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Un jeu de balle qui finit mal [Erika]

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MessageSujet: Un jeu de balle qui finit mal [Erika] Dim 20 Juil - 10:06

Les deux tiers des bancs étaient occupés. Un bon nombre d'élèves étaient assis, parfois seuls mais souvent accompagnés d'un camarade avec qui ils discutaient. D'autres restaient debout, en périphérie de la cour, près des bâtiments. C'était une belle journée avec des températures douces, parfois rafraîchies par une brise qui ne devait qu'à sa légèreté de ne pas être vraiment désagréable. De là, l'on pouvait voir le superbe viaduc taillé à même la roche. Parmi ces gens qui se détendaient, il y en avait deux, au centre, qui étaient plus occupés à jouer. Et parmi ces deux personnes, il y avait un Centaure.

L'intégration de Yekkaw à Poudlard était assez difficile, semée d'insultes, de bassesses et de dénigrement de la part des autres élèves – jamais de la part du corps enseignant cela dit. Quand le Centaure n'était pas ouvertement moqué voire insulté, il était tout de même la cible de regards, tantôt curieux, tantôt émerveillés, tantôt craintifs, tantôt méprisants. D'une façon ou d'une autre, chacun lui faisait ressentir qu'il n'était pas un Humain comme eux. Pourtant, Yekkaw n'avait pas besoin de cela pour se sentir différent. Ses sabots glissaient parfois sur le sol lisse de l'établissement, les couloirs étaient parfois un peu étroits, lui rendant un peu ardu la simple action de se retourner, et rendant son corps de cheval encombrant pour les autres élèves qu'il avait tendance à bousculer involontairement. En cours de vol, il se sentait exclus, car dans les faits, il l'était un peu : incapable de tenir sur un balai volant, l'homme-cheval était condamné à observer ses camarades de classe sans rien pouvoir faire. Le Quidditch avait l'air d'un sport palpitant, mais il ne pouvait y participer et les gradins n'étaient pas adaptés à sa morphologie d'équidé. Même l'entrée habituelle de la salle commune de la maison Poufsouffle était impossible à traverser pour un Centaure ; heureusement, le directeur de la maison au blaireau était lui-même un Centaure – le seul Centaure de Poudlard avant l'arrivée de Yekkaw – et il existait une entrée secondaire secrète pour ces deux individus au corps de cheval. Alors, franchement, Yekkaw n'avait nullement besoin qu'on le regarde de travers comme une bête de cirque ou qu'on l'insulte de canasson pour se sentir différent dans cette école.

Malgré tout, au fil des premières semaines, Yekkaw avait quand même réussi à bien s'entendre avec certains élèves de la maison Poufsouffle. Ce jour, il était donc en train de jouer dans la cour avec Romuald Patyblan, un élève de deuxième année. Douze ans, les cheveux bruns coupés très courts sur les côté, avec une raie de côté au sommet et une demi-frange. Yekkaw se savait observé par les autres élèves qui se détendaient dans la cour, mais il s'en moquait. Romuald et lui se renvoyaient une balle, le but étant de réussir à l'attraper à la volée sans la faire tomber.

Connaissant la mobilité du Centaure, Romuald avait tendance à envoyer la balle plus loin que Yekkaw, le poussant à faire demi-tour et à galoper sur une courte distance pour la rattraper avant qu'elle ne tombe au sol. Le jeune Centaure était heureux de s'amuser ainsi avec un garçon même si ce dernier n'était pas dans sa classe.

Cela durait depuis un bon quart d'heure quand, le regard rivé sur la balle lancée en l'air, et galopant pour se placer sur sa trajectoire de chute, Yekkaw percuta quelque chose... ou plutôt quelqu'un. Il pila net, quittant la balle des yeux pour les poser sur la personne qu'il venait de percuter. Une fille, blonde aux yeux bleus, peut-être un peu plus jeune que Romuald, était tombée en se prenant le corps du Centaure lancé au galop.

YEKKAW – Oh pardon !

Le Centaure pencha le buste en avant et s'inclina en tendant la main à la fille pour l'aider à se relever.
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MessageSujet: Re: Un jeu de balle qui finit mal [Erika] Mar 19 Aoû - 14:37

