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Bad day (McFly Past and Future)

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MessageSujet: Bad day (McFly Past and Future) Ven 13 Juin - 1:06

Mon regard affolé essayait de chercher ma mère, tandis qu’un lourd applaudissement tonitruant s’échappait de la table des verts et argents. Erika McFly, fille unique de Blair McFly présentement directrice des Gryffondor, venait de se faire répartir dans la maison de son antagoniste reconnu en rejoignant les Serpentards, et Erika c’était moi. J’étais gênée, pis que ça j’avais envie de m’arrêter et me mettre à pleurer. Pour rien, rien que pour ça, pourtant en l’espace des quelques secondes qu’il avait fallu au chapeau pour me répartir j’avais l’impression d’avoir commis l’irréparable. Mes yeux s’arrêterent un instant sur Avalon, ma nouvelle directrice, elle était restée calme et impassible en voyant la descendance de sa rivale rejoindre son armée de reptiles. Je poussais une longue inspiration, quelques têtes se retournaient vers moi : tantôt surprises, tantôt admiratives, cela faisait partie du tribut à payer lorsque l’on avait dans ses veines du sang de vélane. J’aurais donné à peu près n’importe quoi pour que cela s’arrête sur le champ. Mais à la place j’étais condamné à regarder tout ce monde droit dans les yeux, froidement tandis que je gravissais les marches avec la même démarche lente et assuré que je me devais de tenir. Je n’étais pas comme ça, enfin pas vraiment pour ce que j’en savais, mais le chapeau avait parlé, et le chapeau avait toujours raison : du moins c’est ce que disait la tradition. Le chemin était beaucoup plus long qu’il ne m’était apparu quand j’étais montée sur l’estrade, et j’avais l’impression qu’il s’était passé une éternité lorsque finalement je m’installais.
Maman ne disait rien, et se contentait de laisser la cérémonie se dérouler sans autres incidents. Je cherchais à la trouver dans son regard, mais j’avais l’impression qu’elle faisait à peu près n’importe quoi pour éviter de croiser mon regard. Étais-je en train de devenir paranoïaque ? Est-ce que je me faisais des idées. Une fois que la cérémonie fut terminée, et que nous nous apprêtions à commencer le dîner je crûs la voir sourire en portant son attention vers moi. Malgré le maigre réconfort, je ne mangeais pas, et personne ne le remarqua. Les garçons étaient bien trop subjugués par les ondulations de ma chevelure d’or, et les filles semblaient s’être adonnés à un nouveau jeu : celle qui m’ignorerait le mieux. Je tentais de triturer une feuille de salade pendant une demi-heure avec ma fourchette sans jamais la porter à ma bouche avant de finalement rejoindre le rang des premières années pour rejoindre la salle commune.
La plupart semblait assez excité, mais je savais que notre maison n’avait pas forcément la meilleure des réputations depuis que les partisans du seigneur des ténèbres s’étaient clairement manifesté en masse chez les héritiers de la volonté de Salazar. Je tentais de m’isoler, mais c’était peine perdue car déjà plusieurs personnes m’avaient encadrés et s’acharnaient à mener à bien une conversation dont je ne voulais absolument pas faire partie : j’avais d’autre chats à fouetter.
Je ne m’étais jamais imaginer particulièrement ambitieuse, et pourtant je l’étais sinon je ne serais pas là à me diriger vers les sombres cachots. Tous semblaient pressés d’annoncer la nouvelle de leur répartition à leurs parents, sauf moi : moi ma mère était au courant et je savais qu’avant ce soir papa aussi serait au jus. C’était ironique quand même de se dire que je n’avais pas rejoints les rouges et ors, et jusqu’à présent je pensais que c’était ce que je souhaitais aussi. Visiblement je ne connaissais pas aussi bien la volonté de mon cœur que je ne voulais bien le croire.
Finalement nous arrivions dans la salle commune. Le décor était aussi froid qu’une nuit au cachot pouvait le laisser suggérer. Déjà les élèves s’affairaient autour des tables et prenaient place dans la salle commune s’éparpillant comme une nuée d’insecte envahissant un nouvel endroit. Mon premier réflexe fut de me réfugier dans le dortoir des filles pour y retrouver mes affaires qui avaient été disposés près d’un lit superposé. D’un bond je grimpais en passant sur le côté avant de me jeter la tête la première sur le matelas. Il était assez moelleux et je pus étouffer un long cri dans l’oreiller sans que personne ne se précipite pour savoir ce qu’il se passait.

