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So i Let her Go <Liam Collins & Leigh Gallagher>

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Elève de 3ème année

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Liam Collins
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MessageSujet: So i Let her Go <Liam Collins & Leigh Gallagher> Mar 10 Juin - 19:57

Aussi curieux que cela puisse paraître je ne m’étais jamais imaginé ce moment. Enfin peut-être que si, quelque part à ma manière je me demandais bien ce que cela allait être mais je n’étais pas de ce genre d’individu qui passait son temps à se demander de quoi allait être fait le lendemain, parce que j’avais déjà une sœur obséder par ce genre de détail. Bien sûr ma sœur n’avait rien à voir avec mon manque de volonté à me projeter dans l’avenir, en fait c’était juste que l’exercice avait tendance à me donner la nausée. Pas parce que je détestais cela, mais cela représentait pour moi une perte de repère : un monde coincé dans un mouvement perpétuel que j’étais incapable de discerner clairement. Pourtant c’était devant moi, et c’était clair. Déjà les fenêtres illuminées du château perçaient l’obscurité nocturne de cette nuit sans lune et je faisais face au plus beau spectacle de ma courte existence. C’était tout simplement majestueux.
Mon corps tremblait d’excitation et je ressentais ces picotements au niveau de mon estomac qui trahissait mon ébahissement. La bouche légèrement entrouverte, j’oubliais quelque peu la réalité qui avait lié mon équilibre à celle d’un vieux canot en bois avec celle de trois autres élèves que je ne connaissais pas. On nous avait séparé avec ma sœur lors de la traversé du lac et je m’étais retrouvée pour ainsi dire bloquer avec des gens qui ne m’inspirait pas plus de confiance que cela. Plusieurs fois je faillis perdre l’équilibre en gesticulant pour trouver un meilleur angle de vue du paysage atypique qui n’avait rien à voir avec mon quotidien et qui pourtant allait le devenir. Mais je n’y fis pas attention trop subjugué pour remarquer quoi que ce soit de toute façon.


Les vagues étaient tranquilles grâce à l’absence de vent, et nous avons eu la chance de ne pas croiser le calmar géant du lac. De toute façon la présence d’un calmar était illogique, et intérieurement je ne pouvais m’empêcher de me demander ce qu’une telle créature pouvait faire dans une étendue d’eau aussi restreinte. Enfin, on m’avait dit que des sirènes peuplaient aussi ce lac alors peut-être qu’il était plus profond que l’air qu’il se donnait. Ma main effleura l’eau pendant quelques secondes. Je ne savais pas à quoi je m’attendais mais il ne se passa rien. Alors je rangeais cette dernière en la frottant nerveusement contre ma manche pour la sécher par pur réflexe.

Nerveusement je regardais la personne qui était sur ma droite. C’était une fille aux cheveux noirs de jais et aux pupilles qui ressortaient noir dans l’obscurité. Nos regards se croisèrent longuement. Elle semblait au moins aussi perdue que moi, à sa manière en tout cas. Je n’ai jamais été fin psychologue, mais je n’avais pas besoin d’être legilmens pour deviner qu’elle tentait de se donner plus d’aplomb qu’elle n’en avait réellement.

Dans une tentative désespérée de détendre l’atmosphère je tentais mon approche favorite : un sourire et un large mouvement de la main.

« Salut ! » M’exclamai-je. Si je devais attendre une quelconque réponse je pense que j’aurais pu mourir de vieillesse deux fois. Avec la sincère impression d’avoir mal fait je tapotais nerveusement le dossier en bois sur lequel j’étais assis ce qui fit chahuter la barque un peu trop brusquement pour mes compères et moi-même. « Désolé ! » Légèrement honteux, et le visage rougit je m’arrêtais aussi soudainement que j’avais commencé, préférant mettre les mains dans les poches plutôt que de créer une nouvelle catastrophe.

