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Les premiers jours à Poudlard... [Cléo]

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MessageSujet: Les premiers jours à Poudlard... [Cléo] Lun 14 Juil - 10:37



Cléophée & Effysia
© Never-Utopia





Effy ouvrit doucement les yeux et étira un à un ses membres endoloris par une nuit de sommeil. Certes les lits ici étaient vraiment très confortables, mais elle avait la mauvaise habitude de dormir toute recroquevillée. La jeune fille émit un petit grognement en sentant son épaule droite craquer. Elle n’avait pas cours avant au moins trois heures et pouvait prendre son temps. Aussi, au lieu de se lever immédiatement, elle s’assit en tailleur et regarda distraitement les rideaux de son baldaquin qu’elle avait rabattu la veille au soir. Cela faisait déjà quelques jours qu’elle était à Poudlard, mais elle avait encore très peu parlé aux autres élèves. Certes elle leur avait au moins parlé quelques fois : « Excuse-moi, tu peux me passer les carottes ? », « Pardon, mais est-ce-que tu sais où se trouve la salle de métamorphose ? », « Excuse-moi, je n’arrive pas à attraper ce livre, je suis trop petite, pourrais-tu… ? », … Oui. Effy ne pensait pas que cela comptait pour de vraies conversations qui lui permettraient de se faire des amis dans cet immense château qui lui semblait bien loin de son petit pavillon de campagne. Elle avait toujours eu du mal à aller vers les gens. Mais aujourd’hui c’était décidé ! Elle se ferait un ou une amie.

Effysia écarte les rideaux de son lit. Une des filles de son dortoir dormait encore : les rideaux étaient fermés. Les autres étaient déjà levées. Elle fouilla discrètement dans sa malle jusqu’à en sortir un jean, un débardeur et un sweat-shirt. Il faisait froid pour un mois de Septembre, surtout quand on logeait dans les cachots ! Elle se rendit à la salle de bain, essayant d’oublier la sensation de la pierre lui mordant les pieds. Quand elle rentra dans la pièce de bain, elle était vide. Chouette ! Elle pourrait se prélasser sous l’eau chaude tranquillement ! Elle entra dans une des douches et se savonna tranquillement, laissant l’eau chaude réveiller doucement son corps. La jeune fille, tandis qu’elle savonnait ses longs cheveux blonds, se demanda quel était le meilleur moyen d’aborder un inconnu ? Sa mère, ancienne Serdaigle, lui avait toujours dit que les Serpentards étaient des gens froids. Elle avait d’ailleurs était très surprise que sa si précieuse fille unique y finisse. Effy n’avait pas vraiment choisis, si on lui avait donné le choix, de ses onze ans, elle aurait surement choisis Serdaigle, au moins pour faire plaisir à sa mère. Mais voilà. Elle se retrouvait dans ses cachots froids et verts, en compagnie de gens à qui elle n’osait pas parler. Elle était encore si jeune… Peut-être qu’en grandissant, sa timidité disparaîtrait et qu’elle se révèlerait être une vraie Serpentard, digne de sa maison ? Qui sait…

Effy se rendit compte que cela faisait quand même cinq bonnes minutes qu’elle frictionnait sa tête, et décida qu’il était grand temps de rincer ses cheveux ! Toujours sous l’eau, elle réfléchit aux visages des jeunes de son année et essaya de les associer aux noms qu’elle avait entendus en cours. Elle était vraiment nulle à cet exercice… Poussant un soupir elle sortit de la douche et s’enroula dans une serviette bien chaude. Elle se sécha rapidement le corps et enveloppa ses cheveux dans la serviette le temps de s’habiller. Elle enfila rapidement ses sous-vêtements, pour ne pas être nue au cas où sa camarade entrerait dans la salle de bain au même moment. Puis elle passa difficilement son jean sur sa peau encore humide. Elle enfila alors son débardeur par-dessus sa brassière –inutile vue la taille de sa poitrine. Avant d’enfiler son sweat, elle libéra ses cheveux de la serviette et les brossa consciencieusement. Qu’avait-elle comme cours tout à l’heure ? Potion ou sortilège ? Aucune idée… Elle soupira. Tête en l’air qu’elle était. Au moins avait-elle du temps libre pour trouver la réponse.  