Immobile je ne bougeais plus et j’écoutais le bruit de ma propre respiration. Je ne savais pas combien de temps il s’était passé avant que les autres filles qui allaient me servir de compagne de chambre finirent par entrer. Feignant l’endormissement, je me glissais sur le côté et je fermais les yeux obstinément pour qu’aucune d’entre elle de m’adresse la parole. Cela semblait fonctionner, puisque l’une d’entre elle arrêta de parler normalement pour se mettre à chuchotter, tant et si bien que je n’étais plus en mesure de distinguer les paroles qui sortaient de leurs conversations. Une heure plus tard j’étais terré dans le même mutisme, et les chuchotements furent remplacer par des ronflements. Je poussais un léger soupir exaspéré, je n’aimais pas les ronflements. D’un bond souple, je descendis de mon lit et j’observais chacune des silhouettes de la chambre dans l’espoir de trouver la ronfleuse. Cette dernière s’était endormi comme une masse de tout son long sur le dos, ce qui expliquait naturellement son ronflement. Plaquant mes deux mains contre mes oreilles, je trouvais ce son m’était devenu insupportable. La position dans laquelle elle s’était endormie réduisait le passage d’air la faisait siffler comme une trompette au milieu de la nuit, et sans prendre de gants je la forçais à s’endormir sur le côté pour atténuer le vrombissement. Elle ne se réveilla pas, loin dans le pays des rêves elle ne semblait avoir subi qu’une légère turbulence qui la fit grogner une ou deux fois avant qu’elle ne s’apaise à nouveau.
Soulager, j’enfilais une paire de chausson rose à côté de ma valise et je redescendais dans la salle commune qui avait été entièrement déserté pour m’installer dans le sofa. Recroqueviller, je passais mes bras autour de mes genoux cherchant quelque chose à faire pour passer le temps mais il ne se passait et rien et les minutes semblaient devenir interminable. Qu’est ce que je voulais ? Je n’en savais rien, enfin plutôt je n’avais pas le courage de me l’admettre. Lorsque finalement je ne tenais plus sur place, je finis par sortir de la salle commune pour me retrouver au milieu du labyrinthe que les cachots semblaient être devenus alors qu’il n’y avait plus personne pour me guider. Heureusement pour moi, j’avais une assez bonne mémoire pour me retrouver non sans peine et je finis par atteindre les escaliers.


Habillée avec un simple pyjama je commençais à grelotter, mais il était trop tard pour moi pour faire demi-tour. Je prenais les escaliers qui menaient vers les étages supérieurs. Les escaliers étaient capricieux : on m’avait prévenu. Mais à ce point ? J’avais l’impression d’être dans un cauchemar, alors que j’essayais de monter ces derniers semblaient enclin à me renvoyer dans la direction opposer vers laquelle j’essayais de me diriger. Tentant de les prendre de vitesse, je me mettais à courir jusqu’à finalement trébuchée au troisième étage m’écorchant quelque peu le genou et étouffant un cri de douleur dans ma main. Une larme finit par couler le long de ma joue, la première que j’effaçais du revers de la main, alors que je me relevais en titubant légèrement. Heureusement cela ne semblait pas bien grave, mais cela piquait atrocement, et même si j’avais fini par rétablir une allure normale je clignais des yeux à chaque fois que je devais plier ma jambe gauche.
Finalement j’arrivais au sixième étage : un étage avant le septième ciel et l’endroit où se trouvait la salle des professeurs. J’espérais y trouver maman, je calais mon oreille contre la porte espérant entendre un bruit qui trahirait sa présence : la voix que j’entendis ne lui appartenait pas. En jettant un coup d’œil à travers la serurre je vis le professeur Grant qui semblait être engagé dans une longue conversation nocturne avec maman. Sans gênes, ce dernier tendit sa baguette vers la porte et celle-ci s’anima par elle-même. Surprise je fis un bond en arrière alors que cette dernière s’ouvrit par elle-même me révélant à la vue de tous. Mon regard passa tour à tour entre le professeur Grant et maman qui me fixaient à présent.

« Je vais me coucher maintenant. » Annonça le professeur de métamorphose. « A demain madame McFly. Mademoiselle McFly ne devriez-vous pas être dans votre salle commune à cette heure-ci. » Ses yeux sombres plongèrent brièvement dans la piscine bleuté des miens. J’avais l’impression qu’il était en train de me sonder, mais une demi-seconde plus tard il passa devant moi en repartant sans même se retourner pour me regarder.
« Maman… » murmurais-je dans un premier temps ne sachant pas vraiment par quoi commencer tellement la soirée m’avait semblait éprouvante. Instinctivement, je me précipitais à l’intérieur de la salle qui m’était à présent ouverte, pour me jeter dans les bras de ma mère. Plongeant mes deux bras autour de sa taille, arrivant tout juste a atteindre le bout de mes deux mains, je pressais ma tête contre elle cherchant un peu de chaleur humaine alors que je commençais sincèrement à me geler depuis mon escapade à l’extérieur du cachot. Je sentais sa main se plonger dans mes cheveux, alors que je desserais mon étreinte. L’instant d’après je dévoilais mon genou écorché, rougit par le sang. « Ca fait mal. »
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MessageSujet: Re: Bad day (McFly Past and Future) Sam 14 Juin - 14:07







   






- Family Portrait -  




Bien sûr, cette éventualité m’avait traversé l’esprit – mais c’était comme tout, ça n’avait été qu’une vague supposition et puis je ne m’en étais pas soucié d’avantage, parce que j’avais rapidement tiré la conclusion que cette chance n’était que bien trop mince étant donné qu’il y en avait une seule sur quatre.

Le Choixpeau n’avait laissé aucune hésitation – comme toujours, pour chaque élève de chaque maison – transparaître lorsqu’il s’était exclamé que la maison qui conviendrait le plus à Erika était Serpentard. Ce matin même, alors qu’elle m’avait posé la question, je lui avais assuré qu’elle n’y pensait que bien trop et que tout allait bien se passer. Le mot résonna à mon esprit tandis que je me joignais au tonnerre d’applaudissements par réflexe, tout en prenant bien soin au passage à composer une figure qui ne laissait rien voir de l’étonnement. Mon estomac se contracta avant de se détendre tout aussi vite. Grant murmura quelque chose à mon oreille se joignant aux félicitations générales et je hochai vaguement la tête. Déjà un autre élève s’avançait dans l’allée centrale afin de savoir quel sort lui réservait l’avenir.

