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Un long apprentissage.

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Professeur d'Etude des Runes

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Vlad Tepes
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MessageSujet: Un long apprentissage. Ven 18 Juil - 12:24

Vlad se tenait devant une sorcière.
Cette dernière avait été étonnée d'apprendre qu'il avait suivi une formation en sorcellerie, et, à sa demande, le fantôme lui racontait son histoire.

....................

L'étalon, de la vapeur montant de ses flancs, dilata ses naseaux et expira profondément.
Son cavalier observait le misérable être recroquevillé dans la cage.
A coté, des soldats nerveux tentaient de cacher leurs émotions.
Le cavalier sourit. Il se demandait si ils avaient peur de lui, ou de la personne enfermée.
Mettant pied à terre, tendant les rênes de sa cavale à un écuyer, le chef de guerre s'approcha de la geôle.
Il faisait froid, très froid, comme preuve la vapeur exhalée par les respirations des spectateurs de cette scène.
Le cavalier était de grande taille, à moins que ce ne soit son armure composite qui ne produise cet effet.
Ses cheveux sombres cascadaient en boucles sur une cape décorée.
Son impressionnante moustache, reconnaissable entre toute, était gâchée par une barbe de trois jours.
Il n'avait pas eu le temps de se raser durant sa longue chevauchée.

Il s'approcha de la cage. L'un des gardes, en tremblant, voulut le retenir. Un regard sombre le vrilla sur place.
Derrière le chef de guerre, des soldats, sur un ordre de l'écuyer, commencèrent à empiler des fagots de bois et de la paille.

"Tu sais qui je suis, sorcier." Le dernier mot était chargé d'un véritable mépris, non pas le mépris que les aristocrates réservent à la plèbe, mais le mépris de celui qui va écraser un cafard car ce dernier s'était placé sur son chemin.

La loque humaine leva les yeux.
Il ne semblait éprouver aucune peur.
"Qui oserait ignorer Vlad III ?"

Les gardes de la cage s'éloignèrent.
Vlad s'accroupit, laissant sa cape traîner dans la neige sans s'en soucier.
"Sais-tu pourquoi je suis là ?"
Le sorcier, si il en était réellement un, acquiesça.

"Oui. Tu cherches à apprendre la magie, afin de broyer tes ennemis sous ta poigne. Repars d'ou tu viens, sombre seigneur. Tu ne trouveras pas ce que tu recherches ici."
Les ailes des narines de Vlad III se dilatèrent et se contractèrent à plusieurs reprise. La patience n'avait jamais été son point fort.
Passant sa main ganté à travers les barreau, il agrippa le col du prisonnier et l'amena à lui, cognant le visage du pauvre hère contre les barreaux.

"Écoutes-moi bien, misérable rejeton du démon... Si je m'en vais sans avoir trouvé ce que je recherche, tu feras partie d'un magnifique feu de joie avant le crépuscule et, crois-moi, tes sorts ne changeront rien à ton destin..."

D'un mouvement du pouce, il désigna le bûcher en construction.
Les gardes de la cellule s'en étaient approchés et, avec certains membres de l'escorte de Vlad, plaisantaient sur le temps qu'il faudrait au sorcier pour brûler vif.
L'un d'entre eux lança : "Je dirais au moins une bonne heure, il faudra attendre qu'il soit décongelé avant !"
Cette remarque souleva une explosion de rires gras et certains lancèrent quelques blagues graveleuses au sujet d'une sorcière qui n'avait pas eu besoin d'être dégelée avant.

Le regard de Vlad revint lentement au sorcier.
Ce dernier tremblait.
"Alors ? Quelle est ta réponse ?"

Reniflant bruyamment, l'homme ouvrit la bouche, bégaya, cherchant ses mots.
Finalement, il rassembla assez de courage pour pouvoir répondre, en bredouillant : "Je pense que je pourrais vous transmettre mon savoir, noble seigneur, mais, par pitié, laissez-moi la vie sauve."

