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Horizons nouveaux [H.A]

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Elève de 3ème année

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MessageSujet: Horizons nouveaux [H.A] Mar 8 Juil - 17:36

- Tu m’expliqueras tout à l’heure, dis-je à Liam en me levant du fauteuil de la salle commune de Gryffondor. Il était en train de parler de ses cartes de chocogrenouille, et moi jusque ici, je n’avais écouté que d’une oreille, parce que je ne comprenais pas tout : ces sorciers pouvaient être tous aussi célèbres autant qu’ils le voulaient, moi je ne les connaissais pas, et de là où je venais, ils étaient d’illustres inconnus qu’on aurait certainement pris pour des hurluberlus, parce que dès que quelque chose sortait de la normalité, pour les moldus, on évoquait la folie.

Il allait bien trouver quelqu’un d’autre à qui raconter toutes ces histoires, puisqu’il avait l’air de les connaître par cœur – même la pliure qu’il y avait sur la carte de j’aioubliélenom, mais en l’abandonnant près de la cheminée je remarquais qu’il n’y avait personne que nous connaissions de présent ici. Avec un peu de chance, Marlon finirait sans aucun doute de descendre du dortoir et il serait un auditeur idéal.  Rien n’avait pourtant prédit que je traîne avec Liam parce que le seul moyen qu’il avait trouvé pour se présenter ça avait été de me faire goûter la température du lac, et si c’était je genre de rencontre qui avait de quoi vous marquer, ce n’était pas tout à fait le genre de méthode que j’appréciais. Par la force des choses parce qu’il avait été une des premières personnes, Marlon compris, avec qui j’avais discuté, c’était comme ça que le groupe s’était plus ou moins naturellement formé et à présent, je n’avais plus la même rancœur que lorsque j’avais mangé le sable du parc, le soir de la cérémonie.

Le reste de mon temps je le partageais avec Harmony. Avec elle plus que les autres, j’avais eu des facilité à communiquer parce qu’elle s’était directement dirigée vers moi, lorsqu’elle m’avait reconnu pour la bonne et simple raison que nous venions du même endroit, et que là bas, qui j’étais, ce n’était pas un secret. Avec elle rien n’était compliqué et j’étais moins déstabilisée qu’avec des enfants sorciers pour qui la magie n’avait aucun secret, donc fatalement, nous avions plus de points communs ensemble, malgré les différences persistantes à cause de la différence de nos statuts. Néanmoins, sa curiosité et son enthousiasme m’avait tout de suite mise à l’aise, comme si je n’avais aucune raison de me sentir mise à l’écart parce que nous n’avions pas vécu la même enfance, car forcément, quand je lui avais raconté la mienne, et qu’elle m’avait raconté la sienne, nous avions bien vu que nos parcours avaient totalement différés. En dépit de cela, à présent nous avions le même œil sur le paysage qui nous entourait et la même excitation au moment des découvertes, donc évidemment, je m’étais très vite sentie sur la même longueur d’ondes en sa compagnie.

C’était dimanche après midi et j’avais reçu un de ses hiboux ce matin, proposant de passer le reste de la journée toutes les deux. J’avais fini par me faire à ce moyen de communication, parce que c’était amusant donc je n’avais pas tardé à lui répondre, surtout que ce genre de correspondance rendait notre amitié un peu plus spéciale. J’avais au départ décidé de travailler mon parchemin de Métamorphose, mais j’avais tout de suite abandonné l’idée lorsqu’il avait s’agit à la place d’aller m’amuser avec mon amie. Il y avait un joli temps dehors et comme je n’aimais pas trop être enfermée à l’intérieur du château, autant en profiter. Elle était déjà présente lors de mon arrivée, installée sur une butte qui surplombait une partie du parc et je ne tardais pas à faire les mètres restant qui nous séparaient, afin de la rejoindre.

- Je suis là, annonçai-je pour lui indiquer ma présence, le sourire sur les lèvres. En sa présence, j’avais simplement l’impression de redevenir Leigh Gallagher, l’enfant chérie d’Hollywood grâce à ma mère qui avait tout réussi, sa carrière et sa vie de famille dont elle le perdait jamais une occasion de mettre en avant. Sauf que cette fois, j’en tirais tous les bénéfices, parce que ce n’était pas désagréable comme sentiment, mais en plus, je profitais de l’avantage d’avoir quelqu’un avec qui communiquer ce que je ressentais parce qu’elle était ma copine, quand jusqu’à présent, je n’en avais pas vraiment eu.

Je m’installais à ses côtés, laissant le vent s’engouffrer dans mes cheveux. Il était un peu plus frais que d’habitude, signe que l’année avançait et que le temps allait progressivement changer.

- C’est quoi la composition de ta baguette ?
lui demandai-je de façon soudaine, mais c’était parce que la question m’était apparue tout aussi soudainement. Ca me fait encore trop bizarre de me dire que tout ça existe, alors qu’il y a quelques semaines, j’ai accompagné mes parents en Australie pour l’une des premières de ma mère !

Comme pour le reste, lorsque je discutais de ma vie à cent à l’heure, je l’expliquais de façon tout à fait naturelle, sans penser que pour qui que ce soit d’autre cela puisse paraître incongrue. Poudlard à côté, même si j’adorais parce que c’était tout nouveau pour moi, ça ressemblait presque à des vacances.

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MessageSujet: Re: Horizons nouveaux [H.A] Ven 11 Juil - 0:52

- Pourquoi est-ce que je traîne avec Leigh ? C’est mon amie non ? Et aussi parce qu’elle est plein aux as, mais ça je me gardais bien de le faire remarquer à haute voix alors que je me laissais lentement glisser le long de ma chaise tout en parcourant du regard l’échiquier qui se tendait devant moi. Je n’ai jamais vraiment aimé les échecs. De là où je viens, c’était un jeu ennuyeux que seul les personnes ennuyeuse semblaient appréciées. Ici, j’étais dans la maison de l’ennui mais il fallait dire qu’au moins les échecs avaient subi une certaine amélioration. Ces dernières s’animaient au son de la voix, et se flanquer de véritable coup d’épée jusqu’à être réduit à l’état de miette avant de se reconstruire à la fin de la partie. Cela donnait un côté dynamique à ce jeu si terne.