Je préférais encore oublier cet interlude et me focaliser sur la première barque qui était partit avec le professeur Grant, et à n’en pas douter celle qui devait contenir ma sœur. Je me demandais comment se passait la traversée pour elle. La connaissant aussi bien que le dos de ma main, je me disais qu’elle devait juste être pressée de terminer avec ces broutilles qui ne visaient qu’à en mettre plein la vue aux « petits nouveaux », mettre en avant la reconstruction et la rénovation du château ainsi que la création du Sanctuaire de Merlin que l’on commençait à présent à apercevoir derrière les tours du château. Ma sœur et moi étions différents sur tellement de niveaux qu’il serait ridicule de tous les citer. Disons simplement que malgré notre gémellité nous étions deux individus indépendants à part entière, et cette prétendue connexion si spéciale que les gens prétendaient que nous avions n’était qu’une farce. En réalité si nous nous connaissions c’était déjà pas mal, et malgré mon admiration pour tout ce qu’elle pouvait entreprendre je n’arrivais pas à comprendre pourquoi elle faisait tout ça.

J’étais tendu, et je n’avais pas le loisir de m’exprimer comme j’avais l’habitude de le faire.  Lorsque finalement la barque s’arrêta pour nous laisser grimper sur le dock, je me relevais d’un bond sans même prendre le temps de réfléchir ou observer l’environnement. Pour quelqu’un d’aussi peu réactif que moi, le fait que je me dépêche était presqu’un comble, et peut être que j’aurais dû le faire mais il était déjà trop tard pour arrêter la motion. En un instant je perdis l’équilibre sur mes deux jambes en butant sur quelque chose. Instinctivement je m’étais agrippé à la première chose qui se rapprochait à quelque chose capable de retenir mon poids. Seulement ma voisine n’était pas le point d’appui idéal que j’avais imaginé et sans vraiment avoir fait exprès je l’embarquais avec moi dans ma chute et en moins de temps qu’il fallut pour y penser.

C’est marrant comment les perspectives peuvent changer selon la position dans laquelle on se retrouve. Dire que quelques instants plus tôt cette même fille avait l’air si… je ne sais pas… inaccessible ? La vue de profil, et la vue du haut lorsque l’on était à moitié en train d’écraser une personne n’avait strictement rien à voir, la tête à moitié plongée dans l’eau je me rendais compte à quel point elle était chétive par rapport à moi. J’avais l’impression d’être un patapouf sur le point d’écraser une fourmi (même si la fourmi aurait probablement était déjà achevée après un tel traitement). Mes deux mains commençaient à s’enfoncer dans le sable, bouche bée je ne savais pas quoi dire et pour éviter de m’avachir un peu plus sur la jeune fille je préférais rouler sur le côté en évitant soigneusement de la percuter plus que ça. J’étais un idiot.
« Par Merlin ! Sortez de l’eau tout de suite avant d’attraper froid! » La voix du professeur Grant gronda dans les airs avant de percuter mes tympans. Nous étions dans l’eau, et même si je m’attendais à pire j’étais forcé d’admettre qu’au sec on avait plus chaud. Je me demandais ce que cette inconnue, voisine infortunée pensait de moi. Rien de bien sympathique je suppose. Je me redressais à moitié tout en tendant ma main libre en sa direction en espérant qu’elle voit à travers ce geste tout mon désolément et qu’elle me pardonnerait.
« Je ne suis probablement pas la personne la plus adroite que tu aies rencontré je suppose. » Lâchais-je en essayant à nouveau de briser la glace. « Je m’appelle Liam, et je suis vraiment désolé de t’avoir fait tomber à l’eau. » Si l'on ne pouvait pas vraiment réparer le passé, j'espérais pour le moins arranger l'avenir.
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Elève de 3ème année

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MessageSujet: Re: So i Let her Go <Liam Collins & Leigh Gallagher> Mer 11 Juin - 13:47