« Qui c’est ? » J’étais tranquillement assise à l’une des tables de ma salle commune lorsqu’une voix que je connaissais que trop bien venait faire irruption en même temps que les deux mains qui se posaient devant mes yeux pour m’empêcher de continuer le devoir de défense contre les forces du mal que maman avait donné.
« Je travaille Prince. » Murmurais-je légèrement exaspérée avant de relâcher ma plume dans l’encrier. Je croisais mes bras en sentant les mains d’Enée glisser jusqu’à mes épaules lorsqu’il posa sa tête au-dessus de la mienne. Il se passait plusieurs secondes sans que nous ne disions rien, comme pour respecter le brouhaha cacophonique de la salle commune.
« Ça a l’air ennuyeux. » Finit-il par me faire remarquer en pointant du doigt le morceau de parchemin sur lequel j’avais tenté de griffonner un semblant de réponse aux questions de ma mère sur les sortilèges de self-defense.
« Ça l’est. » Admis-je en poussant un long soupir avant de relever la tête vers l’individu qui me servait de petit-ami. Je ne savais pas trop comment je devais prendre notre relation, et surtout notre rapprochement. Je préférais ne pas trop y penser et agir le plus normalement possible, mais je ne pouvais m’empêcher de nous qualifier de bizarre lui et moi. Ses yeux semblaient partagés, l’un faisait encore plus ou moins semblant de s’intéresser à ce que je faisais, et l’autre cherchait à me dévisager. Pour mettre fin à l’hypocrisie, je retournais le parchemin d’un geste sec avant de poser mon regard vers la sortie de la salle commune. « Qu’est-ce que tu comptes faire maintenant ? » Absente, je regardais le curieux attroupement qui s’étaient formé autour de la table principal où se déroulait à présent une partie de carte entre quelques élèves.
« J’ai un peuple à diriger. Tu veux venir ? » Même si les paroles n’étaient pas explicites je comprenais ce qu’il sous-entendait, et je secouais la tête par avance pour déclamer mon refus. Je n’arrivais toujours pas à envisager traîner avec la bande de Prince qui me semblaient tous plus idiots et insipides les uns des autres. « Comme tu voudras, ça te laisseras du temps à passer avec Travers. »
« Skye est occupée au club avec Jamie. » Fis-je en guise de toute réponse en haussant les épaules. « Je vais juste profiter de ce temps libre pour en terminer avec ces devoirs, et sortir un peu, peut-être pas dans cet ordre-là. » Ajoutais-je avec un léger sourire. Vaincue d’avance, et le poignet engourdi par la fatigue je ne me voyais pas vraiment écrire quoique ce soit de plus sur le sortilège protego. C’en était trop pour moi et j’avais clairement besoin d’air frais.
« Si tu veux, je dois y aller. » Il me déposa un baiser furtif sur les lèvres avant de s’éclipser pour rejoindre Alice et sa bande d’amis me laissant assez désespérément seul. Cela commençait à faire un certain temps que je parcourais la salle des serpentards, et bien que j’appartienne moi-même à la maison des verts et argents je ressentais toujours ce léger décalage qu’il y avait entre moi et les autres élèves de la maison. Comme si quelque part, quelque chose ne cliquait pas entre nous. Ils étaient tous, ou presque, avec une espèce d’égo-surdimensionné lorsque moi je tentais tout bêtement de survivre en attirant le moins d’attention possible ce qui était quasiment impossible avec le sang de vélane qui parcourait mes veines.
Après avoir buté plusieurs fois sur le même mot que je raturais à chaque fois sur le parchemin, je rangeais mes affaires pour partir à l’aventure dehors et quitter la chaleur oppressante des cachots qui commençait à m’étouffer.
Lorsque je mis mon premier pas dehors je fus d’abord surprise par le courant d’air glacial qui venait me rafraichir le visage. On avait beau dire que la chaleur montait, l’enfermement du cachot avait tendance à créer une vague de chaud excessive qui avait vite tendance à m’étouffer. J’écartais les bras quelque peu endolori par l’exercice en signe de libération. IL n’y avait pas grand-chose à dire sur la cour d’entrée du château, elle était assez spacieuse pour que les élèves s’y retrouvent et plusieurs bandes d’élèves « zonaient » aux pieds des murs du château, ou formait des rondes pour discuter du temps qu’il faisait : beau, avec une légère brise et deux ou trois nuages cotonneux dans un ciel azur. Aucun risque de pluie n’était à prévoir et je me sentais quelque peu revivre.
Si la pluie n’était pas à craindre, je suppose que j’aurais dû me méfier d’autres choses. Des va et viens d’un centaure au galop à la recherche d’une petite balle. Pour le dire franchement je n’étais pas vraiment familière avec les centaures, on avait beau avoir un prof centaure je n’aimais pas forcément la classe qu’il nous enseignait. JE n’avais aucune idée de l’effet de mes origines sur de telles créatures, mais tout ce que je pouvais dire c’est qu’en cet instant précis dans la tête de ce centaure en particulier j’étais encore plus invisible qu’une simple balle ! Pour moi c’était une première, et le choc physique était aussi violent que le choc spirituel. Boom.
J’avais voltigé, la percussion avait été violente et pour tout dire je ne m’y étais pas attendu. Je me suis senti décoller du sol, et puis plus rien, le vide. Une brève reprise de conscience me fit comprendre ce qu’il m’était arrivé sans vraiment le comprendre. J’étais allongé, complètement sonnée à la recherche d’un quelconque point de repère vers lequel j’aurais pu me diriger mais il n’y avait strictement plus rien de familier dans mon entourage.
« Oh pardon ! » Des sabots rentrèrent dans ma vision périphérique, tandis que la main du centaure qui venait de me percuter se tendit au dessus de ma tête en même temps qu’il se penchait vers moi. Allongé sur le dos il me fallut un certain temps avant que je ne comprenne ce que je devais faire, et lorsque finalement mon esprit arrivait à faire les connexions entre elle je me mis à grimacer.
« Je ne… » Commençais-je en essayant de bouger mon bras sans réellement  y arriver. « Mon bras… Il est cassé ! » Finis-je par articuler douloureusement. Je sentais deux trois larmes se former, et alors que je tentais tant bien que mal à les empêcher de couler je déglutissais difficilement. « Emmène moi à l’infirmerie. »
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MessageSujet: Re: Un jeu de balle qui finit mal [Erika] Mer 20 Aoû - 11:04

