pas grincer des dents alors que toute ma rancœur vis-à-vis du dernier membre de notre trio envahissait mon esprit tout entier. Ron appartenait à un dossier classifié. Mon dossier classifié, rangé dans ma boîte de pandore à l’intérieur de laquelle j’avais fourré toutes les choses peu avouables que j’avais pu faire jusqu’ici.

Une nouvelle fois mon regard s’accrocha aux pupilles émeraude de l’étudiant, puis à sa cicatrice sur son front. Après toutes ces années à cotoyer Harry je m’étais assez rapidement habituée à cette dernière, l’un des rares vestiges de la lutte que nous avions menés pendant toute notre adolescence. Je ne sais pas si c’était quelque chose de mal, mais même si par moment j’avais pu la craindre, j’avais fini par apprécier cet éclair particulier dessiner sur le front du survivant. Un sourire fin se dessina sur mon visage, alors que je tentais de nourrir mon petit-ami.

Harry et le romantisme font deux. En sortant avec lui je savais que je n’allais probablement pas être comblée sur ce point de vue la de notre relation. Je le savais, et par conséquent je n’avais pas vraiment le droit de m’en plaindre. En échange le garçon était plein de bonne volonté et une fois de temps en temps j’arrivais à le faire agir contre son gré. Sa tentative raté de vouloir me prouver que j’avais tort, son expression en voyant arriver la nourriture dans sa direction tout cela pourquoi ? Finir par me complimenter sur la qualité de la nourriture que je lui servais.

Je rosis quelque peu. Oh bien sûr il s’était contenté d’un « c’est très bon. » assez sobre mais venant de lui, même si cela pouvait être que de la simple politesse, cela devenait spécial. J’avais besoin de lui, de son avis pour ne pas être totalement perdue.

Il me tendit un sandwich… Ron m’avait quelque peu coupé l’appétit mais j’acceptais quand même la victuaille. Je le maudissais, lui et sa bonne idée de revenir dans les instants les plus romantiques que j’avais pu avoir jusqu’ici avec Harry, sans oublier de mordre dans l’entrepain pour la convenance.
« Maintenant je me demande pourquoi on m’a laissé préparer toute la nourriture lors de notre petite échappée. » Déclarais-je avec une malice non-feinte en me remémorant notre fuite après le mariage de Bill où j’avais une nouvelle fois anticipé les besoins de l’équipe face à une retraite forcée.
« J’espère que nos cursus différent pourront nous permettre de nous voir. » Du haut de la tête, j’acquiesçai. « Mais au fait, pourquoi as-tu choisis ça ? Moi je ne sais rien faire d’autre je suppose. C’est l’habitude, comme une suite logique. » Je haussais les épaules en étouffant un éclat de rire. Harry… Harry… Harry. Qu’allais-je pouvoir faire de ton cas ?

« Tu parles comme un vieux commissaire de série B. » Annonçais je triomphante. « Ce n’est pas moi qui ai choisi le métier, c’est le métier qui m’a choisi. » Ajoutais-je d’une voix rauque assez moqueuse. « Même si dans ton cas c’est compréhensible. » Finis-je par admettre après un court silence. Je renfrognais ma mine pour réfléchir à sa dernière question… Pourquoi une carrière ministérielle ? Dans le doute je dirais parce que je le pouvais, mais cela n’était pas la véritable raison qui m’avait poussé à ce choix. Non…

« Je ne pense pas pouvoir vraiment l’expliquer… je recherche probablement à gagner du temps avant de véritablement savoir ce que j’ai envie de faire. » Je m’étirais avant de me déplacer pour caler ma tête sur l’épaule de l’homme qui se tenait à mes côté. Tellement de choses avaient changé entre nous et parfois j’avais envie de reprendre là où tout avait commencé : Dans le Poudlard Express à la recherche du crapaud de Neuville.

« Tu te souviens de ce que je t’avais dit lors de notre première année à Poudlard alors que l’on devait passer l’énigme de Rogue pour atteindre le miroir de Rised ? Tu es un grand sorcier Harry… Depuis, beaucoup de choses ont changé mais ça je continuerai d’y croire jusqu’à la fin. » Je me laisser aller quelques instants avant de jeter un coup d’œil furtif à ma montre… Dix minutes, c’est tout ce qu’il me restait avant mon prochain cours au sanctuaire.

« Je dois aller en classe. » Légèrement dépité, je me redressais mollement. « On devrait essayer de passer à Pré-au-Lard un week-end prochain. » J’attrapais mon sac, le sandwich à peine entamé pour en croquer un nouveau morceau que j’avalais rapidement. « Je te vois ce soir. » A la va vite, je posais un baiser sur ses lèvres avant de me remettre en chemin vers le château des idées pleins la tête. Ron…
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