Un sourire sur les lèvres, Vlad lâcha le sorcier et fit signe qu'on le libère.
Les hommes, déçus, obtempérèrent toutefois.
L'homme se massa les poignets et put s'étirer. Alors qu'il s'approchait de l'escorte, on lui remit un petit bout de bois sombre, sa baguette.
"Dépêches-toi, sorcier. Le temps nous presse !"
Un cheval lui fut donné et il quitta les lieux, sa chère baguette entre les mains, suivant Vlad Tepes III.

.....................

"Accio épée !"
La lame tremblota légèrement, sa pointe se tourna vers la personne qui venait de lancer le sort.
Le sorcier, nommé Masaf, regardait son apprenti imposé se concentrer à nouveau pour tenter d'amener à lui sa lame.
Puis, son regard revint à son chaudron.
Ils étaient devant une chaumière, au milieu d'une clairière. La nouvelle demeure du sorcier.

Sa vie avait brutalement basculé.
De sorcier promit à une mort certaine sur le bûcher, il était devenu le mentor en magie de l'un des voïvodes des plus dangereux de ce siècle.
Entendant le claquement métallique des sabots, il releva la tête de sa potion.
Une licorne entra dans la clairière.
Ah oui, la licorne.

Après avoir été délivré par Vlad Tepes, le sorcier avait été mit au secret. Il vivait dans les bois, en ermite, en compagnie de la licorne. Vlad venait lui rendre visite au moins une fois tout les deux jours, pour apprendre. En échange, il lui fournissait les ingrédients nécessaires à ses potions.

Vlad avait bien comprit qu'il lui faudrait une baguette. Masaf lui avait parlé d'un excellent fabricant, qui saurait sûrement l'aider dans sa tache. Ce dernier, l'observant sous tous les angles, lui demanda d'amener un crin de licorne.
Le voïvode, en compagnie de son mentor, était parti loin dans les forêts, cherchant de tous cotés cet animal merveilleux.
La licorne, après trois jours de recherche, s'était manifestée en leurs passant littéralement sous le nez au grand galop.
Vlad avait alors entamé la chasse, chevauchant derrière sa proie, suivit de peu par un Masaf cherchant son assiette sur une monture emballée.
Tepes avait sorti un long lasso fin de son sac et le tournait au-dessus de sa tête.
Au moment opportun, il l'avait projeté. Le lasso passa autour de la tête, glissa le long de la crinière et se referma sur le garrot de l'animal féerique.
Ce dernier stoppa net son galop et le chasseur faillit vider les étriers, car il s'était attendu à une certaine résistance.
Il avait mit pied à terre et tirait son épée pour abattre la licorne quand le sorcier l'arrêta.
"Vous n'avez pas besoin de la tuer... Prenez-lui un crin, rien de plus. Laissez la moi comme monture, elle sera bien dressée. Reprenez votre cheval, je ne parviendrais pas à le monter convenablement, tandis qu'elle..."

Avec une moue de déconfiture, Vlad agréa aux ordres de son mentor.
Le crin en main, il l'apporta au fabricant qui, en deux semaines, lui fit sa propre baguette. Il s'agissait d'une baguette d'ébène, longue d'une trentaine de centimètres. Le crin formait le cœur de la baguette.
Suite à cela, et une fois Vlad parti avec son précieux bien, Masaf fit oublier ce souvenir au fabricant.
Non pas par cruauté, mais pour protéger la vie de l'artisan. Si, dans la communauté magique, cet homme parlait de cette commande des plus particulières, le voïvode l'apprendrait tôt ou tard et le tuerait.

"Accio épée !"
Cette fois, la lame se mouva de deux mètres, sans pour autant atteindre la main tendue de Vlad.
Ce dernier expira bruyamment et alla s'asseoir, exaspéré.
"Je ne comprends pas ! Pourquoi je n'y arrive pas ?"