Elle attrapa sa baguette pour essayer le sortilège pour se sécher les cheveux qu’elle ne maîtrisait qu’à moitié. Premier essai. Aucun effet. Deuxième essai. Faible vent chaud qui n’eut aucun effet. Troisième essaie. Ses cheveux séchèrent quelque peu, sans que cela soit non plus un franc succès. Effy soupira. Elle devrait se contenter de cela aujourd’hui. La jeune fille attacha donc ses cheveux encore humides en une queue de cheval rapide, avant d’enfiler sous sweat. Elle se fit un rapide « ravalement de façade », comme sa mère se plaisait à le dire. Elle se brossa énergiquement les dents, tout en se faisant des grimaces dans le miroir. Puis, elle appliqua sur sa peau un crème moldu censé cacher les petites imperfections, et se mit un peu de mascara sur ses yeux bleus. Effysia n’avait jamais était très féminine, mais elle faisait des efforts depuis qu’elle était à Poudlard. On s’intégrer toujours plus facilement quand on proposait une apparence correcte, que lorsqu’on était négligé. Non ?

Elle sortit enfin de la salle de bain. Sa camarade dormait toujours. Elle fouilla dans sa malle à la recherche d’une paire de chaussettes. Elle finit par en trouver une, après une recherche digne d’un archéologue : elle n’avait jamais était très ordonnée… Elle s’assit sur son lit pour les enfiler, puis elle attrapa sa paire de tennis en toile. Effy se redressa alors fièrement. Prête ! Elle attrapa son sac de cours, le clissa sur son épaule, et prit la direction de la salle commune. Sa mission, qu’elle avait baptisé « trouver-rapidement-une-personne-sympa-dans-cette-maison-verte », toujours en tête. Une fois dans la pièce commune, elle chercha un fauteuil libre, chose apparemment très rare, tout en essayant d’éviter le regard des crânes au mur. Elle avait fait des cauchemars à cause de ses crânes lors de sa première nuit ici, mais elle ne l’aurait avoué pour rien au monde ! Elle remarqua un élève se lever d’un canapé et se dirigea rapidement vers la place libre, avant que quelqu’un ne lui pique cette fameuse place.  

Elle s’aperçut qu’une fille était déjà assise sur ce même canapé. Effysia savait qu’elle était dans son année : elle était dans ses cours. Quel était son nom ? Aucune idée… Elle soupira discrètement : elle n’avait vraiment, mais alors vraiment pas, la mémoire des noms. Effy posa son sac au sol, prenant garde à ne pas briser ses encriers, puis elle s’assit sur le canapé, jetant des regards à sa voisine sans vraiment oser engager la conversation.
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MessageSujet: Re: Les premiers jours à Poudlard... [Cléo] Dim 20 Juil - 19:06

Je souris au reflet me représentant dans la glace de la salle de bain, censé montrer une personne sûre d’elle, confiante et surtout à l’aise dans ses baskets avant de le faire retomber platement, incapable de faire tenir ce masque bien longtemps. Comment garder le sourire alors que tout en moi hurlait à la mort, cette plainte qui ne demandait qu’à sortir pour, à défaut d’aller mieux, au moins me soulager ? Je ne pouvais en vouloir à personne, mis à part à moi même. Dans ces moments là, je me détestais. Je me détestais de ne pas être fichue de m’imposer, faire entendre ma voix, entrer facilement en discussion avec des camarades de ma classe et me faire des amis, alors que mon niveau de relation social était au point mort et que si j’avais envie, au fond que cela change, je n’arrivais pas à faire ce premier pas décisif pour pouvoir y remédier. Ce n’était pas la première fois que je me retrouvais confrontée à ce cas de figure, c’était arrivé plusieurs fois déjà, avant Poudlard, lorsqu’il m’arrivait de jouer dehors en compagnie des autres enfants. Enfin. Il y avait les autres enfants qui riaient, couraient ensemble. Et puis il y avait moi, toujours moi écartée plus ou moins volontairement qui me retrouvaient dans le rôle de l’observatrice, et comme il n’y avait presque jamais personne pour venir me tendre la main et jouer avec moi, je m’inventais mes propres histoires avec moi même pour faire passer le temps, voulant me mêler au reste… mais comme je ne le faisais pas, la situation restait la même et c’était un peu pesant de n’avoir rien à partager avec personne.

C’était encore pire, parce qu’à Poudlard, j’étais à Serpentard, et je ne voulais pas être à Serpentard, de ce fait, l’intégration n’en était que plus mauvaise. En aucun cas je ne me voyais appartenir à cette maison, même si peu à peu mes espoirs de pouvoir changer de maison s’amenuisaient de jour en jour : je n’avais pas eu les ressources nécessaires pour aller parler à la directrice pour lui demander si elle pouvait faire quelque chose n’importe quoi – elle me faisait bien trop peur, alors par lâcheté, j’avais laissé couler. Je me laissais porter par cette énorme déferlante qu’on appelait le cours des événements, sauf qu’au lieu de garder la tête à la surface, j’étais totalement en train de me noyer, ce qui me faisait paniquer encore plus et lorsque je perdais mes moyens… Je n’étais plus du tout capable de faire quoi que ce soit.

