Partagez|

Le moine en fuite n'échappe pas à son monastère (pv)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage

Invité
Invité

MessageSujet: Le moine en fuite n'échappe pas à son monastère (pv) Ven 23 Mai - 22:47


Assise sur mon lit je contemplais mes bras nus, j'avais retroussées mes manches, les cicatrices n'étaient plus que de fines bandes blanches que je caressais en repensant à ma vie d'avant. Tout ça n'était plus qu'un souvenir désormais, nous avions quittés l'île, il ne devrait plus rien avoir qui pourrait me rappeler ces "choses" au Royaume-uni. Enfin, j’espérais... Je regardais autour de moi, tout semblait tout à fait normal : cinq lits autant d'armoires et de bureaux, pas une fenêtre. Cela me rassura : Tout devrait bien aller maintenant. Je redescendais mes manches et me décidais enfin à sortir du dortoir: je ne pouvais pas y passer la journée...

Dans la salle commune beaucoup de Pouffsoufle étaient affalés sur les fauteuils, parlant et riant, certain jouaient aux cartes, d'autres lisaient ou faisaient semblant de lire, et d'autre encore faisait basculer les plantes qui étaient accrochées aux murs avec leurs baguettes.

La répartition c'était bien passé en fin de compte. J'avais eu un peu peur en enfilant ce vieux chapeau brulé mais finalement ce n'avait pas été si terrible. Et Maman serait contente : Je n'avais pas atterrit à Serpentard. Même Pouffsoufle lui ferait plaisir.  Peut-être qu'avant la guerre elle aurait eut un peu honte, mais maintenant ce n'était plus ça qui lui importait. Et moi... Ben je m'en fichais, le seul point noir au tableau c'était que je ne connaissais absolument personne ici. Je regardais les autres élèves : à les voir parler et rigoler ensemble j'avais l'impression qu'ils se connaissaient depuis toujours. Et c'était tout à fait désagréable de se sentir à l'écart.

C'est pourquoi je m’échappais de la salle commune pour vagabonder dans les couloirs de Poudlard, un livre à la main. En réalité je n'avais aucune idée d'où j'allais ni même d'où j'avais envie d'être. Je laissais mes pieds m'entrainer au détours des couloirs, c'était plus simple que de parler avec d'autres élèves. J'avais un "peu" peur qu'on me rie au nez et qu'on ne m'adresse pas la parole. La vérité c'est que ces dernières années m'avaient rendues un peu sauvage. J'étais totalement terrifiée de me retrouver seule dans cette grande école : même si j'étais toujours entourée d'une foule je me sentais encore plus solitaire que sur l'île. Tout cela aurait été plus simple si Amelia était venue à Poudlard, mais apparemment elle n'avait jamais manifestée aucun don magique.

J'ouvrais au hasard une page de mon livre, c'était un ouvrage qui traitait du quidditch, et tombais sur une illustration d'un éclair de feu, annotée au dessous par Paul il y avait marqué que c'était le balai actuel de Harry Potter : ça me faisait une belle jambe! Je tournais une autre page du livre : l'histoire du quidditch. Déjà c'était plus intéressant. Je commençais ma lecture quand tout à coup un choc ! Quelque chose m'avait percuté . Je laissais tomber le livre par terre avant de le suivre, trop surprise pour éviter la chute.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Le moine en fuite n'échappe pas à son monastère (pv) Sam 24 Mai - 0:30

Le moine en fuite n'échappe pas à son monastère
Skye ∞ Eli
J’arrachais les pages du livre où j’avais sous la main parce que je ne savais pas vraiment quoi faire et que l’idée de faire un avion en papier et de voir jusqu’où il était capable de voler m’intriguais. Enfin non…en fait je m’en foutais et j’arrêtais de déchirer les pages et ça n’avait rien à voir avec le fait que le garçon à qui appartenait réellement le livre commençait à me crier dessus.  Bla,bla, bla, j’avais envie de lui faire un signe de canard avec la main pour le faire taire mais il m’avait déjà arraché des mains le bouquin pour me tourner le dos. Quoi ? Ouais on était en première année mais franchement, est-ce que c’était vraiment utile les pages sur… « Conseils pour réussir en potion »…ouais…bah…de toute façon c’est comme la cuisine ! Et si les elfes de maison peuvent le faire bah nous aussi. Pff… je regardais la page d’un regard de pigeon à moitié coupable mais un grand sourire me rattrapa et je récupérais la feuille arrachée pour en faire un avion.