Le sorcier vint à lui, portant un pichet d'eau et deux gobelets. Il en servit un à son élève et s'assit, pensif. Cela était vraiment étrange.
Tepes était facilement parvenu à maîtriser des sorts bien plus complexes. Accio était un sort de débutant et il bloquait dessus. Pourtant, il parvenait à faire apparaître des marques enflammées, voire même à écrire avec le feu, il était même capable de créer des explosions, ce que Masaf ne savait pas faire.
Le sorcier ne comprenait pas.

Vlad se calma peu à peu et bu son gobelet d'eau.
Il jeta un regard à la licorne.
"Comment as-tu pu l'apprivoiser aussi aisément ?"

"Le lasso. Des cheveux de vierge. Un filet dont il est impossible de se libérer, quand on est une licorne. Ça a le don de les calmer instantanément, de les rendre douce..."

Ils restèrent assis devant la petite chaumière un moment, contemplant le printemps qui était à l'oeuvre devant eux.
Puis, Vlad rompit le silence.
"Tu m'as parlé de ce que tu appelles les Sortilèges Impardonnables. Qu'est-ce ?"
Le sorcier s'attendait à ce que la question revienne sur le tapis. Il en avait parlé au début de la formation en espérant que le voïvode n'y pense pas plus que cela.
Mais à présent... Il savait que son élève ne pourrait résister à l'envie de les utiliser. Il avait vu l'avenir, avait vu ce qu'il se passerait. Mais il était trop tard pour reculer.

"Ce sont des sortilèges interdits, car, une fois utilisée sur les humains... Et bien... Cela apporte la souffrance et la mort. Une fois qu'on les utilise, il n'y a plus de retour arrière possible... Il y a l'Imperium. Avec celui-ci, tu impose ta volonté à ta victime. Le Doloris. Il cause des souffrances inimaginables. Et enfin... Le Sortilège de la Mort. Il tue instantanément, sans laisser de trace, aussi aisément que si tu enfonçais ta lame dans la chair de ton ennemi."

Masaf se releva et posa la main sur l'épaule de Vlad.
"Allons... Essaies à nouveau d'attirer ton épée."
L'apprenti se leva et étendit le bras gauche sur le coté.
"Accio épée !"
La lame trancha les airs en sifflant et il l'attrapa de justesse par la poignée.
"Je sens que les prochaines batailles porteront un coup dur à l'ennemi..."

.....................

Deux ans plus tard.

A nouveau devant cette chaumière.
Vlad et Masaf étaient en plein duel.
Malheureusement pour le sorcier, son apprenti combinait la magie à l'escrime. Comme preuve : de nombreuses entailles saignantes zébraient le corps du sorcier.
La clairière commençait à s'embraser. La chaumière avait perdu son toit suite à une déflagration.

Les deux duellistes bougeaient. Vlad tranchait et taillait puis, en reculant, lançait un sort.
Masaf, lui, bombardait son élève de nombreux sorts et Tepes portait sur lui de nombreuses marques de brûlures.

"Impero !"

....................

Tout avait commencé un an et demi auparavant. Vlad, sans tenir compte des recommandations de son maître, s'était essayé aux sorts Impardonnables. Non pas l'Avada Kedavra, car il considérait que la meilleure mort possible pour ses ennemis était en face de lui, empalés sur des pieux.
Ni même le Doloris, car si il souhaitait faire du mal à quelqu'un, ses bourreaux avaient des salles de torture prêtes à toute heure.
Mais il usait de l'Imperium pour interroger ses prisonniers, s'assurer de la loyauté de ses gens ou commanditer de sombres forfaits.
L'un des hommes de confiance du sultan Turcs avait notamment tenté d'assassiner son maître sous l'influence de ce sortilège.
Une autre fois, il avait forcé un prisonnier à s'empaler sur une lourde pique.

Masaf savait que son disciple, assoiffé de pouvoir, détournerait les connaissances apprises à ses propres fins. Et pourtant, il ne l'avait pas empêché.

