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Destiny Highway - Alice et Faustine

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MessageSujet: Destiny Highway - Alice et Faustine Mer 25 Juin - 12:48




Destiny Highway


Et voilà, Énée avait 11 ans.
Rien n'était vraiment jouissif pour lui en cette minute et en cette heure parce que rien ne le surprenait vraiment. Il avait 11 ans et c'était quelque chose de normal. Tout aussi normal que le fait que la voiture qui le menait à la garde de King's Cross à Londres pour prendre la route vers poudlard. Tout aussi normal qu'il serait évidemment envoyé à Serpentard et qu'il réussirait à devenir chef de l'équipe de quidditch. Rien n'était fascisant ou mouvementé parce que tout était écrit et prévu à l'avance. Énée était un prince, et bientôt, il serait celui de Serpentard.

Sa vie n'avait été qu'une suite d’événements prévisible et attendu. Il avait grandi dans une noble famille aux origines françaises, il était issu d'une famille aisée de sang pur et avait grandi dans le luxe et la débauche la plus totale. Rien n'était trop beau, trop grand, trop cher pour le fils adoré et attendu de la famille Prince. Déjà enfant, il avait une chambre digne des plus grands rêvés, il avait fait le tour du monde avec ses parents, il avait appris tout ce qu'un garçon de bonne famille doit savoir, et fait tout ce qu'un garçon de bonne famille n'est pas censé faire. Énée avait 11 ans mais l'esprit déjà pleins de plaisir matériel et d'orgueil. Mais dans cette voiture qui le menait à l'école, il soupirait. Le Prince dont l était aurait dû être heureux mais la vérité étant qu'il avait peur ; peur de quitter tout ce qu'il adorait pour une vie ou, il le savait, il serait rabaissé au même rang que les enfants impurs et les sangsde bourbe. Énée n'était pas fait pour une vie misérable de rien du tout. Il avait déjà pris bien trop goût à la sienne. 

Néanmoins, sa morosité se transforma bien vite en poussière quand, le pied-à-terre, il vit toute une bande de garçons qu'il connaissait depuis presque toujours l'attendre comme le prince qu'il était. Le sang le plus pur et le plus noble prédominaient les autres dans leur monde et Énée était vraisemblablement issu d'une famille royale française ce qui lui donnait d'avance une carrure de chef parmi les siens. Les enfants au sang pur se connaissaient souvent dès leur plus jeune âge car leurs parents avant eux, s'étaient fréquentés. Et Énée avait toujours joué le rôle de leader dans leur petit monde. Un monde de garçons, où parfois se mêlait de rare fille comme Alice. Ils étaient toujours mal à l'aise qu'une fille s’immisce dans leur univers parce qu'une fille c'était toujours un peu comme un extraterrestre, une créature étrange et incomprise qui émettait des raisonnements totalement stupides et hors de propos dans une conversation ou elle ne comprenait rien. Mais contrairement à ses sous-fifres, Énée avait depuis bien longtemps compris qu'il était plus simple d'avoir les filles de son côté que d'en faire ses ennemies car elles avaient une manière bien à elles de faire payer ceux qu'elles détestaient. Alice était donc la bienvenue dans leurs comités, au désarroi de tous. Mais quand il se dirigea vers eux, elle n'était pas là, et Énée n'allait pas s'en plaindre car en cet instant, passa la plus belle femme qu'il n'avait jamais vue, bien qu'il en connût le nom ; Blair McFly. 

« Tu as vu ! C’est Blair McFly ! » S’écria Tobias sur sa droite.Énée lui, suivait du regard les deux créatures angéliques passer le mur de la gare « et il y avait aussi sa fille, Erika ! On dit qu’elle va être la directrice de la maison Gryffondor. » Énée eut un rire arrogant. Il savait déjà tout ça ! Comme il savait qu'il lui faudrait cette « Erika » avant la fin de l'année. Erika...douce Erika, presque aussi belle que sa mère. 