Viiiiiiiiiouuuuu dans tes dents tête de pioche ! Je sautais sur le canapé d’en face pour me rapprocher le plus possible de mon avion de papier sans toucher le sol parce que c’était plus amusant d’imaginer que c’était un lac infesté de crocodiles, et puis, si on considérait que les crocodiles étaient verts, que les serpentard l’étaient aussi, et qu’ils habitaient dans les sous-sols, donc par terre, comme les crocodiles qui vivent sous l’eau, c’est logique non ? Si je touchais le sol, j’allais me faire dévorer par les serpentard ! Pourquoi c’était des serpents ? Les crocodiles c’était plus cool. Je savais qu’en Louisiane il y avait des chasses aux crocodiles…des chasses aux serpentard ! Attentions animaux dangereux, sortons le fusil ou la baguette magique. Ho ! J’avais envie d’un safari.

Alors je sautais du canapé au bonheur de ma voisine et sortais de la salle commune. Gryffondor. J’étais chez les lions et je portais mon uniforme avec fierté. Maman et Papa étaient désespérés. Ils voulaient que je sois un crocodile eux mais moi j’étais une sorte de coccinelle. Rien à voir. Je chantonnais tout en sautillant un peu partout dans les couloirs. Que faire, que faire ?. Il y avait tellement de choses à voir, à visiter, à découvrir, à partager… hey mais c’était quoi cette odeur ?.


Je m’approchais en silence près d’une porte entrouverte et découvrais à travers le trou de serrure, enfin j’imaginais que c’était le cas, une bande de croco qui mangeaient des trucs. Ils étaient trois ou quatre et d’après l’odeur j’aurais presque juré que ces sales bêtes avaient à leur disposition un ensemble succulent de cookies. Perlimpinpin ! Moi aussi j’en voulais ! Et j’en voulais maintenant, alors je me relevais et poussais la porte d’un claquement froid, sec et rapide et courait jusqu’à la table des élèves qui me regardaient bizarrement et je leur piquais leurs gâteaux avant de partir en courant, tout en espérant qu’ils n’arriveraient pas à me rattraper.


Je partais en courant dans le couloir, regardant derrière moi de temps en temps. J’avais vu les garçons sortir de leur classe et j’accélérais l’allure jusqu'à foncer droit dans une petite blonde. Nous nous retrouvions toutes les deux au sol et je riais. Enfin un peu d’exercices ! Je m’amusais comme une enfant à la fête foraine et je me relevais en moins de deux minutes tout en aidant la fille que j’avais renversée sans même lui laisser le temps de comprendre ce qui se passait. Je gardais sa main dans la mienne et la tirais à ma suite sans vraiment savoir où on irait, mais ce n’était pas important, tant que c’était loin d’eux.


Arrivée dans le hall je la relâchais et me pliais en deux pour reprendre mon souffle mais je ne quittais pas des yeux le couloir sur notre droite. Je m’approchais doucement de la poufsouffle et lui murmurais calmement :
« Faut être discrètes…ils ressentent la peur… » Je lui lançais un regard entendu et fixais l’horizon. «Prête ? »
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Le moine en fuite n'échappe pas à son monastère (pv) Sam 24 Mai - 1:29

Tomber sur le dos, n'était peut-être pas finalement une si bonne idée :  j’eus le souffle coupé sous l'impact. Et même pas le temps de le reprendre puisqu'un éclair rose venait de tomber à ma suite... sur moi. " Par Merlin mais c'est quoi le problème ?" Pensais-je énervée avant que la fille, parce que oui c'était une fille qui m'était tombé dessus, me tombe... ben dessus. Une fille aux cheveux roses !  Peut-être c'était elle versée de la poudre de perlimpinpin sur la tête pour en arriver là ? Peut être était-ce de naissance ? Mais bon en fait j'en avait un peu rien à faire du pourquoi du comment : tout ce qui m'importait c'était qu'elle venait de me tomber dessus et qu'elle rigolait au lieu de s'excuser ou juste de se relever. Parce qu'en fait j'étais en train d’étouffer, au sens strict du terme.

Mais bientôt elle se remit sur ses pieds, m'aida à me relever et... et ne me lâcha pas la main. Je la regardais étonnée : c'était quoi son problème à cette fille ? J'allais lui demander de me lâcher la main, là, maintenant, tout de suite mais non : je n’eus même pas le temps. Gardant ma main bien emprisonnée dans la sienne elle m'attira dans une course effrénée au travers des couloirs de l'école. Je ne comprenais pas trop ce qui se passait et un peu sonnée je ne me demandais même pas où nous allions, j'étais juste contente d'avoir pu récupérer mon livre avant qu'elle nous entraîne dans tout Poudlard. Paul m'aurait tué si je lui avais perdu son précieux bouquin sur les balais !