Avant une bataille, Vlad s'était posté en haut d'une longue colline. Quand l'armée adverse arriva, elle découvrit le voïvode, entouré de suppliciés empalés.
Il y en avait un millier.
Alors que l'armée turque était pétrifiée de terreur, Tepes avait dissipé l'illusion et son armée avait chargé au grand galop, anéantissant les Turcs, ne faisant aucuns prisonniers. Ceux qui se rendaient, Vlad les faisait brûler d'un mouvement de baguette.
Le seul qu'il avait épargné était un général.
Le seigneur de guerre valach s'était approché de lui, avait imposé sa volonté. L'avait forcé à revenir vers le sultan et à se tuer sous ses yeux.

Masaf se devait d'intervenir.
Quand Vlad vint, pour prendre sa leçon, le sorcier avait défié le seigneur de guerre. Et le combat avait commencé.

.............

"Impero !"

Vlad avait gardé cet atout dans sa manche.
Masaf se figea. Sa baguette tomba au sol.
Vlad s'approcha de lui, lui prit le bras.

"Je vais te faire subir le Serment Inviolable. Regrettable de ta part, de laisser tes notes traîner un peu partout. A ton avis, comment ais-je appris l'Imperium ? Je suppose que tu m'aurais lancé ce sort une fois ma formation achevée, afin de m'empêcher de commettre mes... Forfaits."

Serrant le poignet de son mentor, Vlad sourit. L'Imperium était si aisé à utiliser. Il suffisait d'avoir une volonté d'acier. Il positionna la baguette au-dessus des deux poignets.
"Masaf, tu vas partir loin et ne jamais revenir en ces terres."
"Je le jure."
Un lien embrasé entoura les deux poignets.
"Masaf, tu ne parleras jamais de ma formation."
"Je le jure."
Un nouveau lien embrasé jaillit de la baguette.
"Masaf, quand tu parleras de moi, tu annonceras que je suis un monstre, que les morts se relèvent quand je marche parmi eux et que je n'ai aucune pitié envers mes ennemis."
"Je le jure."
Le dernier lien embrasé fusa.

Tepes lâcha son ancien mentor.
Lui rendit sa volonté.
Il regarda ce dernier partir, chevauchant la licorne, la terreur visible dans son regard.
Une fois qu'il fut hors de vue, Vlad pointa sa baguette sur la chaumière.
"Incendio !"

Se détournant de la chaumière en feu, Vlad revint à sa monture et partit au grand galop.
Le feu se propagea rapidement, atteignit les potions concoctées par Masaf.
Si le voïvode l'avait vu, il aurait été jaloux de l'explosion qui se produit à ce moment-là.
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MessageSujet: Re: Un long apprentissage. Dim 17 Aoû - 21:41

J'aimais ces instants de calme absolu que j'arrivais de temps à autre à m'offrir dans mes serres, avec une bonne tasse de thé dans les mains, un parfum de jasmin dans les narines et absolument aucune voix d'aucune sorte dans la tête pour venir contrarier mes propres pensées. Je n'arrivais toujours pas à avaler le fait que Blair ait eut le culot de proposer son mari comme nouveau doyen et encore moins qu'il ait eu le poste. J'étais contre, évidemment. On ne pouvait decement pas accepter qu'un autre McFly envahisse l'école, mais je devais malgré tout reconnaître qu'il avait du potentiel, et de ce que j'avais pu juger en écoutant ses pensées -qu'il ne savait vraiment pas bloquer, bien que je sentais que Blair l'avait mis au parfum sur moi- que ce n'était pas quelqu'un dont je devais me méfier. A vrai dire, le jour où il était apparu devant moi, j'avais eu un pincement au cœur. C'était exactement le genre de type que Blair rêvait d'épouser étant jeune et malgré, jamais ressentis une pointe de joie, même de soulagement pour elle, parce que je me disais qu'elle avait eu la vie qu'elle souhaitait et je pouvais en être qu'heureuse. Jusqu'à ce que l'amère trahison qu'elle avait eue envers moi me remonta dans la gorge comme une nausée douloureuse et ne me fasse souhaiter que malheur dans son couple maintenant que papa McFly était parmi nous et qu'ils allaient devoir mêler vie de couple et travail.