« Alors c’est quoi le deal . On doit tapoter les briques dans un ordre spécial pour que le passage s’ouvre ?» 

Énée se retourna vers la fille qui venait de s'approcher de lui et de sa petite bande avec un sourire qui se voulait amicale et amusante. Énée se prit d'un fou rire moqueur. Encore un sale sang de bourbe qui débarque dans le monde de la magie. Comment ces gens faisaient-ils pour se reproduire aussi vite ? Au moins elle n'était pas désagréable à regarder, c'était bien la seule chose qu'il ne pouvait lui reprocher. Énée s'approcha doucement d'elle tandis qu'il sentait les regards dégoutté de ses camarades sur lui. Ces types ne comprendraient donc jamais rien. Il se pencha vers son oreille et lui murmura : « Tu fermes les yeux et tu cours ! » puis il se releva et la poussa légèrement vers le mur avant de se retourner vers ses potes. « Prince qu’est-ce que tu fous ? On passe après cette dégonflée ou quoi . » La seconde suivante, le sang de bourbe avait filé vers le passage et l'avait traversé. Énée leva les épaules d'un air nonchalant. « Qu'est-ce qu'il y a Errigton ? Toi aussi tu veux que je te donne une petite tape sur l'épaule pour y aller . Fais ce que tu veux. J'attends quelqu'un moi. » Tobias détourna le regard sans dire le moindre mot alors que Jon était, quant à lui, déjà mort de rire. « Encore une autre fille ? Décidément Prince, je ne sais pas comment tu fais pour qu'elles tombent toutes à tes pieds ! Moi j'y vais pour ma part. Hors de question que je me retrouve à devoir cohabiter dans un wagon avec une saleté de sang de bourbe qui me posera des questions tellement stupide qu'elle me donnera la migraine. On se voit en salle commune ce soir les mecs ! » Énée lui fit un check et regarda son ami prendre le chemin du train. Quelques minutes suivantes, Alice arriva à la gare et Énée lui fit signe de les rejoindre. 

« Ho merde...c'était pour attendre Scoth qu'on restait là ?! Si j'avais su je me serais barré bien avant ! » Tobias lança un regard noir à Alice avant de prendre le chemin de la voie 9/3-4 tandis qu'Énée fit signe à la future Serpentard de le suivre sur le chemin.Énée avait promis à son père qu'il attendrait Alice, qui était la fille d'un de ses meilleurs amis. Il ne pouvait pas ne pas l'attendre dans ces conditions. 

Une fois à bord du train, Énée et Alice recherchaient le wagon de leurs amis mais une fois trouvé, ces derniers étaient déjà pleins. Jon avait bien eu raison de s'y rendre avant et il en voulait un peu à Alice d'avoir été si lente à venir. Finalement, ils trouvèrent un wagon où seul une fille était déjà présente. Elle avait de longs cheveux bruns et des yeux tout aussi sombres.
« Salut ». Enée entra dans le wagon, secondé par son amie d'enfance et pris place face à la jeune fille sans rien rajouter de plus.


- Namco -
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Elève de 3ème année

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Alice J. Scoth
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MessageSujet: Re: Destiny Highway - Alice et Faustine Mer 25 Juin - 20:57






Destiny Highway


Rendez-vous voie 9 3/4



Première année, septembre
A Poudlard, la tradition voulait que les futurs élèves reçoivent leur lettre d’admission le jour de leurs onze ans. Malheureusement, Alice était née en décembre, seulement quatre mois après la rentrée. Mais le règlement était strict, et c’est bien le 2 décembre que la famille Scoth reçut le hibou porteur de la lettre. C’était à l’heure du repas. Monsieur et Madame Scoth étaient assis face à face, aux extrémités de la longue table de bois noir. Leur fille était au milieu. L’espace entre eux était si grand qu’ils ne se parlaient pas souvent lors des repas. Même le passage des plats n’était pas un prétexte de discussion. Leron se chargeait de répondre aux besoins de ses maîtres. Et si Alice osait le remercier pour son travail, elle se voyait tout de suite réprimander par sa mère qui lui faisait d’interminables discours sur le fait que les misérables vermines qu’étaient les elfes de maison n’avaient pas à être féliciter. Il existait pour obéir, c’était comme ça, il n’y avait pas d’autres alternatives pour eux qu’une vie de labeur au service de nobles familles.