Il m’avait fallu quelques parties avant de réellement comprendre les règles. Même si je ne gagnais toujours pas aussi souvent que je ne l’aurais souhaité, j’apprenais vite et il m’arrivait assez régulièrement de faire la différence sur mon cavalier ou l’un de mes fous. Alors que ma reine venait de sortir de sa zone de confort près du roi pour mettre son roi en échec, celui-ci semblait tout simplement moins enclin à continuer la discussion. Il fronçait les sourcils, alors que je me décontractais de plus en plus n’hésitant même pas à bailler pour montrer mon ennui alors que je pouvais déjà voir des sueurs froides perler sur le front de ce dernier.

- Tu abandonnes peut-être ? La provocation est un art, et j’eus droit pour toute réponse un grognement avant qu’il ne déplace avec dépit son roi sur la droite.

- Tu aurais peut-être dû, et mat ! M’exclamais-je haut et fort de façon à ce que la salle tout entière soit au courant de notre score.

C’est ce moment-là que choisit America pour sortir de l’ombre. Elle était assez impressionnante pour une première année, et alors que le trimestre venait à peine de commencer elle semblait déjà collectionner les bonnes notes aussi rapidement que son frère collectionnait les chocogrenouilles. Elle prit une mine assez dépitée, avant de déplacer les pions tels qu’ils étaient trois tours auparavant, et elle corrigea l’erreur monumentale de mon adversaire.
- Si tu avais fait ça, tu l’aurais mat en deux coups. Concluait-elle avec une certaine suffisance dans le ton de sa voix. Il n’y avait pas à dire cette fille était brillante, et elle aimait le montrer. Comme un paon qui déploie ses ailes multicolores pour impressionner les femelles, elle n’hésitait pas à pointer du doigt les erreurs des simples mortels. Beaucoup se sentait insulté, moi je me sentais honoré d’être en sa présence. Si Leigh m’intéressait pour ses origines, ce qui me fascinait chez elle c’était son cerveau et je n’étais pas peu fière de l’avoir ajoutée à ma collection « d’amies ».

- Mais il ne l’a pas fait ! Donc j’ai gagné. Renchéris-je en remuant un peu plus le couteau dans la plaie de mon adversaire qui venait d’apprendre qu’il aurait pu me battre si seulement il s’était montré un peu plus malin. America c’était dirigée vers le sofa, où elle s’y installa pour lire tranquillement un bouquin. C’est ce que faisait la plupart des Serdaigles, mais elle était différente. C’était l’ordinateur central de la promotion, une entité tellement supérieur que personne n’arrivait à avoir des notes aussi impressionnantes qu’elle. C’était d’ailleurs assez surprenant quand on savait que son frère était dans le bas du peloton au classement individuel.

Me levant de ma chaise en bois qui commençait à me faire atrocement mal au bas du dos, je me promettais intérieurement de ramener un coussin pour la prochaine partie. Je me glissais aux côtés de Collins et en l’observant de plus près je ne pouvais que souligner la dureté de son expression quand celle-ci se concentrait à la tâche.

- Tu es trop intelligente, mais tu ne t’arrêtes jamais ? La flatterie faisait partie des cordes dont mon arc disposait. Je me laissais m’enfoncer dans le sofa avant de plonger mon regard dans le sien qui s’était redressé alors que je venais de lui adresser la parole. Elle avait de magnifiques yeux bleus et quelque chose en moi avait envie de les arracher.

- Non, et tu devrais probablement en faire autant. Elle souriait en m’indiquant du bout du nez la bibliothèque que Mr Grant avait fait installer dans la salle commune. Sur ce, je secouais la tête de gauche à droite en éclatant de rire.

- Non, ce n’est pas comme si j’avais une chance de rattraper ton niveau. Répondis-je en me redressant. J’époussetais les pans de mon jean avant de lui lancer un clin d’œil. Ce dont j’ai réellement besoin c’est d’un peu d’air frais. Finalement je sortais de la salle commune.

À peine sortit je me rendais compte à quel point tous ces cerveaux en ébullition réunis dans une seule pièce la réchauffait terriblement. Il faisait nettement plus frais à l’extérieur de cette fournaise de neurones, et je me sentais aussi libéré parce qu’un dimanche après-midi n’était pas fait pour s’ennuyer à mourir dans la salle commune. Heureusement pour moi j’avais prévu le coup, et j’avais déjà prévenu Leigh que l’on allait passer du temps ensemble dans le parc. J’étais arrivée en avance, et je m’étais déjà posée en l’attendant tranquillement en regardant mes pieds au sommet d’une petite bute.
- Je suis là, finit par annoncer une petite voix derrière moi. Leigh avait le sourire aux lèvres, que je calquais aussitôt sur le mien en y inculquant une certaine notion de surprise même si je ne l’étais pas vraiment. Entre elle et moi, c’était entièrement superficiel, mais ça elle ne le savait pas. Elle s’était installée à mes côtés alors qu’une légère brise venait gonfler ses cheveux. Je reconnaissais dans ce visage enfantin tous les traits de sa mère, à la différence de deux grains de beautés qui la distinguait de cette dernière.
- C’est quoi la composition de ta baguette ?
Là sur le coup elle m’avait quelque peu surprise et mon étonnement n’était plus feinte. Ça me fait encore trop bizarre de me dire que tout ça existe alors qu’il y a quelques semaines, j’ai accompagné mes parents en Australie pour l’une des premières de ma mère.
- Je comprends. Pour moi non plus ce n’est pas forcément facile. Je rentre d’Éthiopie de mon côté. Annonçais-je comme un rapprochement, un message subliminal pour lui indiquer que nous venions toutes les deux du même monde.

- 23 centimètre, bois de bouleau et plume de phénix. Je ne voyais aucun intérêt à lui mentir sur les composants de ma baguette. Et la tienne ? Il faut absolument que tu me dises comment c’était l’Australie !
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MessageSujet: Re: Horizons nouveaux [H.A] Lun 14 Juil - 19:45

-Tu ne peux pas faire comme les autres enfants ? demandait ma mère, à fleur de peau, lorsque je restais complètement stoïque à l’effervescence qui se passait tout autour de moi et que je répondais pas aux critères qu’il était coutume de voir chez les personnes de mon âge. La plupart du temps, je me contentais de lui jeter un coup d’œil désabusé, demeurant sans réaction, avant de lever les yeux aux ciel et de ne révéler aucun signe que ses prières allaient être entendu.