Une dame habillée avec des vêtements dont je ne connaissais pas la mode – et maman non plus, vu l’expression interdite qui s’affichait sur son visage – était venue dans notre maison, à Galway, peu de temps après avoir reçu la lettre, le même jour.  Elle avait comme ça expliqué à mes parents que j’avais des « origines » sorcières, que je pouvais faire de la magie quoi, avec une baguette et tout ça, et qu’elle même en avait une. Elle nous l’avait montré et elle avait même changé rempli le verre qui lui avait été servit sur la table sans même utiliser la carafe présente à cet effet pour la démonstration. Elle avait poursuivit ses explications pendant un certain temps, temps pendant lequel je restais prostrée dans mon silence faute de mieux. Est-ce que j’étais contente ? Je n’en avais aucune idée, jamais dans ma famille il n’y avait eu de sorcier avant moi, même si dès l’instant où elle avait utilisé sa baguette, j’avais eu envie de faire pareil. Assise d’un bout de la table, tout le long, quand je ne dévisageai pas avec insistante celle qui se revendiquait sorcière, je lançais des œillades à papa et maman pour guetter leurs réactions… Car aussi vrai que je n’arrivais pas à assimiler cette nouvelle qui tombait à point nommée, ce qui prédominait en cet instant, c’était de me dire que peut être ils n’allaient pas y croire, et qu’ils n’allaient pas vouloir me laisser aller là bas… Et finalement la remarque la plus constructive que maman formula lorsque notre invitée quitta notre foyer, ce fut que de nos jours, les gens avaient vraiment des goûts bizarres en manière d’habillement. Quant à moi, ce n’était pas la cape émeraude qu’elle portait qui m’inquiétait le plus pour l’instant. Papa me dit qu’au vu des preuves qui s’étaient déroulées sous nos yeux il ne voyait pas d’inconvénients à me la refuser – il ne disait presque jamais non car notre condition aisée était telle que nous pouvions tout nous permettre. Maman quant elle et comme à son habitude se contenta de hausser les épaules en m’assurant que je faisais ce que je voulais car après tout, plus rien ne l’étonnait et si faire de la magie sortait de l’ordinaire un peu… enfin de compte elle ne se souciait pas plus que ça du changement que ça incluait dans nos vies – parce que ce n’était pas la sienne qui allait être bousculée, et d’ailleurs peu de temps après elle entra en grande conversation avec papa pour savoir qu’elle robe elle allait porter pour un gala de charité à Londres deux jours plus tard.

A vivre au milieu des paillettes, on ne distingue même plus celles qui brillent plus que les autres. C’était ça, chez moi, l’effet Poudlard.

Je m’étais installée sur une barque parce que c’était comme ça qu’on se rendait au château. Il y avait d’autres enfants présents avec moi que j’ignorais plus ou moins… volontairement, dans une attitude de défense, face à une situation que je n’avais jamais connu encore : la vie en communauté avec d’autres personnes de mon âge. J’étais allée à l’école mais j’avais fréquenté des gens qui comme moi étaient issus du même milieu et souvent en communauté réduite du coup, ce n’était pas pareil. La plupart riait et discutait avec un naturel déconcertant – je n’étais pas timide, mais j’étais encore dans cette phase où je les jaugeais tous afin d’agir comme eux, parce que nous étions différents, n’est-ce pas ?

Et puis il y avait autre chose.

C’était que normalement, tout le monde venait vers moi, parce que j’étais Leigh Gallagher et que ma maman était Ashley Richards, parce qu’elle avait conservé son nom de famille, et comme elle était Ashley Richards, on savait que j’étais Leigh Gallagher. Le reste n’était pas vraiment à expliquer, il y avait toujours quelqu’un pour me parler ou me poser une question, mais ici… il n’y avait personne pour le faire ni pour me dévisager avec insistance… Comme si on ne savait pas qui j’étais. Temporairement bloquée par cette constatation c’était en vérité à ça que je songeais lorsque notre canot fut secoué d’une autre manière que le clapotis tranquille du lac. L’élève à côté de moi était plus agité, et il n’arrêtait pas d’entrer dans mon champ de vision depuis tout à l’heure. Mon cœur s’était accéléré à la perspective de passer par dessus bord, mais je me forçais à garder un visage impassible. Pas question de laisser transparaître quoi que ce soit de mon inquiétude, je n’avais pas peur !