Après que Leron eut finit de servir le dessert, Adelaïde lui ordonna d’aller voir si il y avait du courrier dans la volière. L’elfe jeta un regard vers une fenêtre et déglutit. Il faisait si froid en cette période de l’année, le givre recouvrait les vitres, et dehors la neige ne cessait de  tomber. Mais Leron s’exécuta et sortit par la petite porte qui menait vers le jardin derrière le manoir, il prit soi d’emporter un sachet de miam hibou, gourmandise adorée des oiseaux. Une petite tour en pierres qui servait de volière était installée au fond du jardin, à environ cinq cent mètres de la maison. L’elfe prit une grande inspiration et s’élança pieds nus dans l’étendue de neige.
Il entra dans l’édifice de pierres et fit le tour des cases où nichaient les hiboux et les chouettes. Il récolta quelque paperasse pour la plupart liées au travail du maître, d’autres étaient des lettres d’amis ou des informations sur les affaires douteuses des Scoth. Ils étaient de proches partisans de Lord Voldemort et n’avaient jamais cessé de l’être, même après la déchéance du seigneur des ténèbres. Ils devaient se montrer plus discrets, et cela était terriblement éprouvant pour les parents d’Alice, anciens Mangemorts qui luttaient contre les sangs mêlés. Leron s’apprêtait à sortir de la volière il était en train de se dire qu’il ne restait pratiquement plus des friandises pour oiseaux quand un imposant hibou au plumage sombre se précipita par un trou dans le mur. Il faillit renverser l’elfe de maison, il lança des petits cris suraigus et alla se poser dans un nid. Grommelant, la créature couleur de terre alla chercher le rapace et lui arracha non sans mal la lettre qu’il tenait entre ses pattes griffues.

Leron revint au manoir et se dirigea vers le salon. Nicholas regardait sa montre d’un air impatient, Adelaïde buvait le thé tout en enseignant à sa fille comment il fallait se tenir en société. L’elfe de maison s’inclina respectueusement devant son maître et demanda :

« Monsieur a du courrier. Monsieur veut-il l’ouvrir maintenant ou préfère-t-il que Leron le dépose dans votre bureau ? »

Sans un mot, l’homme saisit sèchement les papiers que lui tendait la créature, puis il les jeta nonchalamment sur la table basse. C’est alors qu’Adelaïde aperçu sur la pile de courrier, l’enveloppe portant le sceau de la célèbre école Poudlard.
Il y eut dans la pièce une atmosphère joyeuse qu’Alice n’avait encore jamais connue dans cette maison. Les parents s’empressèrent de féliciter leur fille chérie, et dans l’heure, ils se rendirent sur le chemin de Traverse pour acheter les meilleures fournitures scolaires qu’une première année de Serpentard puisse avoir.

Car Alice irait à Serpentard, c’était une évidence. D’ailleurs tous les gens qu’elle connaissait avaient été à Serpentard, étaient à Serpentard, ou iraient à Serpentard. Et la jeune sorcière était plutôt intriguée et curieuse de savoir à quoi ressemblaient les autres. Oui, toute cette masse d’adolescents qui n’étaient pas de la noble maison du seigneur des ténèbres. Ils étaient pour beaucoup d’entre eux nés moldus. Des sangs de bourbe comme le disait souvent les sorciers purs. Etaient-ils différents physiquement ? Elle avait entendu dire qu’ils étaient des arriérés, et en particulier les élèves allant à Poufsouffle. Et pas de chance, ces gens inférieurs étaient logés dans les cachots, à quelques couloirs à peine de la future maison d’Alice !