Je l’avais remarqué. Bien sûr que je l’avais remarqué l’effroi qui avait décomposé les traits d’Erika à l’entente de la terrible nouvelle, comme si je lui avais annoncée qu’en réalité, elle était une cracmol et que jamais elle n’irait à Poudlard. Je me demandais à présent quelle option qu’elle aurait espéré, ne sachant que penser de cette nouvelle qui apparaissait aussi improbable qu’impossible à changer. On ne passait sous le Choixpeau magique qu’une seule fois et aucune exception à la règle n’avait été enregistré à ce jour. Son sang de demi vélane toutefois lui avait permise de faire passer au second plan cette crainte qu’elle ne cherchait même pas à masquer et dont personne ne semblait à même de se soucier, parce que son charme étrange se chargeait largement d’opérer à sa place.

Je détournai rapidement le regard. S’il était évident qu’Erika McFly avait des liens de parenté avec moi – même chevelure, même nom de famille – il était hors de question et tout à fait impensable de faire partager le déboire familial qui venait de se créer le soir de sa répartition, alors qu’elle aurait dû être ravie de rejoindre la table qui serait désormais sienne dans les prochaines années à venir. Je n’écoutais ce qui se passait tout autour, réfléchissant d’ores et déjà au discours que j’allais lui donner lorsqu’elle allait vouloir que je lui fournisse une explication logique à ce qu’elle entrevoyait déjà comme un drame qui était d’autant plus terrible qu’elle ne pouvait même pas y échapper. Je lui lançai quelques fois durant le repas quelques coups d’œil discret, afin de déterminer à quel état de panique elle se plaçait sur une échelle de un à dix et j’eus une brève expression à son attention, lorsqu’une fois, nos regards se croisèrent.

Les préfets se chargeant de raccompagner les élèves dans leurs salles communes respectives, les professeurs quant à eux regagnèrent la salle de réunion. Pas une fois, je ne fis attention à Domhnaill, car il n’était pas question de la laisser profiter de cette heure de gloire, où par principe, je me faisais plaisir de ne pas lui accorder. De toute façon, bientôt, je fus prise en grande conversation avec Grant et Jones à la différence que ce dernier trouve rapidement une parade pour regagner le Sanctuaire Merlin dont il avait été nommé maître des lieux. Grant monopolisait la conversation, mais ne semblait pas s’en soucier et avait abordé un sujet qu’il m’expliquait de long, en large et en travers, que j’écoutais uniquement en acquiesçant de temps à autre, moi même entre les vagues de ma propre contrariété. Je me promis cependant, pour toutes les autre fois – car il allait y en avoir assurément – de jouer de mes avantages magiques pour pouvoir le canaliser et éviter de lui faire déballer un flot continu de paroles de manière discontinue. Subitement, je décidais de mettre cette tactique à exécution, en secouant ma crinière blonde sous ses yeux, ce qui eu pour mérite de lui faire marquer une hésitation. Je pus aisément reprendre la main.

- Vous savez Grant, débutai-je, mais je fus à mon tour interrompue par une autre avalanche des blés, qui me fis à mon tour oublier la parade que je devais normalement servir à mon collègue.

Erika se trouvait en effet à l’entrée de la salle des professeurs, le regard alerte, comme si elle ne savait pas vraiment comment elle avait fait pour arriver jusque ici, mais qu’il était aussi impensable qu’elle revienne sur ses pas. Je la dévisageai avec intensité, sans réaliser que déjà, elle venait d’enfreindre plusieurs règles, et qu’en aucun cas, là, maintenant, tout de suite, elle n’avait la permission de se trouver ici.

- Je vais me coucher maintenant. A demain madame McFly. Mademoiselle McFly ne devriez-vous pas être dans votre salle commune à cette heure-ci.

Grant quant à lui avait retrouvé la direction du Nord et confirma l’interdiction, même s’il ne sévit pas, et m’évita le déshonneur de punir mon enfant à ma place et faire outrage à mes pouvoirs de mère.

- Maman…

Je le saluais tandis qu’Erika s’avançait, et lorsqu’elle fut tout contre moi, j’emmêlai quelques doigts dans sa chevelure aussi soyeuse et douce que la chaleur tiède du vent lors d’une fin de journée d’été.

- Ca fait mal.

En baissant le regard, je m’aperçu d’une autre raison de ses tracas. Dans un sourire, je m’accroupis et ce fut elle alors qui me domina de sa hauteur. Je sortis ma baguette, et l’instant d’après murmurai un «
Episkey », destiné avant tout à réparer son petit bobo. J’embrassai le sommet de son crâne au moment de me relever.

- C’est pour ça qu’il ne fait pas se balader dans les couloirs la nuit, lui assurai-je sur la petite réprimande, mais mon esprit se trouvait plus ailleurs, que dans celui où il fallait administrer une punition. J’enchainais : Alors ? Est-ce que tu es contente de ta salle commune ? interrogeai-je lui tendant la perche qu’elle attendait probablement, lançant ainsi le sujet qui fâchait mais en lui laissant malgré tout la liberté de le dévier si elle en avait besoin.

Même si quelque chose me disait que les profondeurs du lac n’avaient rien à voir avec les hauteurs de la tour de Gryffondor à laquelle elle s’attendait.