- Ben non. Mais rien qui ne puisse l’énerver de toute façon, parce que déjà, elle ne m’écoutait plus, allant déverser ses plaintes à une oreille plus attentive et parce qu’elle était bien trop occupée à se soucier de sa propre personne pour s’inquiéter de moi lorsque je n’étais pas dans ses pattes. Ben non je ne pouvais pas faire comme les autres enfants, parce que je n’étais pas comme les autres enfants et que le milieu de vie qu’elle m’imposait, ainsi que son comportement et tout ce qui englobait notre famille faisait que c’était impossible, et même si j’avais suivit ses conseils, j’étais persuadée que par esprit de contradiction elle aurait trouvé de quoi maugréer que mon comportement ne devait surtout pas lui porter préjudice. Je suivais sa ligne de conduite, parce que c’était celle que j’avais toujours connue et qui me faisait réagir de manière systématique. Au milieu d’adulte de manière constante, je ne pouvais que reproduire leurs gestes et leurs paroles d’adultes. Les conséquences que cela pouvait avoir sur moi ensuite… C’était la raison de ses réprimandes.
Je n’avais rien contre ma mère. C’était juste que nous rien à nous dire, rien à partager.

Les autres enfants avaient des amis, et je connaissais quelle était leur vie d’adolescent tout ce qu’il y a de plus banale à travers l’énorme écran plat qui trônait au centre du mur du salon tout aussi imposant, lorsque mes fréquentations à moi, et j’en vu du monde, étaient toutes, sauf amicales, car s’il y avait des sourires en surface, tout le reste était fragmenté par ce code qu’on m’avait greffé à la naissance. Et à Poudlard tout le monde avait des amis, ou alors tout le monde était amené à s’en faire, et peu à peu, je devenais ces autres enfants…

- Je comprends. Pour moi non plus ce n’est pas forcément facile. Je rentre d’Éthiopie de mon côté.

Moi qui me pouvais me vanter d’avoir vu pas mal de pays, pour autant, l’Ethiopie n’en faisait pas partie. J’étendis mes jambes dans l’herbe bien grasse du parc. Dans notre maison en Irlande, nous étions entouré également par la nature et le paysage différait totalement des grandes villes dans lesquelles j’avais grandit.

- 23 centimètre, bois de bouleau et plume de phénix. Et la tienne ?

A ces mots, je sortis ma propre baguette magique pour la faire glisser entre mes doigts, toujours encore un peu interpellée de me dire qu’un simple bâton comme celui ci pouvait être amené à produire de la magie.

- La mienne doit paraître immense à côté, elle fait 34 centimètres ! Et elle est en bois d’orme, elle est fait en crin de licorne. Quand même, comment le fait de combiner tous ces éléments pouvait bien générer autant de fantastique ?

Je ne pus m’attarder sur ces interrogations que j’avais bien envie de partager avec Harmony, car nous avions toutes les deux été ignorantes pendant onze ans, nous faisions nos découverts en même temps et c’était génial, parce que du coup, j’étais moins paumée. A la place, elle enchaîna directement, la voix un peu plus curieuse et pressante :

- Il faut absolument que tu me dises comment c’était l’Australie !


C’était dans des moments comme celui ci que je notais vraiment la différence entre elle et moi. Défilaient sous mes yeux tellement de choses, qu’il s’agisse de rencontres ou de paysages que j’en étais presque anesthésiée sur le fait d’avoir un avis tranché sur mes préférences sur tel ou tel lieu – il m’arrivait même parfois de faire des confusions dans mon esprit à cause du surplus d’informations. Lorsque je parlais avec Harmony, je voyais bien qu’elle n’avait en plus pas du tout le même regard sur ma vie que je ne l’avais, forcément, rien n’aurait normalement prédit que nous nous fréquentions un jour, et ça se sentait dans des expressions, questions ou paroles. Elle avait même des réflexions parfois qui me laissaient penser qu’elle en savait plus sur ma mère que moi même et je m’étais demandée si c’était normal, bizarre ou pas.

- Le truc, c’est que je n’ai pas forcément le temps de voir grand chose. J’y suis déjà allée plusieurs fois, mais c’est toujours pour des durées très courtes, pour des premières que fait ma mère ou des choses comme ça, alors ça ne dure pas longtemps. De mon côté je ressentais aussi cette différence entre l’expliquer à mon amie qui m’écoutait vraiment raconter mes histoires et les journalistes dont les mêmes questions revenaient sans arrêt, est-ce que j’avais vu le film dans lequel ma mère avait joué, qu’est-ce que je pensais du pays et des habitants, et que je répondais avec des phrases que j’avais appris au préalable par cœur parce que dans le cas contraire, j’étais incapable de développer une argumentation et il n’y avait aucun naturel dans ces interview par rapport à ici. Si, on s’est quand même baladé un soir sur les plages australiennes, je me retins au dernier moment de dire que nous avions attiré l’attention de peu d’avoir l’air un peu prétentieuse.

Etre avec Harmony me remettait à la fois dans le contexte que j’avais toujours connu, à savoir celui de l’enfant célèbre par le biais de l’un de ses parents car c’était ce que laissait souvent sous entendre son comportement – nous ne venions pas du même monde. Mais toutefois cependant, à présent que nous étions toutes les deux à Poudlard, nous étions sur le même pied d’égalité, et j’apprenais vraiment ce qu’était la vie en communauté ainsi que le partage.