- Salut ! Je me tournai vers mon interlocuteur, toujours retranchée dans le mutisme et la bouche légèrement entre ouverte, comme si son surplus d’énergie compensait la mienne et me rendit stoïque. La vérité c’était que j’étais tout à la concentration des mouvements de notre barque qui une fois de plus fit balançoire, m’empêchant de répondre et je serrai du poing (celui qu’on ne pouvait pas voir, côté eau) le tissu de la jupe plissé de mon uniforme. Là aussi j’étais restée perplexe devant le choix de devoir porter tous la même tenue, alors que j’avais une collection complète de vêtements dans mon armoire et si j’avais décrété qu’il en était hors de question, j’avais rapidement constaté que si je voulais faire des pas dans l’école – et oui j’en avais envie – j’allais devoir me retrouver contrainte et forcée.

L’affolement passager se dissipa lorsque les premières tours illuminées apparurent enfin – j’étais tellement fascinée que le reste du voyage se déroula beaucoup plus rapidement, car malgré la nuit, il y avait bien trop de détails pour mes yeux pour que je souhaite un seul instant me détacher de cette vision. Le bruit du canot qui heurta doucement le sable me ramena parmi les « miens » et j’étendis les jambes devant moi, avant de me relever, tandis que tout autour, chacun faisait de même.

Le poids qui s’abattit tout à coup sur moi me fit pousser une petite exclamation de surprise – il y avait bien trop de force sur mes épaules pour être en mesure de gérer l’imprévu devant lequel je me retrouvais soudain, et après avoir chancelé sur un pas ou deux, ma course se termina dans un « plouf » mêlé de sable humide. Il me fallut une seconde de plus pour comprendre que le garçon à mes côtés m’écrasait à présent de tout son poids, et le professeur, investigateur de notre arrivée à l’école éleva très vite après la voix. Tout s’était passé très vite, tout comme j’en fis de même en me relevant dans la volonté de donné l’illusion qu’il ne s’était strictement rien passé, et ignorant la main qui m’était tendue. Mais déjà des paires d’yeux étaient braquées dans notre direction, tandis que je regardais quant à moi droit devant moi, dans un souci de fierté.

- Je ne suis probablement pas la personne la plus adroite que tu aies rencontré je suppose.

Passée la surprise, c’était l’agacement qui la remplaçait peu à peu – le garçon n’en était pas à son coup d’essai, il l’avait montré sur la barque. Je serrai la mâchoire à cause de cette accumulation, cette remarque, et parce que j’avais froid à présent, mais qu’il était hors de question de grelotter.

- Je crois pas non, dis-je d’un ton sec, dans la volonté de clore cette discussion qui n’avait même pas débuté. Le chemisier que je portais collait ma peau de manière désagréable et m’enveloppait dans une sphère humide.

- Je m’appelle Liam, et je suis vraiment désolé de t’avoir fait tomber à l’eau.

Je n’eus aucun problème à répondre du tac au tac :

- C’est Faith. Ce prénom, qui n’était pas le mien était le premier qui m’était venu à l’esprit, comme si quelque part, je cherchais à lui faire payer l’affront dont je venais d’être la victime.

Tel un seul homme, le groupe s’enclencha dans l’allée qui menait jusqu’à l’imposant château. J’avais vu des endroits luxueux, mais pas aussi beaux que celui ci. Evidemment, parce que dans des situations comme celle ci il ne pouvait pas en être autrement un élève passa juste derrière moi, me bouscula dans le dos et me trouvant toujours dans un équilibre instable je basculai légèrement vers l’avant – par réflexe ma main se referma sur… sur le poignet de Liam. Sans attendre, je lui jetai un regard qui en disait long, l’intimant au silence, avant de le relâcher tout aussi vite comme s’il m’avait lâché – cela faisait deux contacts physiques imprévus, et c’était encore pire parce qu’en général je faisais en sorte de les éviter. Je voulu abandonner mon camarade de fortune, mais le professeur nous ordonna de nous ranger deux par deux, et qui avait-il à côté de moi…

- Tu as plein de terre, là,
je pointai mon propre visage et désignai son menton ainsi qu’une partie de ses joues. Puis, décrétant que cette conversation touchait à sa fin, je me tournai de nouveau pour avancer droit devant, pour montrer le désir que j’avais de terminer la dernière montée sans échanger un mot.