- Namco -



Dernière édition par Blair McFly le Mar 8 Juil - 18:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bad day (McFly Past and Future) Jeu 19 Juin - 15:25

Jamais je ne m’étais sentie comme ça, perdue, comme si rien de ce qui m’entourait ne faisait sens à mes yeux et cela n’allait pas en s’améliorant. Le réconfort que je retrouvais brièvement dans l’étreinte de ma mère, et le soulagement que j’éprouvais lorsqu’elle lançait un sortilège d’epiksey sur ma blessure furent vite oublié alors que je tentais tant bien que mal de sonder son regard à la recherche d’une indication sur ce qu’elle pensait réellement. Est-ce que j’étais toujours là même à ses yeux ? Est-ce que c’était normal ? Quelque chose qu’elle ne jugeait pas important de mentionner, ou alors était-ce tellement important à ses yeux que dans un dernier réflexe maternel elle tentait de me protéger coûte que coûte des pensées amères qui venaient envahir son cerveau. J’avais beau la dépasser lorsqu’elle s’agenouillait comme ça, je me sentais vraiment petite. Lorsqu’elle se redressait pour déposer un léger baiser sur mon front, je tentais mille combinaisons dans ma tête pour essayer d’y trouver un indice concluant sur ce qu’elle masquait derrière ses traits trop lisse pour être interprété par le commun des mortels.

Notre relation avait toujours été positive, parce qu’il n’y avait juste eut aucune raison pour qu’il en soit autrement. Elle représentait l’un des uniques éléments stables de ma vie, et malgré ma tendance à naturelle à braver toute forme d’autorité pour vagabonder à ma guise, jamais je ne m’éloignais bien loin de celle que je considérais inconsciemment comme ma « sauveuse ». Elle avait toujours été là lorsque j’avais besoin d’elle, et elle avait toujours su me donner l’espace dont j’avais besoin pour m’épanouir au maximum. Elle maîtrisait avec perfection cette alchimie instable qu’était le résultat du mélange de mon sang de vélane avec du sang sorcier. C’était probablement parce qu’elle était déjà passée par là elle aussi.

Je clignais des yeux plusieurs fois, le regard suspendu sur ses lèvres qui se mirent finalement à mouvoir pour la première fois depuis mon arrivée. Il fallait dire que j’étais un peu arrivée sur un coup de tête, et que la réalité était comme le professeur Grant l’avait si bien souligné : j’étais censée être dans ma salle commune. Mais je n’en avais pas envie, et je remarquais mon mode de pensée assez égoïste lorsque la plupart des autres élèves n’avaient pas le loisir de voir leurs parents à leur guise. Mais je m’en fichais, en cet instant j’avais besoin de me retrouver dans l’azur de ses yeux et d’y voir le reflet de ce que j’étais vraiment : une gamine de onze ans complètement perdue.
« C’est pour ça qu’il ne faut pas se balader dans les couloirs la nuit. » la brimade était élégante, mais je ne pouvais m’empêcher de froncer légèrement les sourcils. Bien sûr je savais que j’étais dans mon tort, et qu’elle avait parfaitement raison. Mais la témérité de l’adolescence liée à mon caractère fonceur me fit secouer la tête de droite à gauche pour exprimer le mécontentement que je ressentais en entendant ces simples mots.

« Mais… » Mais je me ravisais aussitôt. Si j’avais compris une chose, il n’y avait pas de « mais » qui tenait. Les choses ne se répétaient pas, et si cela devait se produire par ma faute la punition ne tarderait pas à venir. Je déglutissais difficilement. Elle semblait ailleurs. Où ailleurs ?
« Alors ? Est-ce que tu es contente de ta salle commune ? » Je comprenais son interrogation… C’était sa façon à elle de me dire : si jamais tu veux en parler je suis là. Mais avais-je vraiment envie d’en entendre parler ? Je pensais que oui parce que sinon je n’aurais jamais fasi tout ce chemin pour rien, mais en même temps l’idée n’était plus aussi claire que je ne le pensais maintenant que j’étais face au fait accomplit.

Nos yeux se croisèrent longuement dans un échange silencieux… De quoi avais-je réellement envie ? La vérité était que je ne le savais jamais vraiment. J’avais une vague idée de ce que je voulais faire, mais cela se soldait presque toujours par une nouvelle désillusion : et voilà qu’elle venait me foudroyer une nouvelle fois : la désillusion. J’avais l’opportunité de mettre les choses à plat, et lui faire part de mes interrogations, de mes inquiétudes ; et voilà que je me retrouvais muette comme une carpe. Comme si les rôles s’étaient inversées, je voulais afficher une mine plus forte pour lui dire : ne t’inquiètes pas, ta fille est forte et elle s’en sortira par ses propres moyens. Mais la réalité est souvent bien différente du message que l’on tente réellement de véhiculer : je suis perdue et j’ai vraiment besoin d’un coup de main, de savoir ce que tu penses réellement de moi et si j’y suis pour quelque chose. Est-ce que j’avais ratée quelque chose, ou bien était-ce quelque chose d’entièrement normal auquel elle s’était préparée pendant depuis un petit moment. Finalement, je hochais la tête de haut en bas ce qui eut pour effet de faire tomber une cascade de mèche blonde sur mon visage que j’écartais du doigt avec une lenteur presque calculée.

« Oui. » Finis-je par souffler après avoir retenu ma respiration pendant quelques secondes. Puis je trouver un siège libre sur lequel je m’asseyais en rapatriant mes jambes au niveau de mon corps. Ma silhouette était tellement menue, qu’elle contenait sans efforts sur la planche en bois, et je m’installais en tailleur comme si j’avais été sur le sol lorsqu’en réalité j’étais bel et bien assise sur une chaise. Je n’osais plus vraiment croiser le regard de ma maman de peur que celle-ci n’y décèle la moindre part d’inquiétude dont était chargé mon esprit en cet instant précis. Je parcourais la salle du regard, elle était grande… Mais qu’est ce que je pensais vraiment de ma salle commune ?