- Par contre, c’est dur de prendre les nouvelles habitudes qu’il y a ici,  lui confiai-je. Pouvoir parler à quelqu’un sur tout ce que je ressentais, c’était quand même super. Devoir se lever tous les jours pour aller en cours, c’est pas facile, surtout pour garder ce rythme là comme c’est toujours le même. Et j’ai un peu de mal avec tout ce qu’ils nous imposent, j’aime pas trop quand il y a trop de règles. Là était le revers de la médaille – j’étais traité comme quelqu’un de mon âge à l’école, mais je devais bien admettre que les inconvénients étaient nombreux et je n’étais pas persuadée de réussir à m’y accomoder…

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MessageSujet: Re: Horizons nouveaux [H.A] Sam 19 Juil - 1:44

Souvent je me déconnectais de la réalité, mais jamais je ne restais bien loin de l’endroit où était posé mes pieds. Je pensais, je réfléchissais, je m’accommodais sans cesse à mon entourage pour en tirer un bénéfice maximum. La situation actuelle n’était que trop ressemblante à ce qu’avait toujours été ma vie de parasite. La vie que m’avait enseignée ma sœur. Parfois je me demandais si les choses auraient pu être différentes. Parfois je la revois allonger dans le sable de la plage à côté de moi… Parfois je l’entends même entre le bruit des vagues qui venaient s’écraser à quelques mètres de moi. Elle me répétait sans cesse la même chose dans une espèce de semi-mélancolie qui lui était tellement étrangère. Comme si quelque part elle regrettait vraiment ce qu’il s’était passé.
- Dis, tu me pardonnes ?
- Bien sûr. Que non. Parce que c’était tout simplement au-dessus de mes forces, mais que j’étais bien incapable de ne pas mentir lorsqu’elle me posait la question.
- Pourquoi ? Je prenais une longue inspiration… Pourquoi ? Je n’étais pas forcément portée sur les questions sentiments… Pourquoi si… Pourquoi non… J’avais tout juste envie de dire parce que. Parce qu’elle m’avait abandonné, parce que c’était elle qui m’avait toujours indiqué la route à suivre et que ce jour-là elle s’était enfuie sans moi. J’en avais assez voilà pourquoi.

- Parce que tu es ma sœur. Lorsque l’on commence à mêler mensonge et réalité on finit par ne plus vraiment savoir où l’on est. Elle était bel et bien ma sœur aînée et c’était bien là le problème. Je fermais à nouveaux les yeux sur ce paysage paradisiaque pour de nouveau faire face à Leigh. Leigh qui n’avait quasiment pas bougé, si ce n’était qu’elle avait sorti sa baguette magique comme pour me la montrer.
- La mienne doit paraître immense à côté, elle fait 34 centimètres ! Et elle est en bois d’orme, elle est fait en crin de licorne. En effet elle était énorme. Je plaçais ma propre baguette à côté de la sienne dans ses mains pour les comparer. Ce n’était pas les deux seules choses qui nous distinguait, Leigh avait tout elle. Elle n’avait pas besoin de jouer la comédie comme moi, elle était dans le vrai et moi pas.

- Ce n’est pas la taille qui compte, c’est comment on s’en sert ! Je me rendais bien compte que ce que je venais de dire n’avait aucun sens, mais c’était suffisant pour maintenir l’illusion que je favorisais une conversation active entre nos deux êtres. La licorne te va bien. J’ai lu que c’était l’un des êtres les plus purs du monde magique. On dit même que leur sang a des vertus curatives formidables mais que l’acte même de tuer une licorne est puni par la nature elle-même. J’avais beau ne croire qu’à moitié ces histoires à dormir debout je partageais le peu de science que j’avais pu extraire de mes beaucoup trop nombreuses heures passé à écumer des livres pour me faire passer pour une Serdaigle normale.

- C’est plutôt cool quand tu te rends comptes que ça veut dire que la créature même qui a donné le crin qui a permis la fabrication de ta baguette est en quelque sorte bénie des dieux. Ça rend mon phénix un peu ridicule à côté. Je me montrais sympathique, je la mettais en haut du podium entre nous deux parce que c’était là qu’elle avait l’habitude d’être. Si vous demandiez à la plupart des gens qui croient me connaître, la plupart vous dirons que je suis comme ça : enjouée, ouverte et posée. Toujours prête à mettre la main à la patte quand c’était nécessaire et j’évoluais sans cesse dans le sourire et la bonne humeur.
- Le truc, c’est que je n’ai pas forcément le temps de voir grand-chose. J’y suis déjà allée plusieurs fois, mais c’est toujours pour des durées très courtes, pour des premières que fait ma mère ou des choses comme ça, alors ça ne dure pas longtemps. Si, on s’est quand même baladé un soir sur les plages australiennes. Comme si j’allais la plaindre, elle et sa vie de rêve. Néanmoins je prenais une mine concernée alors qu’elle me révélait comme ça insouciamment une partie de son passé. On apprend pas mal de chose sur une personne lorsqu’on l’écoute parler. Ses goûts, ses réactions, son appréhension face aux pressions quotidiennes. Leigh n’entrait pas dans les catégories de personnes que j’avais l’habitude de fréquenter. D’habitude je me contentais des fils et des filles des supérieurs de mon père de qui je profitais allègrement et avec très peu de tact. Avec Leigh les choses devaient être plus doucereuse, mais aussi un poil plus brusque si je voulais vraiment arriver à mes objectifs. Elle était du genre à se perdre dans sa propre perception du monde, et malgré sa gentillesse elle ne cessait jamais réellement de rabâcher à quel point une vie « normale » ne lui convenait pas sans même se satisfaire de la vie de star qu’elle menait. J’aurais pu prendre cela pour de l’égoïsme, mais je comprenais que c’était seulement dû à l’écart culturel. Même moi qui m’adaptait assez facilement à tout je ne pouvais m’empêcher de remarquer la différence notable que je remarquais entre les sangs-purs et moi.

- La prochaine fois tu devrais m’inviter. Je suis certaine qu’il y aura moyen d’y faire la fête et j’adorerai me promener au bord des plages australiennes avec toi.
- Par contre, c’est dur de prendre les nouvelles habitudes qu’il y a ici. Devoir se lever tous les jours pour aller en cours, c’est pas facile, surtout pour garder ce rythme là comme c’est toujours le même. Et j’ai un peu de mal avec tout ce qu’ils nous imposent, j’aime pas trop quand il y a trop de règles.
- Je ne crois pas que personne n’aime toutes ces règles… A part peut être mon directeur de maison. Mais il y a aussi une règle secrète… Je me penchais en avant pour et je tendais mon cou jusqu’à ce que mes lèvres soient en contact direct avec le lobe de l’oreille de l’enfant star. Un frisson de joie me parcourut l’échine alors que je franchissais les frontières les unes après les autres créant cet espace de fausse intimité entre elle et moi. Tout est permis tant que tu ne te fais pas attraper. Un murmure, comme un baiser qui venait se loger dans le creux de son oreille. Je me séparais d’elle en affichant une mine clairement satisfaite.

