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Le Pouvoir d'une pensée - Isis

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Directrice de Serpentard et Professeur de Botanique

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S. Avalon Domhnaill
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MessageSujet: Le Pouvoir d'une pensée - Isis Dim 15 Juin - 16:47

Le calme de cet été avait laissé place aux tumultes de la vie d'adolescent et mon esprit était une fois de plus submergé. Je n'avais jamais été la meilleure en potion mais c'était malgré tout un art que je maîtrisais à la perfection et grâce à cela, je pouvais me préparer toutes les potions dont j'avais besoin pour apaiser les migraines que me donnaient en remerciement du partage de mes connaissances tous ces abrutis à peine pubères. Avoir 15 ans et être parfaitement inconsciente de la vie tout en prétendant être le mieux ou la mieux placer pour donner des conseils...c'était une époque qui ne me manquait pas. Surtout quand je songeais à tout ce que j'avais perdu ou plutôt que j'avais cru avoir. Vivre dans l'ignorance était la pire des souffrances que l'être humain devait subir, mais elle était nécessaire pour grandir. Cependant, les entendre penser à de telles sornettes me donnait des envies de rages et de destruction. L'année avait à peine commencé que j'avais déjà envoyé aux cachots nettoyer les égouts de l'école deux Poufsouffle et un Gryffondor. Et quel plaisir, quelle jouissance que de voir Blair se jeter sur moi pour me faire savoir que ce n'était parfaitement injustifié que de les punir de la sorte. Évidemment, leur plainte auprès d'elle n'avait qu’alourdit leur peine et il avait été enlever 30 points à chacun pour avoir osé rapporter. Je ne craignais rien. Je n'avais aucun chef puisque l'école avait décidé, après le putsch de Rogue, qu'un seul directeur n'était pas suffisamment sécuritaire pour les élèves, et qu'un conseil d'administration serait plus sage. Nous étions donc, Blair et moi, sur un pied d'égalité et comme je ne pouvais en rien intervenir dans ses affaires, elle ne pouvait venir s'immerger dans les miennes. Une guerre froide était en marche et je n'avais aucun scrupule à utiliser les élèves comme réceptacle à nos attaques. Chaque guerre avait besoin de victime et si les miennes étaient ceux qu'elles défendaient, ce n'était qu'un hasard bien calculé.

Je marchais dans les serres, l'esprit au calme, bercé par les murmures des plantes. Il faisait beau dehors et le soleil frappait à grand coup de hache les parois vitrées des serres. Il y faisait une chaleur étouffante et aucun élève ni aucun professeur n'aurait eu la brillante idée de venir y passer l'après-midi. Moi je ne craignais pas la chaleur, tout comme je ne craignais pas le froid. J'avais longtemps étudié la magie noire et je savais comment m'en préservé par cette dernière. Le monde entier voyait la magie noire, tout comme les autres formes de magie comme impure, voire démoniaque. La vérité, c'était que les sorciers n'étaient pas tous destinés à maîtriser ces formes de magie et, étant impuissants face à elles, préféraient les rejeter que de les apprivoiser. Ma famille avait toujours été de celles qui préfère de loin se consacrer à ces magies plutôt qu'à la magie commune et j'avais appris les deux. Je me sentais apaisé et, n'ayant personne autour de moi je me sentais enfin libre, enfin moi-même. Je n'avais plus toutes ces pensées qui s'entassaient les unes aux autres dans mon esprit et les miennes qui tentait de me convaincre que je devais les éloigner. Depuis que j'avais perdu le contrôle sur mon don, tout était plus fort, plus intense et plus lointain. J'entendais les gens de plus loin, et je les entendais mieux. Rien ne m'échappait et Blair avait sans doute raison sur le fait que mes punitions n'étaient que rarement justifiées mais en échange, je donnais aussi facilement certains points. Le fait est qu'il n'était pas rare que je ne puisse faire la différente entre pensées et paroles et l'un comme l'autre m'était aussi accessible. De plus, j'avais appris avec le temps que les pensées révèlent bien plus de vérité que les plus belles paroles au monde.