La décoration était terne… parsemée de vert et d’argent, emplie de cette austérité qui était liée à la pierre massif qui constituait les murs du cachot. Tout y était froid et pas vraiment personnel et je ne m’y retrouvais pas comme dans l’espace lumineux que j’imaginais être la tour des Gryffondors. En fait rien n’y était vraiment bien, mais ce qui manquait le plus c’était un détail minuscule qui prenait toute son importante à mes yeux.

« Les fenêtres. » Murmurais-je alors que je regardais moi-même la fenêtre de la salle des professeurs. «  Il manque des fenêtres. » Petite déjà je passais une grande partie de mon temps à flâner près du rebord de la fenêtre. C’était mon espace à moi, le regard plongé vers l’horizon, les jambes allongé le long du rebord, la tête tourner vers l’extérieur. Au début, cela posait un véritable problème à mes parents, effrayés qu’une bourrasque ne m’embarque soudainement pour me faire basculer de l’autre côté, mais j’avais un bon équilibre et rien ne semblait être en mesure de me faire mouvoir de mon perchoir. Parfois j’y prenais même mon goûter, engloutissant mon cake aux raisins sans quitter une seule fois mes yeux d’un épais nuage cotonneux avec une forme curieuse. Je me demandais souvent où il allait, et ce qu’il aimait ça, ou est-ce que comme tous les phénomènes inanimés il se contentait de répéter un cycle sur lequel il n’avait aucun contrôle.

« Les filles ronflent aussi, mais je suppose que cela se serait passé où que j’atterrisse. » Enchaînais-je soudainement en me rappelant que j’avais glissée sur le côté une de mes voisines particulièrement bruyantes lorsqu’elle dormait sur le dos. Un demi-sourire se glissa sur mon visage alors que je redressais ma tête vers ma mère. L’opportunité était là, mais je n’en faisais toujours rien. Ma mine s’assombrit alors que je prenais une longue inspiration.

« Dis… Tu n’es pas déçue ? Et papa… il est au courant ? » J’avais maintenu les yeux fermés tout en posant la question. Ma voix était légèrement tremblotante, et je n’osais pas vraiment les rouvrir parce que je savais, je sentais les quelques larmes qui s’étaient mise à perler alors que mes paupières restaient obstinément close. Je l’avais fait, mais je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre maintenant.
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MessageSujet: Re: Bad day (McFly Past and Future) Mer 25 Juin - 20:28