Je peignais ma longue chevelure à l’aide ma brosse alors que cette dernière était démêlée depuis bien longtemps, mais j’insistais pour faire des passages encore et encore parce que je savais qu’il y avait des camarades dans le dortoir qui étaient en train de se préparer et je ne voulais pas vraiment les croiser. Certaines n’étaient pourtant pas vraiment méchantes, il y avait Alice de qui j’avais fait la rencontre qui adoucissait un peu l’enfer de vivre ici, et puis il y avait Erika, qui devait être soit dit en passant la fille la plus fascinante de tout le dortoir et je devais me forcer à ne pas trop la regarder ou alors le plus discrètement possible, parce qu’à chaque fois, c’était inévitable, j’étais hypnotisée et aussi forte m’était l’envie de capter son regard pour vouloir m’y perdre dedans, cette perspective faisait faire des bonds tellement importants à mon cœur que cette peur suffisait à bien vouloir calmer mes ardeurs. Je n’arrêtais pas de tendre l’oreille, ayant développé une ouie assez fine à cause de toutes mes angoisses et lorsque je fus persuadée qu’il n’y avait  plus personne alentours, je consentis à poser ma brosse  pour terminer de me préparer et descendre dans la salle commune. Je ne savais pas ce qui était le plus désagréable, attendre toute seule dans les dortoirs avant de rejoindre les salles de classe pour m’éviter le stress de rester au milieu des autres ou bien me forcer à y aller quand même et supporter le bain de foule, même si je ne participais pas à l’animation générale, ce qui était une forme de sociabilité chez moi, même si c’était dur à croire, pour ne pas sombrer dans la folie.

Du haut de mon perchoir – les escaliers – je repérais très vite un point stratégique où je pouvais potentiellement me retrouver en sécurité. Le sofa de la salle commune était tout prédisposé à m’attendre et je ne tardais pas à aller m’y blottir en ramenant mes jambes sous mes cuisses, afin de prendre le moins de place possible. Cela tombait bien, parce qu’il n’y avait l’air d’y avoir personne pour faire attention à moi.

… Jusqu’à ce qu’une fille blonde s’installe elle aussi – elle avait le droit je ne lui reprochais pas, mais cela réveillait en moi mes instincts de la proie en train de se faire traquer. Je ne mis que bien peu de temps à la reconnaître, parce que les noms des élèves qui étaient dans la même classe que moi se gravait dans ma tête avec une facilité déconcertante : à défaut de parler beaucoup, j’étais une grande observatrice et j’écoutais beaucoup aussi, ma mémoire ne me jouait presque jamais de tours, me condamnant à retenir des détails bien précis, lorsque dans l’autre sens, personne ne me remarquait. C’était Effysia White, si je le savais, c’était parce qu’elle était de la même année que moi et si je l’avais vite remarqué, c’était parce que dès le début, je l’avais trouvé jolie. Ca s’était malheureusement arrêté là parce que les Serpentard m’inquiétaient bien trop pour que je puisse songer un seul un instant que quelqu’un ici puisse partager mon point de vue. Bientôt, je constatais qu’elle n’arrêtait pas de me jeter des regards, ce qui ne tarda pas à me mettre encore plus mal à l’aise que je ne l’étais déjà, alors dans mon cas, je faisais exprès de regarder partout sauf là dans sa direction, parce que bien sûr, je savais que j’allais y croiser ses iris et je ne savais pas comment réagir dans cette situation. Heureusement, mes cheveux qui tombaient sur le côté cachait une partie de mon visage et me protégeaient un peu il me semblait. Jusqu’à ce que par réflexe, et parce que tout à coup, je ne savais plus quoi faire de mes mains, je décidais de les remettre derrière mes oreilles, me révélant au grand jour, sans protection.

Idiote, pensais-je, sentant des bouffées de chaleur s’emparer de moi. Je pris une grande inspiration, avant d’expirer par le nez et à ce moment là, je vis qu’un magazine avait été abandonné sur la table et je décidais de m’en emparer pour me donner une contenance. En me penchant pour l’attraper toutefois, mon épaule effleura le bras d’Effysia.

- Pardon, m’excusai-je par automatisme, mon cerveau conditionné par la politesse, mais ça n’arrangea pas vraiment les choses, je ne sus quoi rajouter de plus si ce n’est un pitoyable, tu ne le voulais pas ? dis-je en désignant légèrement le livre, prête à le céder sans livrer la moindre bataille, si jamais elle se décidait tout à coup à le réclamer.
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