J'agitais ma baguette en direction de l'atelier non loin de moi pour faire venir à m'a porté une paire de ciseaux. Le géranium dentu devant moi avait beaucoup trop de feuilles pour que sa sève soit correctement utilisable et à peine je m'approchais d'elle qu'elle se tourna vers moi pour essayer de me mordre. J'attrapais d'une main la gueule de la plante et de l'autre m'appliquait dans mon travail. Le plus souvent, quand je travaillais sur cette plante avec mes élèves, tous criaient qu'ils se faisaient mordre... aucun n'avait jamais l'idée de lui tenir la bouche...et on s'étonnait qu'avec moi les heures de colle tombassent plus vite que les boursoufflet en été. Puis soudain, un murmure, une vague pensée, un instant de doute. Je refermais les ciseaux et m'approchais d'un pas rapide vers la source de pensée qui s’approchait de moi. Qui avait donc l'impudence de venir briser mes propres pensées par les siennes?
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MessageSujet: Re: Le Pouvoir d'une pensée - Isis Dim 22 Juin - 17:01

Je n'étais pas toujours très adroite, il fallait bien le reconnaître.

Une fois, j'avais cassé le vase préféré de maman. Elle était arrivée en courant dans le salon après avoir entendu le bruit de la porcelaine qui se brise sur le sol et elle avait eu l'air très triste en voyant les débris du vase que lui avait, un jour, offert son père. Je m'étais excusée, en regardant mes pieds – qui étaient, d'un coup, devenus très intéressants – et je m'étais excusée encore. Maman n'avait rien dit, elle avait tout ramassé et tout jeté. Elle ne m'avait pas sermonnée, elle n'avait pas hurlé. Puis, nous avions toutes deux oublié l'événement. Avec papa c'était très différent. Lorsque je cassais quelque chose il lui suffisait de dire un mot et d'agiter sa baguette pour que, paf, tout redevienne comme avant. De temps en temps il me disait tout de même de faire attention mais généralement il me souriait gentiment et disait quelque chose comme : « tel père, telle fille ». Être comme papa, moi ça plaisait bien.

… Mais parfois j'avais le chic pour faire les mauvaises choses au mauvais moment. Comme là par exemple. J'étais allée traîner dans le parcs avec mes nouvelles copines, on avait un peu discuté et puis, parce qu'elles avaient trop chaud et que donc, elles voulaient rentrer à l'intérieur et moi non mais ça c'était pas intéressant j'avais fini par me diriger vers les serres. Je n'y avais encore jamais mis les pieds et j'étais toute excitée à l'idée d'y aller ! C'était nouveau, c'était magique ça devait donc être forcément bien ! Est-ce que j'avais le droit ? Je ne savais pas trop mais il n'y avait pas de panneau avec marqué : « défense d'entrer » dessus alors je pensais que oui. Mais j'avais peut-être tort. Sûrement maintenant que j'y repensais mais sur le coup, je m'étais persuadée que tout allait bien. J'avais tellement envie d'y aller...

En rentrant dans les serres – après avoir consciencieusement ouvert et fermé la porte sans un bruit – je m'étais dit que cet endroit était magique. Pas au sens plein de magie, magique au sens magnifique. Il y avait des plantes partout et elles étaient toutes jolies, surtout qu'elles devaient servir à un tas de choses extraordinaires ! J'avais hâte de commencer les cours de Botanique ! D'ailleurs, en faisant le tour de la pièce du regard j’aperçus la prof de Botanique. Oups. Est-ce que je la dérangeais ? J’espérais que non. Vite, il fallait que je fasse quelque chose, elle faisait peut-être quelque chose de très important et, bêtement, je me mettais en travers de son travail. Je n'étais peut-être pas une élève modèle qui applaudissait tout ce que faisait tous les professeurs mais j'avais assez de jugeote pour reconnaître qu'ils bossaient durs et qu'ils étaient là pour nous apprendre plein de choses super-intéressantes ! Alors leur tirer la langue dans leur dos comme faisaient certains ce n'était pas pour moi !

Je pris donc une grande respiration – discrète – avant d'essayer de sortir – avec discrétion toujours – de la salle. Sauf que, un pas en arrière après, j'entendis un gros BOUM. … Ce n'était pas moi hein ? Dites moi que ce n'était pas moi ? Sauf que si, c'était moi. Les débris du pot étaient juste à côté de moi donc forcément c'était de ma faute. Qu'est-ce que j'étais stupide ! J'avais cassé ce fichu pot ! Et la plante qui allait avec ! Ah la la la mais ce n'était pas possible j'étais trop nulle...