- Mais après cela ne marche que si l’on a le courage de le faire. Tu es une Gryffondor alors je ne me fais pas trop de soucis pour cela.
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MessageSujet: Re: Horizons nouveaux [H.A] Jeu 24 Juil - 19:29

Aux côtés d’Harmony, je me sentais parfaitement dans mon élément, parce qu’elle agissait avec un naturel que d’une certaine, je lui enviais, parce que dans mon cas, cela faisait bien longtemps que j’avais perdu toute spontanéité dans mon monde où le contrôle était le maître clé de toute réussite et que de le perdre ne serait-ce qu’un instant pouvait être fatal. Ma mère était toujours tirée à quatre épingles et tenait à ce que ce soit mon cas à moi aussi – à Poudlard, c’était toujours le cas, et j’étais l’une des rares filles du dortoir à emplir complètement l’armoire dont je disposais pour ranger mes affaires de vêtements que j’avais emmené avec moi. Mon amie amenait les choses ainsi que la conversation avec une facilité déconcertante, ce qui ne pouvait que me pousser à faire pareil et cela m’aidait à me lâcher assez vite lorsque j’étais avec elle, comme si quelque part notre rencontre était écrite. Son arrivée en fanfare lorsqu’elle m’avait reconnu m’avait rappelé qui j’étais au milieu de cette foule de sorcier dans laquelle je me fondais un peu dans la masse. Si ici j’étais une élève de Gryffondor qui entrait à Poudlard pour sa première année, en dehors, je restais toujours Leigh Gallagher et finalement, je prenais cela comme étant un challenge, celui de gérer sur tous les fronts des deux vies que j’allais à présent mener pendant un certain temps je crois.

- Ce n’est pas la taille qui compte, c’est comment on s’en sert ! La licorne te va bien. J’ai lu que c’était l’un des êtres les plus purs du monde magique. On dit même que leur sang a des vertus curatives formidables mais que l’acte même de tuer une licorne est puni par la nature elle-même.

Les paroles d’Harmony étaient rassurantes, alors j’en conclus qu’elles ne pouvaient être que pertinentes, donc je ne mis pas longtemps à me ranger de cet avis. Tout à coup, face à ses paroles, je me sentais importante, pas comme quand on me mitraillait de flash pour savoir qui allait prendre le plus beau portrait de famille de moi et ma mère lorsque je faisais des apparitions avec elle, mais parce qu’il s’agissait de quelque chose qui me caractérisait moi, que ma baguette magique était unique… Et donc un peu moi aussi. Ce que m’apprenait mon amie me faisait rêver, et me fis également songer à cette discussion que j’avais eu avec Marlon à propos des licornes, et qu’il s’était moqué. Je les voyais encore plus précieuse qu’avant, et j’osais à peine serrer mon poing contre ma baguette magique à présent.

- Je ne savais pas que les baguettes nous correspondaient vraiment. Enfin…
me repris-je parce que je ne voulais pas non plus passer pour une idiote, quand Harmony, elle semblait savoir de quoi elle parlait, quand c’était encore une grosse lacune pour moi, et je me dis que si c’était le cas, c’était que j’étais en retard sur elle et qu’il fallait que je me rattrape très vite. Si, mais je pensais pas qu’il y avait des histoires si pointues derrière. Je me demande comment on a pu avoir l’idée d’associer telle et telle chose ensemble, pour inventer les baguettes, m’interrogeai-je à haute voix, curieuse, et désireuse d’avoir une réponse, mais frustrée parce que c’était impossible.

- C’est plutôt cool quand tu te rends comptes que ça veut dire que la créature même qui a donné le crin qui a permis la fabrication de ta baguette est en quelque sorte bénie des dieux. Ça rend mon phénix un peu ridicule à côté.


Cette réflexion poussa la mienne à me dire qu’il fallait que je fasse vraiment meilleur usage possible de mon outil. J’étais enchantée d’avoir cette baguette magique plutôt qu’une autre, car à présent, je ne voulais échanger la mienne pour rien au monde.

- Les phénix, c’est quand même génial, ils peuvent renaître de leurs cendres… Mais je me tus, avant de reprendre, mais c’est vrai ça aussi tu crois ? C’était ce que les moldus disaient mais j’avais vite compris que ce qu’ils croyaient de la magie ne s’appliquait pas toujours.

Mais bon, quand même. Si je n’en fis pas part à Harmony, je préférais que ma baguette contienne du crin de licorne, que quoi que ce soit d’autre.

Ce qui était certain, c’était que ce n’était pas de ce genre de spécimen qui me faisait malgré tout rêver – est-ce que j’allais avoir l’occasion de voir un vrai phénix ? S’ils entraient dans la composition d’une baguette, c’était qu’ils étaient abordables un minimum non ? il ne pouvait pas y en avoir un pour apparaître là maintenant, comme ça, pouf ? – qu’on allait retrouver sur les côtes du continent Australien.

- La prochaine fois tu devrais m’inviter. Je suis certaine qu’il y aura moyen d’y faire la fête et j’adorerai me promener au bord des plages australiennes avec toi.


Une douce chaleur fit frétiller la peau de mes bras à l’entente de cette proposition. C’était un truc que je n’avais jamais fait, et je m’étais toujours demandé ce que ça faisait d’avoir des choses à partager avec une personne, et aussi d’entretenir ce contact privilégié avec à travers des sorties ou des invitations de ce genre – j’en voyais plein à la télé, que je regardais beaucoup parce que c’était le seul apprentissage de la vie d’ado que j’avais. Alors pouvoir le faire à mon tour ? J’étais surtout ravie que mon amie ait eu cette initiative la première, parce que ça voulait dire qu’elle en avait le désir elle aussi et je me dis qu’elle ne me voyait pas non pas comme les autres, c’est à dire comme une enfant star qu’on ne pouvait pas approcher, mais au contraire qu’elle s’intéressait à moi, puisqu’elle avait eu la démarche de m’interpeler la première et puis on passait tout notre temps possible ensemble ou presque. J’étais sa copine Leigh et j’adorais déjà penser ça.