Quoi qu'il en soit, devant mon thé bien chaud, et entouré de toutes mes plantes favorites, je ne pouvais m'empêcher de repenser à mes années à poudlard avec Blair et toutes les choses qu'on avait bien pu se raconter. Quand je pensais aux élèves actuels, je voyais un faussé si large et indécent qu'il m'arrivait de me demander comment nous avions pu en arriver là. Mais une fois de plus, dès que j'étais plongé au cœur même du problème que constituait le genre humain, leurs pensées trahissaient tous mes doutes. Un monde parfait ne pouvait exister tant que le genre humain survivait. Les humains étaient des créatures si avides de pouvoir et de puissant qu'elle détruisait tout ce qui les entourait. J'en avais faits moi-même l'expérience. J'avais tout détruit en recherchant plus de puissance. Néanmoins, je ne regrettais rien de mon passé. Chaque chose que l'on fait, que l'on dit, que l'on pense est le résultat d'actions passées qui ont engendré notre présent. Nous ne commettons aucune erreur, puisque pour admettre que les erreurs existent, encore faut-il admettre qu'on puisse faire des choses qui n'en sont pas. Je considérais chacun de mes gestes, chacune de mes actions comme des faits uniques. Qu'elles sont nommées erreur ou bonnes actions, elles étaient faites et passées. Et pour rien au monde je n'aurais souhaité une autre vie, un autre présent.



Je terminais ma tasse de thé au citron et la déposais calmement sur sa sous-tasse. Cet endroit n'était rien qu'à moi. Moi la directrice de serpentard que beaucoup craignaient, à juste titre, et que d'autres haïssaient, à plus juste titre encore. Il n'y avait aucune personne dans cette école que j'estimais autant que moi. C'était impossible. Je percevais chacune des satanées penséesde toutes les personnes qui se trouvait à 15 mètres de moi. Les élèves se demandaient comment je pouvais faire pour toujours les prendre sur le fait accomplis quand certains trichaient, mais comment ne pas les surprendre ? Ils me criaient presque leur incompétence au visage. Être jeune, stupide et insouciant. Est-ce que je l'avais seulement été une fois ? Non. Je crois que non. Déjà à poudlard j'avais de l'ambition et la volonté de dépasser les autres, je n'avais pas le temps de faire n'importe quoi. Sauf à de rares occasions où je me laissais entraîner par Blair. Elle, en revanche, avait été un vrai Gryffondor... stupide et insouciante. Et aujourd'hui ses actes reflétaient sa personnalité. Je n'avais aucun mal à déduire que poudlard avait été les meilleures années de sa vie, et les pires aussi. Je n'avais aucun mal à imaginer la joie qu'elle avait eue le jour de la rentrée de sa fille et la déception de la voir finir dans la maison qu'elle craignait le plus, la mienne. J'éprouvais de la haine pour cette enfant mais en même temps...je l'acceptais. Je pensais sérieusement qu'elle pouvait devenir quelqu'un de bien, ou du moins, une brillante sorcière, du moins si elle arrêtait de fréquenter cette travers qui était un mélange de stupidité et de folie. Cette enfant en l’occurrence était mentalement dérangée. Ses pensées étaient désorganisées à un point inexplicable, c'était presque à croire que son esprit était déconnecté de son corps lui-même. J'envisageais même de demander son expulsion. Mais je n'avais encore aucune solide raison, je n'attendais que ça.