« Je suis désolée, vraiment, je suis désolée », répétai-je stupidement.

Elle avait bien dû m'entendre et fuir en courant ne m'aurait pas été à grande chose. Et puis, j'étais vraiment désolée. J'avais l'impression d'avoir fait une énorme bêtise – d'accord c'était une énorme bêtise. J'allais sans doute me faire massacrer mais c'était mérité – enfin tout dépendait du massacre quand même.
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MessageSujet: Re: Le Pouvoir d'une pensée - Isis Lun 7 Juil - 21:33

Il m'arrivait parfois de me dire que revenir dans le monde civilisé n'avait pas été une idée très brillante. J'avais passé les dernières années de ma vie au fin fond d'un désert avec pour seule compagnie un vieillard qui remarquait à peine ma présence, mais qui, avait le don certain de repérer la moindre feuille déchiréed'une de ses nombreuses plantes à des kilomètres à la ronde. Ça avait été difficile de le quitter, plus encore de le retrouver. J'avais eu peur à vrai dire, de me retrouver avec un choc brutal entre mespensées celles des autres. Ça avait été le cas, mais le mélange des deux avait été bien moins pire que ce que je m'étais imaginé. Le fait est que je m'étais habitué aux pensés du vieil homme et donc, je faisais la différence entre les miennes et celle des autres. J'avais tenté de les faire taire comme autrefois, mais en vain. Depuis que j'avais écouté celles de Blair, plus rien n'avait été comme avant. Un peu comme une barrière de sécurité, un filet d'urgence que j'avais déchiré. Dire qu'elle était elle aussi professeur à poudlard ! J'imagine qu'à l'époque, si on l'avait su onaurait toutes deux été aux anges, mais aujourd'hui . La voir me donnait la nausée. La seule consolation que j'avais à son égard était de savoir que sa fille bien-aimée était dans ma maison. Quand je repensais au jour de la répartition et de ses pensés quand elle avait entendu le choixpeau prononcer « Serpentard » j'en étais toute chamboulée C'était comme voir une pièce dramatique mais que le héros était son pire ennemi. Existait-il situation plus délicieuse ? J'attendais de voir ce que valait cette enfant avant de jouer avec elle et de m'en servir à son insu.Mmh... Jolie Adenia, comment pourrais-je me servir de toi ? Je pourrais mettre un peu de sa sève dans le verre de la jolie Erika, ou infuser tes feuilles et les servir pour le thé... j'aimais tant les plantes et leurs différents utilités. 

Mais mes sombres pensés étaient perturbé par des fleurs et de l'amour... qui venait donc ici avec des pensés positive ? Je me dirigeais vers elle, car il était certain que c'était une fille. Jeune je dirais. Trop niaise pour être une de mes élèves, ou alors, je me ferais une joie de lui remettre les idées en place, trop molle pour être une gryffondor, et pas vraiment intelligente si j'en jugeais du caractère volatil de ses pensées. Ça ne pouvait-être qu'une poufsouffle. Et mon jugement ne me trompait pas. Une fois face à elle, je lui jetais un regard sévère qui se voulait bien explicite. « Que faite-vous ici miss ? Ignorez-vous donc qu'il s'agit de ma serre personnelle ?. » Son regard effaré me comblait de joie mais elle se mit à reculer d'un pas et fit tomber un pot de bryophyllum pinnatum. 

« Je suis désolée, vraiment, je suis désolée » Je m'avançais vers elle, la poussant d'un geste brusque sur la gauche pour regarder l 'état pitoyable de ma plante. « Désolé ? Vous pouvez l'être Miss ! J'avais ramené moi-même ce bryophyllum pinnatum d'un de mes voyages en Asie ! Votre maladresse fait perdre 10 points à votre maison ! Et pour n'avoir même pas l'impudence de vous baisser pour réparer les dégâts vous viendrez samedi prochain ici même pour faire le ménage. Peut-être qu'à force de zigzaguer entre les plantes, vous ne serez plus aussi gauche ! Et maintenant dites-moi ce qui vous amène ici avant que je perde totalement patience ! » 

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MessageSujet: Re: Le Pouvoir d'une pensée - Isis Lun 14 Juil - 12:42


J'osais à peine bouger. Ma respiration s'était accélérée et la peur commençait à monter en moi. La peur, non pas celle d'avoir une retenue ou d'affronter le courroux – sûrement mérité – de mon professeur mais plutôt la peur d'avoir cassé quelque chose d'important. Le regard que me lança madame Domhnaill me refroidit néanmoins quelque peu et j'aurais presque frissonné si je n'avais pas pris mon courage à deux mains.