Il me semblait inopportun de punir Erika pour enfreindre le règlement dès le premier soir alors qu’en face de moi ne se tenait non pas l’adolescente impatiente de rejoindre Poudlard, mais plutôt la petite fille dont la lèvre inférieure tremblait et menaçait de laisser éclater son visage en de gros sanglots à tout moment. Mon instinct maternel analysa rapidement la situation et aussi l’ordre des priorités : l’heure n’était pas aux réprimandes, même s’il était évident que je ne pouvais pas laisser à ma fille un traitement de faveur tout au long de l’année. Avalon devait être bien assez ravie à l’heure qu’il était pour en rajouter une couche et lui laisser le droit à des remarques acerbes comme elle ne manquerait sûrement pas de le faire dès qu’elle en aurait l’occasion.
Sa bouche se pinça néanmoins légèrement, signe qu’elle avait été piquée au vif de par mes constatations. Je n’en fis rien – c’était cette balance qui nous caractérisait si bien, car si disputes il y en avait, elles restaient rares. Avoir eu Erika à dix huit ans me rapprochait encore plus d’elle, dans cette relation presque fusionnelle, qui n’avait pas été des plus simples lorsque j’avais été séparée d’elle durant plusieurs mois l’année précédente, lorsque j’étais partie seule à l’école pour y enseigner pour la première fois. Son apparence n’y était sans doute pas pour rien non plus parce que sa chevelure avait la même apparence des champs d’été que la mienne et sa douceur était pareille aux plus soyeuses étoles.
- Les fenêtres. Il manque des fenêtres.
J’échangeai avec elle un petit sourire avant de l’inviter du plat de la main à s’asseoir sur l’imposant sofa de la salle des professeurs tandis que j’en faisais de même. Evidemment la salle commune des Serpentards se trouvant dans les tréfonds de Poudlard, la source de lumière ne pouvait pas venir de l’extérieur, même si je n’avais jamais su à quoi elle ressemblait.
Il était certain que quelque part, j’avais l’avantage sur Avalon : je pouvais dès à présent brider ma fille en la retournant d’ores et déjà contre sa professeur de botanique, mais si c’était dans les habitudes de cette dernière, la déloyauté ne faisait pas partie de mon comportement et très vite je laissais cette éventualité de côté. Au contraire, je pensais que rester la plus neutre possible restait la solution la plus appréciable car cela voulait dire ne lui laisser aucune arme. D’autant plus qu’à mes yeux il était hors de question de placer Erika au milieu de ce combat donc je préférais qu’elle en sache le moins possible. Malgré tout, je ne niais pas que j’avas envie de la voir avec de grandes dispositions dans la Défense contre les forces du mal plutôt que dans comment apprendre à arroser une mandragore – même si les propriétés de cette dernière étaient étonnantes.
- Les filles ronflent aussi, mais je suppose que cela se serait passé où que j’atterrisse.
Cette fois, je laissais totalement échapper mon rire cristallin. La mélodie des ronflements ce n’était pas une berceuse des plus agréables et c’était encore un trait de caractère que nous partagions toutes les deux.
- Peut être que si tu es sage et que tu obtiens quelques bonnes notes, je pourrais t’apprendre un sortilège qui leur en empêchera très facilement !
Les concernés n’appréciaient pas toujours mais chacun sa bataille – c’était facile de dormir et de contraindre les autres à subir l’insomnie !
- Dis… Tu n’es pas déçue ? Et papa… il est au courant ?
Ca aurait été mentir que d’affirmer que j’étais enchantée de la voir rejoindre les serpents, et j’appréhendais déjà le moment ou je savais qu’inévitablement elle allait finir par se faire une place parmi les verts et argents. C’était tant mieux certes car je voulais que la scolarité se passe au mieux pour elle, ce dont je ne doutais pas car elle savait bien s’adapter. Toutefois, trop d’éléments entraient en compte pour que je puisse l’envisager du meilleur œil qu’il soit. Là encore impossible de lui dire clairement le fond de ma pensée, car la seule chose que je souhaitais c’était de voir l’angoisse cesser de déformer ses traits qui la rendaient malgré tout plus jolie encore.
- Tu ne pourras pas rentrer à la maison à Noël, je le crains, plaisantai-je, mais peut être que ce n’était pas le genre de blague qu’elle avait envie d’entendre en cet instant, alors je rajoutais, je ne suis pas déçue non, même si ce n’était pas celle à laquelle je m’étais attendue, lui avouai-je. Par contre, je suis persuadée que tu t’y sentiras vite très bien et que si le choixpeau l’a décidé, c’est parce que Serpentard était la meilleure pour toi. Toutes les maisons de Poudlard ont de merveilleuses qualités.
En ce qui concernait Serpentard, je voulais y croire, comme je l’avais fait et comme j’en avais énormément douté aussi. A présent je n’avais plus vraiment le choix – sinon c’était tourner le dos à Erika et je ne pouvais pas imaginer ça.
J’avais envoyé un hibou à son père, Gryffondor au temps de l’école lui aussi, lorsque l’information était arrivée. Je savais que la surprise allait être totale pour lui aussi, qui avait peut être plus d’aprioris vis à vis de ça que moi. On ne pouvait pas revenir en arrière et il lui était interdit, il le savait de laisser transparaitre quoi que ce soit de ce qu’il éprouvait pour la question. J’attendais quand même sa réponse car il allait forcément y en avoir une. Mais chaque chose était à faire dans son temps, et ça ne me tenait pas plus en souci que ça pour l’instant.
- Si ce n’est déjà fait, d’ici quelques heures, il ne tardera pas à te féliciter lui aussi, il était aussi intelligent pour le faire, même si par principe, il allait médire contre Domnhaill dans sa barbe, parce qu’il ne l’appréciait pas.
Machinalement, et par habitude aussi, je passai ma main dans ses cheveux pour les remettre en place. Je fis voler ma cape de sorcière à l’aide de ma baguette magique pour la mettre sur les épaules d’Erika pour qu’elle n’ait pas trop froid dans son pyjama.
- Demain matin, on te donnera ton emploi du temps. Tu sais toujours quel cours tu veux commencer d’abord? J’ai renversé la moitié de mon chaudron dès le premier jour en potions, je te conseille de ne pas faire pareil ! Il ne fallait pas non plus que cela lui donne des idées !

- Namco -

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MessageSujet: Re: Bad day (McFly Past and Future) Ven 18 Juil - 20:58

Maman me connaissait. Par là j’entendais qu’elle me connaissait vraiment. J’étais le fruit de ses entrailles et il n’y avait que très peu de mimique ou d’expression qui pouvait passer au travers de ses sens maternel. Nous avions toujours été plus ou moins l’une sur l’autre et il y avait ce je ne sais quoi qui nous rendait particulièrement fusionnelle. Bien sûre j’aimais papa aussi, mais c’était pas pareille. Plus distant quelque part, mais tout aussi passionnel. Juste pas pareille.

Elle échangeait avec moi un sourire. Un simple sourire, mais cela suffisait à me réchauffer. Elle était mon héroïne toujours là quand il fallait, et il y avait de ces messages qui ne se disent pas entre nous, mais que seule nous pouvaient entendre. Un espèce de langage qui transcendait les signes et la parole. Quelque chose d’autre et de nettement plus intime. Elle connaissait aussi mon besoin de lumière, mon besoin d’espace, et plus que quiconque elle pouvait comprendre le sentiment d’enfermement que j’éprouvais alors que j’étais prisonnière des cachots de Poudlard.

Je ne pouvais m’empêcher de me demander pourquoi ? Pourquoi Serpentard et pas Serdaigle ou même Poufsouffle ? SI vraiment je ne devais pas aller à Gryffondor, est ce qu’il était vraiment nécessaire de m’envoyer dans les tréfonds du fin fond du château ?

Le rire de maman se fit entendre. Tendre et cristallin. Probablement la chose la plus magique dans tout ce château à mes yeux. Face à mes caprices d’enfants elle ne pouvait faire que ça après tout, mais il fallait me comprendre : je n’aimais vraiment pas les ronflements. C’était horrible, comme si c’était difficile d’éviter une position qui allait forcément provoquer des ronflements sonores ? Faire trembler les murs, et empêcher les gens de se reposer. Non, j’étais contre. C’était la guerre, je n’aimais pas ça et je savais dores et déjà qu’à partir de ce soir là j’allais mener une guerre sans merci contre le tapage nocturne involontaire. Non mais.
« Peut-être que si tu es sages et que tu obtiens quelques bonnes notes, je pourrais t’apprendre un sortilège qui leur empêchera très facilement. »  Là, je rejoignais son rire parce que c’est vrai que cela serait marrant et pratique.