- Oui bien sûr ! On pourra faire ça pendant des vacances
, suggérai-je, mon cerveau réfléchissant à mille à l’heure sur ce que nous pourrions faire. Mais maintenant qu’on habite en Irlande, je pense que ce sera à la maison là bas. J’en parlerai à mes parents dans ma prochaine lettre, assurai-je d’ores et déjà même si ce n’était qu’une formalité, parce que maman était toujours trop occupée par elle même pour se soucier de moi et papa ne me refusait rien qui puisse me faire plaisir.

Pas comme à Poudlard qui nous parquait comme si nous n’étions que de vulgaires moutons. Je trouvais cette sensation très étouffante, surtout lorsque justement, je pensais à l’Irlande et les grands espaces qu’il y avait là bas où je pouvais aller partout. Ici, je sentais bien que c’était différent, et malgré la magie qui rendait tout plus merveilleux, je ne pouvais m’empêcher d’être contrariée par toutes ces contraintes.

- Je ne crois pas que personne n’aime toutes ces règles… A part peut être mon directeur de maison. Mais il y a aussi une règle secrète…
je ne pus réprimer le frisson qui me parcouru toute entière lorsque je sentis ses lèvres effleurer ma peau. Pourtant ce n’était pas une sensation désagréable, et pourtant, je n’aimais pas trop les contacts de ce genre qui me faisaient bondir en temps normal, mais il fallait dire que le ton qu’employait Harmony en même temps était tellement hypnotisant… Tout est permis tant que tu ne te fais pas attraper. Je fermai les yeux pour écouter le reste, n’osant plus bouger, comme si quelque chose d’important allait se produire dans les secondes à suivre.

Je ne me détendis que lorsque Harmony elle même s’écarta. La connexion venait d’être rompue, mais je me sentais encore un peu bizarre, fatiguée, mais le genre de celles que l’on savoure. Mais dans l’idée j’étais d’accord après tout, me sentant paradoxalement requinquée par ses paroles parce que sa témérité venait se propager jusqu’à moi, comme si tout à coup j’étais capable de tout, parce que tout était réalisable.

- Mais après cela ne marche que si l’on a le courage de le faire. Tu es une Gryffondor alors je ne me fais pas trop de soucis pour cela.

Je clignai plusieurs fois des paupières dans sa direction avant de garder mes yeux dans les siens en haussant un petit sourcil provocateur, sans lui dire qu’elle avait touché la corde sensible de mon orgueil – quand il était testé, je me sentais prête à accomplir n’importe quoi pour le faire aller en repos de nouveau. Evidemment, je n’allais sûrement pas me défiler, même s’il fallait passer au delà des règles, encore moins quand Harmony elle, était aussi prête à le faire !

- J’ai pas peur, lui confirmai-je avec assurance. Je fis rouler machinalement ma baguette que j’avais toujours dans les mains avec une certaine aisance – elle remplaçait le téléphone portable que j’avais à la maison qui jouait toujours entre mes doigts. Je crois même que je vais regarder à quoi ressemble les couloirs de Poudlard, et le parc aussi…  je fis durer volontairement le suspens, avant d’ajouter, ce soir. J’attendais que la Serdaigle marche, ça allait de soit. Et toi, est-ce que tu respectes tout ce que ton directeur de maison te dit ?

Harmony était ma copine d’accord, mais j’étais bien prête à ne pas me laisser faire et lui montrer que si javais envie, je pouvais être très forte à ce petit jeu là !! Plus qu’elle ? A voir…

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MessageSujet: Re: Horizons nouveaux [H.A] Jeu 7 Aoû - 1:40

C’est difficile de louper les personnes vraiment charismatiques. Malgré tout ce que l’on pouvait dire sur Leigh elle rentrait dans la case des personnes qui attirent le regard et la seule personne encore capable d’attirer plus de regard qu’elles dans une classe n’étaient autre qu’une serpentarde qui jouissaient de ses gênes de demi-vélane pour asservir tout un genre à sa propre cause. Leigh était magnifique, fantastique même. Extraordinaire pas parce qu’elle était Leigh, mais parce qu’elle était Gallegher, la fille de, l’enfant roi promit a un avenir rayonnant. Un parti sûr, une fille qui avant même d’avoir un prénom avait déjà tout réussit et le plus surprenant dans tout ça c’était que malgré tout elle était restée simple, sympathique, gentille et attachante. Avant même d’apprendre à connaître la fille je m’attendais à devoir passer le reste de mes journées à insulter chaque membre de l’école en énonçant à voix haute chaque défaut visible et superficiel de ces derniers, mais c’était presque l’inverse qui se passait avec elle et même si je m’y étais rapidement habitué je ne pouvais m’empêcher de trouver ce trait de caractère particulier, presque dérangeant même. Un peu comme si l’on me faisait réciter l’alphabet à l’envers, ce qui est loin d’être impossible mais pas forcément pratique.

Elle était pourtant un livre ouvert quand on se penchait réellement sur la question. Peut-être pas véritablement ouvert, comme certaines autres filles pouvaient l’être mais elle était loin d’être une lecture difficile. Ses yeux, son corps, révélaient énormément sur elle. Son champ lexical trahissait l’enfant qui sommeillait en elle, et même si je n’étais pas vraiment loin de cette enfant là que je décrivais, elle avait gardé cette juvénilité qui m’avait quitté quelques mois auparavant. Jalouse ? Complètement. Mais cela n’était pas un crime légal, mais plus un ressentiment incontrôlé. Condamné par la religion certes, mais je n’étais pas vraiment religieuse non plus. Alors si cela n’était pas interdit c’était que cela devait être permit, et j’emplissais chacun de mes pores de cette jalousie extrême pour regarder le plus aimablement possible la jeune fille face à moi, parce que c’était mon rôle en tant que meilleure amie. La bienveillance, le souci de l’autre et tous ces autres trucs que je me devais de garder en apparence pour garder cette place ô combien privilégié à évoluer dans son ombre.