Soudain elle s'arrêta, me lâcha la main, ce qui n'était pas trop tôt, et se courba en deux sûrement pour reprendre son souffle. J'étais haletante et je m'adossais au mur pour reprendre un peu contenance. "Mais je suis tomber dans quoi moi encore ?" Pensais-je en la regardant. Elle avait l'air complètement folle avec ses cheveux roses. "Il faut que je m'en aille" c'était une certitude qui venait de me traverser l'esprit : après tout elle pouvait très bien être une espèce de psychopathe  qui m'avait attiré ici pour me faire Merlin sait quoi ! Lorsqu'elle s'approcha de moi j'esquissais un mouvement en arrière mais tout ce que je réussi à faire fut de me cogner la tête contre le mur. Je retenais un "aïe". Pourquoi est ce que c'était tombé sur moi ? J'étais une simple Pouffsoufle innocente !

- « Faut être discrètes…ils ressentent la peur… » Me murmura-t-elle en me lançant un regard bizarre «Prête ? »

What ? Attends, par Merlin c'est quoi cette fille ? " Ils ressentent la peur ?" Mais de quoi elle parle bon sang !  Et prête pour quoi d'abord ? Elle avait l'air complétement folle, mais vraiment. Ca commençait un peu à m’inquiéter cette histoire. Rassemblant mon sang froid je lui agrippais les épaules, pour empêcher qu'elle ne reparte en courant. Quoique, ça n'aurait pas été une grosse perte pour moi, mais bon, soyons franche : j'étais un peu perdue après tous les tours et détours que nous avions pris. Et j'aurais besoin d'elle pour m'aider à retrouver mon chemin.

- Écoute... Je ne sais absolument pas de quoi tu parles, ni même qui tu es... Donc tes histoires c'est les tiennes, pas les miennes.- Je la regardais, elle avait l'air tout à fait déterminée, à faire quoi ? Je ne sais pas, mais cette expression me foutait la trouille - C'est qui "ils" ?

J'étais franchement sceptique quant à l'état mentale de mon interlocutrice mais bon, sait-on jamais elle avait peut-être de réels problèmes et dans ce cas là je pourrais peut-être essayer de l'aider... En trouvant un professeur ou un surveillant, enfin bref quelqu'un qui soit capable de régler son affaire, quelqu'un d'autre que moi. Et d'une façon qui ne m'oblige pas à courir dans tous les sens selon son bon vouloir ! Je n'étais absolument pas faite pour courir, c'était un fait. J'avais juste envie de me laisser glisser le long du mur pour reprendre mon souffle et la laisser courir où elle le voudrait, mais  une intuition me disait que ça n'allait pas ce passer de cette façon.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Le moine en fuite n'échappe pas à son monastère (pv) Dim 8 Juin - 18:07

Le moine en fuite n'échappe pas à son monastère
Skye ∞ Eli
L’odeur du chocolat presque fondu, la douceur du sucré et l’entendre craquer sous la dent du vert et argent…j’en devenais presque folle. En plus, aucun d’eux ne m’avait vu. Ok, j’en faisais peut-être un peu trop pour un simple cookie mais pourquoi étais-je la seule à ne pas en avoir hein ? Mère me disait que j’étais l’héritière d’une famille pure et puissante alors c’était normal que je puisse avoir ce que je convoitais non . Je tentais un léger mouvement sur la droite, de manière à être à moitié sur le pas de la porte. Ils parlaient de cours et de professeurs, de filles et d’autres trucs chiant. Les garçons étaient tous comme ça . Je ne comprendrais jamais leur espèce. Ils avaient quoi?. Genre 40 ans pour parler de truc pareil ? Je n’avais jamais aimé les gens un peu trop sérieux. Pourquoi vouloir commencer à se prendre la tête pour des choses aussi importantes alors qu’on avait encore l’âge de jouer au loup et de sortir de table pour aller manger notre dessert sur le canapé devant les jeux vidéo ? J’avais encore au moins 20 ans avant de commencer à réfléchir à la vie pour savoir comment ne pas en profiter. Pour le moment, je voyais, je voulais et je chérissais qu’une chose et personne : « Monsieur Cookie », l’inventeur et le créateur de ces délicieux gâteaux qui allaient faire mon quatre heures.