« Que faite-vous ici miss ? Ignorez-vous donc qu'il s'agit de ma serre personnelle ?. »

J'avais fait une erreur, il était temps d'en assumer les conséquences.

Je me mordis la lèvre en déglutissant bruyamment parce que j'ignorais ce que j'allais pouvoir dire au professeur devant moi. J'avais juste eu envie de venir, ma curiosité m'avait poussé à entrer dans cette serre – et oui, je ne savais pas avant qu'elle me le dise qu'il s'agissait de sa serre personnelle, je venais juste d'arriver moi ! Je faillis lui répéter à quel point j'étais désolée mais, consciente que ce n'était pas ce qu'elle attendait et que ça n'allait sûrement pas plaider à ma faveur je soufflais un grand coup avant de reprendre la parole.


« Je suis juste venue voir... comment c'était, les plantes magiques. », lâchai-je d'une petite voix – allez Isis ce n'est pas une prof qui va te faire peur ! En un mot, curiosité. Vraiment il fallait que je me calme et que j'arrête de vouloir tout découvrir sinon ça n'allait pas bien se passer.

« Désolé ? Vous pouvez l'être Miss ! J'avais ramené moi-même ce bryophyllum pinnatum d'un de mes voyages en Asie ! Votre maladresse fait perdre 10 points à votre maison ! Et pour n'avoir même pas l'impudence de vous baisser pour réparer les dégâts vous viendrez samedi prochain ici même pour faire le ménage. Peut-être qu'à force de zigzaguer entre les plantes, vous ne serez plus aussi gauche ! Et maintenant dites-moi ce qui vous amène ici avant que je perde totalement patience ! » 

J'ouvris la bouche pour la refermer aussitôt. Je ne connais pas cette plante et j'étais triste d'avoir fait perdre des points à ma maison – et surtout je ne savais pas quoi répondre. J'avais pris le reproche de mon professeur en pleine figure – alors comme ça j'étais gauche ? - mais je n'allais pas en faire une maladie. D'autant que ce n'était pas entièrement faux, il m'arrivait d'être maladroite même si je me considérais pas comme gauche pour autant. Mais, là encore, je crus plus judicieux de ne rien dire.

Quant à avoir une retenue... D'accord ça ne me plaisait qu'à moitié surtout que je risquais d'allonger mes heures si je cassais autre chose mais bon, tout le monde passait par là un jour où l'autre non ? Et puis, je ne connaissais pas la formule pour réparer tout ça mais, maintenant qu'elle le disait j'étais bien trop stressée et tendue pour pouvoir me baisser ou même sortir ma baguette.

En cet instant je détestais l'image que je devais renvoyer. Celle d'une pauvre fille tétanisée – ce que je n'étais d'habitude pas – qui craignait le courroux de son professeur. Ça ne devait pas durer, ça ne pouvait pas durer, j'étais plus forte que ça. Je levai les yeux pour croiser le regard de mon professeur – sans être insolente, c'était pas mon genre – avant de hocher prudemment la tête.


« J'étais curieuse, je n'avais encore jamais vu de serres comme celles-ci », déclarai-je sans pour autant m'excuser une nouvelle fois – mon courage revenait petit à petit. Mais comme le naturel revenait toujours au galop... « Je suis désolée pour votre plante et de vous avoir fait perdre votre temps professeur », conclus-je très sincèrement. J'étais admirative devant mes professeurs même si je ne les considérais pas comme parfait et que je savais d'avance que je n'allais pas respecter toutes leurs règles.

J'hésitais à quitter les lieux pour ne pas la déranger plus mais partir sans qu'elle me l'ait explicitement demandé ne me semblait pas non plus être une bonne solution.
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