« Je reste persuadée que ça resterait dans le thème de la défense contre les forces du mal » renchérissais-je avant de prendre une mine nettement plus sérieuse et concernée. Parce que je me rendais compte que cela n’était pas aussi facile que je le pensais que d’atteindre les expectations parentales pour une jeune fille en pleine croissance. J’en faisais les frais, et je ne pouvais m’empêcher de me trouver toute flapi à cette constatation.

Je savais que ma mère me dirait très probablement que cela n’était pas grave, mais j’avais besoin de l’entendre. Quelque part c’était rassurant et je ne pouvais me débarrasser de ce sentiment de culpabilité alors qu’inconsciemment je venais de rejoindre le rang opposé à celui où j’étais sensée arriver. Et puis papa… Papa n’était pas aussi compréhensif que maman. Enfin il l’était aussi, mais parfois il n’hésitait pas à dire ce qu’il pensait et ça me faisait un peu peur. Bien que face à moi je savais qu’ils feraient front uni quoi qu’il arrive je ne pouvais m’empêcher de penser que quelque part je les avais laisser tomber malgré moi, et j’avais l’impression que l’on me dévorait de l’intérieur.
« Tu ne pourras pas rentrer à la maison à Noël, je le crains » Je comprenais que c’était dit sur le ton de la plaisanterie, mais je n’avais pas franchie tout ces obstacles pour ça. Ainsi je fronçais légèrement mes sourcils en croisant mes bras pour bien montrer que « hahaha… Mais non ! Moi je veux rentrer à la maison pour Noël ! » Parce que je le voulais vraiment. « je ne suis pas déçue non, même si ce n’était pas celle à laquelle je m’étais attendue » Enfin, maman finissait par attaquer le fond du problème, et même si j’étais quand même un peu triste d’entendre que cela n’était pas la maison à l’intérieur de laquelle elle m’avait imaginé atterrir, le simple fait qu’elle ne soit pas déçu suffit à me faire relever la tête avec soulagement. Soyons honnêtes personne ne s’attendait à ce que j’aille à Serpentard, pas même moi, et pourtant. « Par contre, je suis persuadée que tu t’y sentiras vite très bien et que si le choixpeau l’a décidé, c’est parce que Serpentard était la meilleure pour toi. Toutes les maisons de Poudlard ont de merveilleuses qualités. » C’était probablement de la mauvaise foi, mais je ne pouvais m’empêcher de me demander qui elle cherchait à convaincre à travers ses paroles ? Etait-ce moi ? Ou bien elle ? Après tout nous n’étions que deux dans la pièce, et même si je savais que ces paroles se voulaient criante de vérité, je n’en étais pas vraiment sûre.
« Si ce n’est déjà fait, d’ici quelques heures, il ne tardera pas à te féliciter lui aussi » J’espérais vraiment que demain je recevrai la lettre via hibou qui arriverait avec les félicitations de mon père. La famille avait toujours été très « rouge et or » et le fait que je rejoigne les verts et argents faisait comme tâche sur un drap blanc.
« Tu crois qu’il sera vraiment content ? » Demandais-je plein d’espoir en connaissant le tempérament parfois bourru de papa. J’en avais presque des étoiles dans les yeux… Parce que si ma famille l’acceptait ça voulait dire que je n’avais aucune raison de m’en faire ? « J’espère qu’il ne sera pas en colère. »
« Demain matin, on te donnera ton emploi du temps. Tu sais toujours quel cours tu veux commencer d’abord? J’ai renversé la moitié de mon chaudron dès le premier jour en potions, je te conseille de ne pas faire pareil ! »
« Défense contre les forces du mal, sortilège, métamorphose… C’est bien Monsieur Grant qui s’occupent des cours de métamorphoses. Il a l’air bizarre… » Puis, me rendant bien compte que c’était bien d’un de ses collègues de travail dont je parlais je me ressaisis. « Le bon genre de bizarre, juste très… Trop sérieux ? Peut-être ? Il y a aussi les cours de vols ! » Mon visage se déforma fasse à mon incertitude, mais je n’étais pas vraiment douée pour me rattraper sur ce genre de gaffe. « J’ai aussi envie d’essayer la botanique… » Rajoutais-je en sachant pertinemment que cette nouvelle ne serait pas forcément aussi positive qu’elle n’apparaissait.
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MessageSujet: Re: Bad day (McFly Past and Future) Jeu 24 Juil - 18:16











Avec la pointe d’humour dont j’avais fait preuve, j’avais espéré remonter le moral d’Erika et lui faire penser à autre chose – si cela marcha le temps qu’elle en plaisante avec moi, très vite, la nouvelle expression qu’elle se composa me fit comprendre que tant que de son côté, elle ne considérerait pas le problème comme réglé, elle ne quitterait sans doute pas la salle de professeurs.