Je pris une grande respiration avant de sortir de mon cocon. Je ne pouvais pas rester ainsi pendant des heures, j'avais besoin d'actions. Et dans cette école, ce qui était magnifique, c'était qu'il y en avait toujours, plus encore depuis l'irruption des étudiants. Il y avait une folle frénésie venaient des jeunes filles préadolescentesqui étaient incroyables, toutes avaient des pensées plus indécentes les unes que les autres au sujet des étudiants mâlesqui en profitaient plus que raison. Et c'était à moi de régler tous ces détails. J'en tremblais d'avance tant les excuses minables de ces demoiselles me cassaient les oreilles avant même d'avoir été formulé ; « Vous comprenez, toutes mes copines ont des petits copains...je me sens tellement seule. Est-ce que c'est mal de rêver ? »...OUI. La vie n'était pas un rêve et il fallait le saisir et s'en évader avant de sombrer dans la déchéance la plus totale. Je me félicitais de voir que mes élèves étaient les moins pires à ceniveau-là et de ce fait, je n'allais pas chercher ce que ce calme cachait en profondeur.


Arriver dans l'enceinte de l'école je m'arrêtais quelques instants derrière deux jeunes files qui fabulaient sur le torse nu d'un 6ème année du nom de Parkson, un ridicule Gryffondor qui aimait se mettre en avant en toutes circonstances. Je me raclais la gorge et les deux demoiselles se retournèrent vers moi doucement, craignant mes représailles. Je sortais ma baguette de ma poche et lançais un sortilège dans la direction du crétin à moitié nu pour le tremper de la tête aux pieds. « J'espère que ça calmera vos montés de chaleur Parkson, et si jamais ce n'était pas le cas, vous irez aider le garde-chasse au potager, là vous saurez ce que c'est que d'avoir chaud. Il s'en occupe toujours quand le soleil est à son zénith. » Je revenais sur les demoiselles, tandis que le gryffondor ruminait devant ses copains hilares. « Et vous miss, vous me copierez pour demain les trois premiers chapitre de votre manuel de botanique. Ça vous fera passer le temps intelligemment. Et qui sait ? Peut-être qu'un jour vous saurez vous occuper d'une plante sans qu'elle ne dessèche après 5 minutes entre vos mains. Filez. »


Je soupirais et repris ma route, pour être arrêté, la seconde suivante par Vlad, le fantôme qui faisait office de professeur d'étude des runes. Sa compagnie ne me dérangeait pas, contrairement à tous les autres, parce que je n'avais pas à entendre ses pensées. Les fantômes n'avaient pas de consistance et donc, je n'étais même pas certaine qu'ils puissentpenser. Ils savaient juste un nombre incalculable de choses et étaient incapables d'en apprendre d'autre si je me référais à la majorité des fantômes qui vagabondait dans cette école. Il me fit remarquer que le comportement des filles que je venais de punir était indécent et nous nous lancions dans une conversation concernant les mœurs actuelles que les élèves semblaient adopter, jusqu'au moment où il mentionna son propre apprentissage de la magie. « Vous avez suivi des études de magie . Je n'en savais rien. Il me semblait pourtant que poudlard n'existait pas encore durant votre vie, et qu'aucune autre école n'avait été créer auparavant. Qui vous l'a enseigné ?  ».


Le fantôme se lança donc dans une longue histoire qui racontait la vie sordide et cruelle qu'il avait menée, sa quête de magie pour la puissance et la mort de son maître, mort qu'il avait provoqué. L'élève dépassant le maître. « Ce qui est certain, c'est qu'aucun de ces élèves ne nous dépassera un jour mon cher. Comme nous le disions, leur volonté est pervertie par ce qui est frivole. Néanmoins, si je peux vous faire une remarque...n'hésitez pas à raconter les séances de torture que vous faisiez à l'époque aux élèves, ça pourrait les refroidir. Surtout aux dernières années ! Votre cours est juste avant les miens et j'aime le calme. » Je lui fis un clin d’œil et m’éclipsais dans le couloir, un sourire sur les lèvres.

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