Le jour de la rentrée, ses parents la déposèrent devant la gare de King’s Cross, ils ne purent s’attarder car Nicholas devait se rendre d’urgence au Ministère de la Magie où il travaillait au bureau des perquisitions, une tâche toujours aussi importante après la chute de Lord Voldemort.
Mais Alice n’était pas seule, aujourd’hui il était prévu qu’elle rejoigne un ami. Leurs pères étaient de bons amis, et les deux jeunes adolescents iraient ensemble à Poudlard. Ils seraient tous deux dans la même maison ils veilleraient l’un sur l’autre parmi toute cette diversité inquiétante dans l’école. Bien que son ami d’enfance n’ait nullement besoin d’être protégé. C’était un garçon noble, froid, orgueilleux, cruel parfois. Mais Alice était dans son camp, et il ne semblait pas être méprisant à son égard. Elle avait de la chance de compter parmi ses amis.
Elle l’aperçu devant le mur qui permettait d’aller sur la voie 9 ¾ et pressa le pas. Elle ne fut pas ravie à la vue d’un deuxième garçon, certainement un ami qui irait lui aussi chez les serpents. Les garçons à cet âge-là étaient tellement stupides. Même le beau brun qui semblait un peu plus mature que les autres avait beaucoup changé depuis l’enfance et il entrait dans une phase ingrate de la vie d’un homme. Cette période était commune à tous les jeunes hommes, qu’ils soient sorciers ou moldus, riches ou pauvres, de sang pur ou non. Ils devenaient plus bêtes que lorsqu’ils étaient petits, et en ressortaient plus intelligents, enfin, dans la plupart des cas.
Le garçon partit devant et Alice se retrouva avec son ami, elle le salua affectueusement et dit :

« Excuses-moi je sais que je suis en retard… Ça va ? Je suis contente qu’on aille à Poudlard ensemble, je m’y retrouve plus avec tous ce monde, je n’arrive pas à dissocier les vrais sorciers des sangs mêlés… »

Ils traversèrent le mur de briques et se frayèrent un chemin dans la foule. Avec le sifflement du train, les innombrables hiboux qui piaillent, les chats qui miaulaient à la mort et les gens qui hurlaient pour se faire comprendre, Alice plissa les yeux sous la torture sonore.
Enfin dans le train, elle suivit son ami dans les couloirs et ils arrivèrent devant le compartiment où s’étaient installés le groupe de Serpentard pédants que détestait Alice. Le dégoût qu’elle eut en les voyant tous là avec leurs mines hébétées disparu bien vite lorsqu’elle remarqua qu’il n’y avait plus de place. Son ami reprit sa recherche de place dans les wagons, ce ne fut pas tâche aisée car ils étaient presque tous pleins. Ils passèrent dans un couloir vide et la fututre Serpentard intima à son ami :

« Tu sais que des Aurors sont venus chez moi ? Ils savent ce que mes parents ont fait et ils enquêtent sur nous. J’ai eu trop peur qu’ils les emmènent. Mon père en a peut-être parlé au tien ? »

Un peu plus loin, ils trouvèrent un compartiment vide. Enfin non, il y avait une fille à bord. Une brune aux yeux noirs. Le garçon enclencha la poignée et entra dans la cellule. Il salua la fille qui, à première vue, devait avoir leur âge. Puis il s’assit face à elle et se tut. Une fois qu’elle eut monté ses valises sur le porte bagages, Alice prit place à côté de l’inconnue. A bonne distance tout de même. Elle n’aurait pas aimé se retrouver collée à une Serdaigle ou pire, à une Gryffondor ou une Poufsouffle. Elle savait que son ami représentait le mâle dans toute sa splendeur, et qui plus est le mâle riche et aristocrate, il avait donc besoin de place pour étaler toute sa magnificence. Mais Alice ne lui en voulait pas, elle l’appréciait pour ce qu’il était et cela l’amusait de le voir changer ainsi.


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