Ma chevelure et tout ce qui allait avait m’avait toujours fait avoir ce que je voulais dans ma vie, même en temps de conflit où là aussi, j’avais su en user afin de parvenir à mes fins – même si elles étaient alors beaucoup plus sérieuses. Toutefois, l’arrivée d’Erika avait tout changé. Je l’avais senti au moment même où je l’avais porté dans mes bras, le premier jour de notre rencontre et que j’avais légèrement remonté son menton du bout de l’index, déjà charmée par l’enfant douce mais éveillée qu’elle allait bientôt devenir. Elle avait comblé un vide dont j’ignorais tout de l’existence jusqu’à ce qu’elle le fasse disparaître de sa simple présence, prouvant qu’il ne manquait plus qu’elle que cette place lui était réservée depuis toujours, qu’elle soit jugée comme trop en avance selon le goût de certains alors qu’il était évident que depuis qu’elle était ici, je ne pouvais simplement pas me passer d’elle, comme du reste de la famille que nous formions à trois. Nous nous faisions mutuellement oxygène et parfois, je me demandais bien comment est-ce que j’avais pu faire jusque ici, lorsque Erika et son père, ne faisait pas encore partie de ma vie.

- Tu crois qu’il sera vraiment content ? Si elle en connaissait quand même les lignes principales, Erika ne savait pas tout de l’envers du décor et sa candeur était attendrissante. Face à cela, je n’avais qu’une envie, celle de la rassurer, mais pas au travers de mensonges. C’était probablement à cause de ça que nous nous entendions si bien. Je m’étais toujours efforcée de lui dire la vérité, même s’il m’arrivait de l’adoucir pour qu’elle ne l’entende pas de manière abrupte, et que de cette façon, elle soit blessée. J’espère qu’il ne sera pas en colère.

A mon avis, c’était plus après le choixpeau qu’il en avait, qui n’avait pas été capable d’envoyer sa fille là où il la voyait forcément être. Je savais que sa déception allait être grande, parce qu’il n’avait sûrement pas envisagé d’autres options, mais il n’était pas pour autant pensable qu’il le reproche à Erika, lorsqu’il l’a verrait.

- Je pense qu’il sera ravi, oui, mais surtout si tu l’es aussi, lui assurai-je afin de la convaincre qu’elle n’avait plus à s’en faire pour ça à présent. Il s’agissait de traiter un problème à la fois, et pour l’heure, j’avais décidé de m’inquiéter d’Avalon plus tard. Tu l’es quand même, non ? Après tout, c’était sa première année à Poudlard, donc celle dont on se souvenait le plus. Je me rappelais encore très bien de la mienne comme un bon souvenir, mais malheureusement, en ce qui concernait Erika, cela m’avait tout l’air d’être en demi teinte.

- Défense contre les forces du mal, sortilège, métamorphose… C’est bien Monsieur Grant qui s’occupent des cours de métamorphoses. Il a l’air bizarre…

Je ne pouvais bien sûr pas porter d’avis sur cette constatation, ce que ne n’eus même pas à faire parce que l’expression de la nouvelle petite verte et argent se mit à changer, et je fus doublement amusée, et par sa remarque pertinente – Grant était après tout un phénomène à lui tout seul – et parce qu’elle s’était rendue compte de sa bévue.

- Le bon genre de bizarre, juste très… Trop sérieux ? Peut-être ? Il y a aussi les cours de vols !

Pour qu’elle ne se sente pas plus mal à l’aise qu’elle ne l’avait été jusqu’à présent, je me forçais à ne pas rire, pour la préserver, car elle essayait tant bien que mal de rectifier le tir avec cette petite moue qui lui allait si bien. Son papa m’avait souvent fait cette remarque que nous avions la même.

- Papa faisait partie de l’équipe de Quidditch, il voudra t’entraîner si jamais il découvre que c’est ta nouvelle vocation ! Le Quidditch était un peu la religion des sorciers, alors Erika n’allait sûrement pas y échapper…

- J’ai aussi envie d’essayer la botanique…

Je hochai simplement la tête, me composant le visage neutre que j’arborais à chaque fois qu’on abordait Avalon, que ce soit de façon détournée ou non.

- C’est obligatoire de toute façon, lui dis-je, l’air entendu, pour confirmer, qu’elle n’y échapperait pas. Tu me diras si toutes tes affaires vont bien, et si tu n’as de problèmes avec, continuai-je, le rôle de maman parlant pour moi.

De mes doigts, je me mis de nouveau à peigner sa crinière blonde, avant d’embrasser le sommet de son crâne. Toutes les deux comme nous étions installées, cela me faisait presque penser à ces instants de tendresse que nous avions à la maison, et j’eus un léger pincement au cœur en songeant qu’ils allaient être beaucoup plus rares à présent. Surtout que celui ci n’allait pas pouvoir s’éterniser longtemps, car il suffisait qu’Avalon choisisse de débarquer pour créer du remue ménage, et je ne tenais pas tellement à m’engager dans un confrontation ce soir où il serait question des droits des enfants des sorciers enseignants qui ne devaient pas être plus importants que les autres élèves de l’école lorsqu’elle même faisait clairement du favoritisme pour chaque membre de sa maison.

- C’est pour ça que maintenant tu vas aller te coucher. Et oui, c’est comme les autres, tu ne peux pas y échapper ! Je vais te ramener à l’entrée de ta salle commune avant d’aller dormir moi aussi, lui assurai-je pour qu’elle ne soit pas tentée d’insister pour rester un peu plus longtemps. Et puis surtout mon instinct de protection voulait s’assurer que personne ne viendrait l’importuner durant le chemin du retour. Au pire, conclus-je sur le ton de la conspiration, les filles de ton dortoir qui ronflent trop fort, jettent leur des polochons pour les faire taire ! Mais ne te fais pas prendre, c’est un conseil, poursuivis-je l’air de rien. Et rappelle toi que je ne t’ai rien dit de tout ça !

Machinalement j’attrapai sa main pour me relever et l’entraîner avec moi dans les couloirs. Certaines habitudes ne se perdent pas si facilement.

- Namco -

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