ERIKA – Je ne...

Apparemment, la fille était à moitié sonnée. Ses paupières papillonnèrent et elle parut prendre conscience de sa situation. Yekkaw était sincèrement désolé de l'avoir percutée comme ça de tout son poids. Il ne fut pas surpris de la voir grimacer mais cela n'ajouta que plus à son malaise. Il devina le regard inquiet ou accusateur que d'autres élèves alentours devaient poser sur la scène. La fille était consciente et ne saignait pas, c'était déjà ça.

La fille essaya de bouger, mais n'afficha qu'une vilaine grimace au lieu de cela.

ERIKA – Mon bras... Il est cassé !

Yekkaw paniqua. Il venait de casser le bras d'une élève, réellement ? Ils réparaient les fractures, à l'infirmerie ? Dans sa tribu, quand un Centaure avait un os fracturé à une patte ou à un bras, soit par chance un sage avait sur lui quelques plantes aux puissantes propriétés réparatrices, soit l'infirme devenait un poids pour la tribu qui devait supporter sa convalescence sans pouvoir se déplacer et changer de territoire. Les conséquences ne devaient pas être les mêmes chez les Humains, mais par réflexe, l'idée d'avoir cassé un bras à cette jeune Humaine provoqua un grand sentiment de culpabilité et d'angoisse chez le jeune Centaure.

YEKKAW – Oh non !
ERIKA – Emmène-moi à l'infirmerie.
YEKKAW – Oui !... Oui !

Yekkaw plia les pattes antérieures et glissa ses deux bras sous le corps de la fille, l'un sous ses genoux, et l'autre au milieu de son dos, et retendit les pattes pour la soulever et la porter dans ses bras.

Yekkaw regarda tout autour de lui, essayant de se rappeler dans la précipitation où se trouvait l'infirmerie. Il savait qu'elle était à un étage, mais lequel ? Le deuxième ? Le troisième ? Le quatrième ? Il ne savait plus. Il espérait que ce ne soit pas un étage trop haut, pour ne pas avoir à monter trop d'escaliers. Les escaliers de Poudlard étaient praticables pour un Centaure, ce n'était pas le problème, mais plus l'infirmerie serait proche, mieux ce serait.

Un adulte s'approcha de Yekkaw. C'était une femme, des cheveux blond vénitien ayant commencé à blanchir à cause de l'âge, le visage un peu rond et le bassin large. Yekkaw ne savait pas si elle avait été témoin de la bousculade ou si elle avait juste était informée par des élèves témoins, mais peu importe, il allait pouvoir lui demander où se trouvait l'infirmerie.

Femme – Que se passe-t-il ?
YEKKAW – Elle a le bras cassé... Où est l'infirmerie ?
Femme – Le bras cassé ?!

La femme inspecta rapidement le bras de la fille, le palpant par endroits.

Femme – Mais non il n'est pas cassé ! Elle a juste l'épaule démise, c'est normal qu'elle ne puisse plus le bouger.

Elle attrapa le bras de la fille avec les deux mains et s'adressa à elle :

Femme – Serrez les dents, mademoiselle. Vous êtes prête ? Un...

Yekkaw crut qu'elle allait compter jusqu'à trois, mais elle s'arrêta à “un” et fit une torsion brusque sur le bras de la fille. Le Centaure, surpris et presque choqué, piaffa de surprise en lâchant un faible hennissement. La femme, voyant le garçon-cheval s'affoler, le rassura aussitôt :

Femme – Du calme, du calme... Je viens de lui remettre l'épaule en place. Vous pouvez la poser.

Yekkaw, dont la queue fouettait la croupe, posa son regard sur la fille, notamment sur son bras et son épaule, en essayant de ralentir sa respiration. Il plia lentement les quatre pattes, se couchant en vache, et déposa la fille au sol, sur le dos.

YEKKAW – Ca va ?
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