Elle semblait détendu, rassurée et c’était tant mieux. Cela voulait dire que quelque part, quoi que j’étais en train de faire jusque-là je le faisais bien et cela me suffisait à continuer mon petit manège. Si quelque chose n’est pas cassé, ne cherche pas à le réparer. De toute façon la casse était souvent un point de non-retour. L’être humain dans sa toute suprématie consciencieuse était en réalité un animal bien capricieux et particulièrement têtu. Tant que l’harmonie régnait, je régnais, et ce sans mauvais jeu de mot. Comme une surfeuse face à une mer agitée, il ne tenait qu’à moi de prendre la bonne vague et éviter l’éventuel tsunami qui pourrait tout ravager. Parce que c’était ça le seul véritable ennui que je craignais : le cataclysme, une catastrophe imprévu qui viendrait saccager les fondations de l’avenir que je planifiais avec Leigh. Un léger crispement presque imperceptible de mes mains qui se refermèrent soudainement sur l’herbe verdoyante alors que Leigh brisait le silence en reprenant la parole m’aidant à masquer ainsi toute ombre de tracas sur mon visage lisse.
- Je ne savais pas que les baguettes nous correspondaient vraiment. Enfin… Si, mais je pensais pas qu’il y avait des histoires si pointues derrière. Je me demande comment on a pu avoir l’idée d’associer telle et telle chose ensemble, pour inventer les baguettes. Je fronçais les sourcils réfléchissant à la question. Certes j’avais lu quelque bouquin qui me permettait de faire illusion en cours et surtout pendant ceux de Grant, mais je n’avais rien qui explique clairement le pourquoi du comment les sorciers en était arrivé à l’usage de la baguette. Je tentais la réponse bateau, celle qui passait probablement partout et que l’on retrouvait dans plusieurs films qui passaient au cinéma.

- De grands pouvoirs impliquent de grande responsabilité, expliquais-je en tentant de répliquer la mine sérieuse de l’oncle Ben expliquant à Peter Parker qu’il ne faut pas frapper les gens à son lycée. Enfin, tu vois ce que je veux dire non ? Le pouvoir ne vaut rien sans contrôle, et même si la magie est en nous il fallait un moyen de la canaliser. Ils se sont probablement juste demandé quels élément contiennent naturellement de la magie et sont capable de la maîtriser et comment les liés et ils en sont arrivés à ça. Je tendais mon bout de bois à Leigh qui n’en était pas un puisqu’il s’agissait de ma baguette. J’étais plutôt fière de ma réponse parce qu’elle était quand même logique et même si elle était probablement incomplète elle répondait plus ou moins à l’interrogation de Leigh qui peinait à serrer sa propre baguette dans son poing à présent alors que j’éclatais franchement de rire à l’idée de ma propre interprétation.
- Les phénix, c’est quand même génial, ils peuvent renaître de leurs cendres… mais c’est vrai ça aussi tu crois ? Je prenais bien soin de compter jusqu’à cinq dans ma tête avant de répondre. Il fallait toujours laissait un temps d’adaptation à l’autre si on ne voulait pas apparaître comme trop vive, trop hyperactive où quoi que ce soit. Le temps était un élément important de ce que je faisais, il permettait de réguler la température, refroidir ou réchauffer une conversation, un état d’âme, accentuant la pression ou au contraire la relâchant.

- J’espère que c’est vrai, sinon tout ce que je t’ai raconté sur les licornes doit être faux aussi. Ma réponse était toujours accompagné de ce même sourire, celui-là même que j’avais assigné à Leigh tout particulièrement. En demi-teinte, apparemment sincère et avenant.

Elle buvait mes paroles comme l’alcoolique sa vinasse. Elle frémissait, frétillait légèrement et semblait satisfaite de ce qu’elle entendait. Je comprenais en cet instant que ce que recherchais la jeune fille ce n’était rien d’autre qu’un peu de normalité. Un évènement banal qui viendrait chahuter avec son extraordinaire quotidien. J’en étais heureuse parce que c’était quelque chose que j’étais en mesure de lui offrir.
- Oui bien sûr ! On pourra faire ça pendant des vacances, Mais maintenant qu’on habite en Irlande, je pense que ce sera à la maison là bas. J’en parlerai à mes parents dans ma prochaine lettre. Je n’insistais pas parce qu’elle semblait me l’assurer. Ca ne servait à rien d’enfoncer un clou déjà planté, et je n’étais pas du genre à m’accabler d’activité non-productive. J’étais même assez sélective au niveau du choix de ces dernières. Un hochement de tête de ma part suffit à décaler la conversation sur un autre sujet, un autre sujet qui la fit frémir, frissonnait même alors que mes paroles venaient directement frapper sa tempe pour une ligne droite vers son cortex.

Le poisson avait mordu à l’hameçon. Déjà Leigh me regardait avec une expression bien particulière. Sourcil relevé, paupières en warning, elle avait mordu à pleine dents l’appât que je laissais trainer dans l’eau et lutait à présent contre la ferraille de l’hameçon. Tout ce qu’il me restait à faire c’était remonter la prise tant qu’il était encore temps.
- J’ai pas peur. Je crois même que je vais regarder à quoi ressemble les couloirs de Poudlard, et le parc aussi… Ce soir. Et toi, est-ce que tu respectes tout ce que ton directeur de maison te dit ? Et tout cela c’était parfait pour moi, parce que les relations ne pouvaient que se renforcer dans la félonie. Je le savais parce que c’était comme ça que je m’étais moi-même liée avec ma sœur.