Je me collais contre la porte, les entendant continuer leurs interminables discussions puis poussait la porte comme si une tempête prenait place dans la pièce. Tous s’arrêtèrent pour me dévier et une masse rose de cheveux que j’aimais appeler « moi » leur fonça dessus. Je ne visais que les gâteaux même si j’eut besoin de m’y reprendre par deux fois puisque je trébuchais sur l’un d’eux avant de lui arracher le cookie qu’il avait dans la main avec le reste de la boîte et je filais à toute allure, comme j’étais revenu. J’entendais derrière moi des « Hey toi ! Reviens ! » Et des insultes que je préférais ne pas trop écouter et je courais, couraient devant moi pour trouver un endroit sûr. Je percutais sur ma route une autre personne ; une fille cette fois, et l’entrainais avec moi. C’était toujours plus fun d’avoir de la compagnie et je ne voulais pas qu’elle puisse donner ma position à l’ennemi. Manque de bol pour eux, j’étais trop « badass » à Call of Duty et du coup, je savais où me placer pour programmer mon prochain assaut.

Bon, pour le coup il manquait à poudlard des rochers et des marécages, alors je restais en plein milieu du hall. Et puis après tout, la meilleure défense, c’est l’attaque non?. Quoi qu’il en soit j’avais trouvé en la personne de « visage sympathique » une alliée de poids. Oui, c’était sûre qu’elle était forte et qu’elle savait lancer des sortilèges trop classe et tout. Moi, j’avais la technique. À nous deux, on allait partir à la chasse au crocodile et on allait ramener un joli trophée !

- Écoute... Je ne sais absolument pas de quoi tu parles, ni même qui tu es... Donc tes histoires c'est les tiennes, pas les miennes. C'est qui "ils" ?

Je lui lançais un regard assuré. Oui, ils. Il ne fallait pas perdre confiance dans la formidable équipe que nous allions former. Moi je savais qu’elle allait être topissime, alors il fallait que de son coté, ce soit la même chose. Je lui fis le signe silencieux que maintenant, il fallait qu’on se tait. L’ennemi rodait et il n’avait qu’une envie : nous dévorer. C’était lui ou nous. Et moi j’aimais trop gagner pour me laisser perdre. J’avançais à pas feutrés vers le mur, lui faisant signe de faire de même. Une fois bien collé, j’entendis des ne pas courir dans notre direction. D’un signe, je l’encourageais à se coller davantage contre la paroi de manière à ce qu’il ne nous repère pas. Quelques secondes plus tard, je reconnaissais du dos le garçon à qui j’avais volé le cookie de ses mains. Grand, blond, plutôt musclé…je me souvenais surtout de ses yeux marron qui me regardaient aussi surpris qu’en colère. J’avais ce plaisir malsain d’adorer les yeux des gens quand ils étaient en colère. Des yeux colériques c’était si électrique, si puissant, le regard devient fou, puissant, plein de sentiments et de paroles qui s’entrechoquaient pour devenir ce flot de noirceur qui les rendait pétillants. J’aimais regarder mes ennemis dans les yeux, leur faire face au moment de l’affrontement. Je faisais un signe discret à ma nouvelle amie de bien de cacher, doucement, puis, une fois que je la jugeais suffisamment loin, je courais en direction du garçon qui se retourna sur mon passage et lui sautait dessus.

Par réflexe, il ouvrit les bras pour me rattraper et de ce fait, je me retrouvais enveloppé dans ses bras et lui me maudissant et moi rigolant parce que je trouvais la situation particulièrement comique. Il ne lui fallut pas beaucoup de temps avant de me lâcher et de vouloir sortir sa baguette mais je la lui arrachais et me tournais vers le pouf soufflé pour lui lancer la baguette que je venais de dérober au serpentard. Je me frottais les mains trop contente de mon nouveau jeu : Rendre encore plus furieux le crocodile. Que la chasse commence.

Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Le moine en fuite n'échappe pas à son monastère (pv)

Revenir en haut Aller en bas

Le moine en fuite n'échappe pas à son monastère (pv)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» Le moine en fuite n'échappe pas à son monastère (pv)
» La fuite du tyran
» Haïti : fuite des cerveaux la plus élevée au monde
» Fuite glaciale
» Les votes du Moine et du Villageois Susceptible
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Miam Hibou :: Bibliotheque :: Miamhibou's Chronical-