- Je passerais nettement plus de temps dans la bibliothèque si c’était le cas, affirmais-je en lui donnant un léger coup de coup amical avant de m’installer en tailleur. Mon regard se perdit quelque peu dans l’horizon alors que je maintenais quelques secondes de plus le suspens que j’avais instauré. Le ciel, à l’origine bleu commençait à s’obscurcir depuis le début de notre conversation, et j’étais prête à mettre ma main à couper que ce dernier n’allait pas tarder à lâcher un léger crachin si familier à cette partie-là du pays. Je me demande à quoi va ressembler le château ce soir. En attendant j’ai bien peur qu’il ne se mette à pleuvoir, le temps à l’air de changer rapidement en Grande Bretagne. On rentre ?  Mais à peine avais-je terminé avec cette phrase qu’une première goutte vint s’écraser sur mon nez. Par réflexe, je retirais ma veste pour la tendre au dessus de ma tête invitant Leigh pour que nous puissions rejoindre le château au pas de course le sourire aux lèvres.
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MessageSujet: Re: Horizons nouveaux [H.A] Sam 9 Aoû - 13:30

- De grands pouvoirs impliquent de grande responsabilité. Enfin, tu vois ce que je veux dire non ? Le pouvoir ne vaut rien sans contrôle, et même si la magie est en nous il fallait un moyen de la canaliser. Ils se sont probablement juste demandé quels élément contiennent naturellement de la magie et sont capable de la maîtriser et comment les liés et ils en sont arrivés à ça.

J’ai de la chance. C’est ce que je pus m’empêcher de songer en écoutant Harmony parler des baguettes magiques, buvant ses paroles comme un précieux élixir, et réservant un emplacement dans ma boîte crânienne pour tout ce qu’elle avait l’habitude de me raconter. J’aimais entendre s’échapper de sa bouche la mélodie de sa voix qui avait un rythme différent, selon si elle était en train de sourire en même temps qu’elle parlait, si elle était plus moqueuse, ou bien lorsqu’elle était lancée dans ses explications, laissant transparaître le savoir qu’elle avait acquis et qu’elle partageait à présent avec moi. Elle était ma première véritable amie, alors elle apparaissait comme d’autant plus précieuse, parce que cette connexion qui nous liait, comme je ne l’avais jamais connu avec d’autre, elle ne pouvait être qu’unique et de bon augure. C’était cette spécificité même qui me faisait dire que tant mieux si nous avions été amenées à discuter ensemble. Je me laissais guider sur cette route que nous parcourions avec plaisir, capturant tous ces instants nouveaux et qui m’avaient été jusque là étrangers, ne faisant qu’augmenter un peu plus leur valeur à chaque fois. Cela ne faisait pas si longtemps après tout que nous nous connaissions, mais cette fusion rendait presque obligatoire cette amitié que je ne me voyais partager avec personne d’autre si ce n’est elle, comme si je refermais un bijou précieux dans son écrin pour le protéger des regards indiscrets. Autant que j’aimais ce sentiment de l’instant présent, j’appréciais tout aussi de me glisser dans les draps rouge et or de mon dortoir le soir tout en pensant à ce que j’allais pouvoir lui raconter le lendemain, rendant la perspective d’aller en cours de potions presque agréable, lorsqu’il y a quelqu’un pour vous supporter à vos côtés.

Le désir de ne pas décevoir était présent alors je n’eus pas vraiment de mal à rentrer dans la provocation, créée par Harmony. Après tout, je ne voyais pas pourquoi on nous interdisait de nous promener dans les couloirs la nuit, alors que je n’avais jamais connu de telles barrières. Il n’y avait rien d’assez dangereux pour me faire réfléchir plus longtemps à cette question et peser le pour et le contre, parce que la décision était déjà prise. Je n’avais pas peur. Je n’avais pas envie de me faire prendre, mais je n’avais pas peur, parce que la Serdaigle serait là elle aussi. Le monde de la nuit et ses lumières qui craquent dans tous les coins, je connaissais bien, même en Irlande, là où nous habitions c’était un peu différent parce que les nuits étaient très noires, quoique elles étaient illuminées d’une autre manière au moyen de la lune et des étoiles. A Poudlard, qui était un peu reculé de tout, c’était pareil. Tous les secrets invisibles la journée étaient révélés le soir, et j’avais hâte de pouvoir les découvrir.

- Je passerais nettement plus de temps dans la bibliothèque si c’était le cas. Je me demande à quoi va ressembler le château ce soir.

Dans l’herbe, je cueillis une fleur et fis tournoyer la tige entre mon pouce et mon index, avant de la glisser dans mes cheveux. Je réitérais mon geste pour en prendre une nouvelle dans le tapis vert et je rapprochais cette fois de mon amie afin d’en faire de même avec elle et m’éloignais suffisamment ensuite afin d’admirer le résultat.

- Tu peux le dire si tu as peur, je me moquerais pas, insistai-je pour la taquiner à cause de sa précédente remarque, même si je savais que c’était plus de la curiosité que de la crainte de sa part. Je haussai légèrement les sourcils pour appuyer mes propos.

Harmony se fondait parfaitement dans le paysage que je venais de créer, celle de la fille à la chevelure blonde sur une colline surplombant un parc, le vent et les fleurs s’engouffrant dans ses cheveux. Même la luminosité, devenue plus sombre soudain, n’arrivait pas à ne pas éclairer son visage clair qu’aucun trait disgracieux ne venait déformer parce qu’il était un peu trop marqué.

- En attendant j’ai bien peur qu’il ne se mette à pleuvoir, le temps à l’air de changer rapidement en Grande Bretagne. On rentre ?

Je ne voulais précipiter notre retour pour tout de suite, mais je n’allais probablement pas avoir le choix dans tous les cas parce que l’air venait à s’humidifier, et entre être au sec à l’intérieur ou trempée à l’extérieur, le choix était vite déterminé. Harmony avait raison, le temps était plus que variable dans le coin, et c’était de ça dont j’avais le plus de mal à m’accommoder, la fraicheur ainsi que les frasques du temps qui n’avaient rien à voir avec les chaudes soirées d’été de Miami.

- On s’en va, lui confirmai-je en me hissant sur les pieds sans plus attendre, mais les gouttes tombaient avec un laps de temps de plus en plus court venant piquer chaque parcelle de ma peau qui n’était pas protégée de mes vêtements, me faisant tirer la grimace au moindre contact. Je m’y ferais jamais, lui admis-je en rigolant parce que je ne voyais vraiment aucun plaisir dans celui d’avoir les chaussettes trempées dans les chaussures qui font sploash sploash et où il y a tellement d’eau qu’on pourrait envisager d’en faire un aquarium.

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