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MessageSujet: Re: So i Let her Go <Liam Collins & Leigh Gallagher> Sam 14 Juin - 12:42

Il y a des moments comme ça où le temps semble ralentir de lui-même. Immobile je pense que j’aurais pu profiter de ces longues secondes pour réfléchir à la suite d’actions avec laquelle j’avais enchaîné, mais j’étais forcée d’admettre que j’étais captivé par autre chose en ce moment. Comme transit par ce que j’estimais être une chute, je me laissais aller à la contemplation de la scène, comme si l’espace d’un instant mon esprit était en mesure de prendre de la hauteur pour saisir plus d’informations de là-haut. J’avais envie d’ouvrir la bouche pour dire quelque chose de pas trop idiot, mais comme me le faisait souvent remarquer Ame, cela n’était pas vraiment mon point fort. Je n’étais pas  quelqu’un d’associal pourtant, c’était plutôt les autres qui avaient tendance à me tourner le dos plutôt que l’inverse. J’étais dans mon monde, dans une autre dimension, trop occuper à provoquer une série de catastrophe dans celle où j’évoluais vraiment.
Mon bras était tendu dans la direction de la jeune adolescente, mon air était conciliateur. Je n’avais absolument aucun don pour l’empathie, mais j’avais l’impression de comprendre les expressions de cette dernière. En même temps, elles étaient probablement assez évidente pour que n’importe quel idiot les comprenne. Elle semblait vouloir m’éviter, mais comme la triple buse que j’étais je m’étais jeté à pied joint dans ses pattes. J’aurais pu prendre l’air le plus sympathique du monde, j’imaginais facilement que si je n’étais pas blond aux yeux bleus et au regard charismatique elle ne m’aurait pas prit avec des pincettes.

« Je crois pas non ! » Le ton était sec, mais c’était déjà quelque chose. Plutôt sympa même. Bien entendu je parle de l’accent qui avait des arômes plus ou moins exotiques à mes oreilles, parce que les paroles en elle-même avaient suffisamment d’impact pour blesser un dragon en pleine charge et dieu seul savait que ces bestioles pouvaient se montrer particulièrement résilientes. L’air intrigué, je tentais de distinguer l’origine de l’accent de cette jeune fille : je n’étais pas beaucoup sorti de chez moi, et il fallait dire que même si cela avait été le cas les australiens ne courraient pas forcément les rues. Mais j’avais fini par établir un petit répertoire de dialecte anglais et je percevais pas mal d’accent des grandes villes qui constituaient notre magnifique île. A défaut d’être en mesure de me tenir droit pendant plus de dix secondes, j’avais une bonne ouï dont j’étais assez fier malgré mes apparences.

« Elle parle ! » M’exclamais-je à voix basse alors que je me comportais en véritable gamin découvrant un hochet pour la première fois. Je m’adressais plus à moi-même qu’à la jeune fille, mais les paroles avaient comme souvent dépassé ma pensée. Si j’avais pu le prévoir je me serais terré dans le silence mais bon : le mal était fait, et sans retourneur de temps je n’avais aucun moyen de réparer mes gaffes de la soirée. Sentant une légère crampe naissante dans mon bras, j’étais tenté de le retirer en voyant qu’elle n’avait aucune envie de saisir cette opportunité pour s’extirper plus facilement. Orgueilleuse comme pas deux je mettais ma main à couper qu’elle se ferait répartir à Gryffondor si jamais les Serpentards obtenaient leurs quotas.

« C’est Faith. » Me répondit-elle en se présentant finalement. Faith. J’acquiescai d’un hochement de tête parce que je n’avais rien à redire vis-à-vis de son prénom. J’aurais pu le complimenter, mais comme elle n’avait pas complimenter le mien je me disais que cela n’aurait donné qu’une nouvelle chance à mon pathétique naturel de revenir à la charge. Non il fallait être cool, décontracté, et hausser les épaules comme si c’était la chose la plus normale à faire, tout en rajoutant une moue satisfaite. Faith.

Finalement elle se redressa par elle-même, et je fis de même. Non pas que la position bizarre semi-accroupi me déranger, mais elle commençait sérieusement à me tirer le fessier. Je n’étais pas contre un peu d’exercice, mais le voyage en train m’avait littéralement atrophié les muscles et je me voyais mal faire plus d’effort supplémentaire sans une bonne raison. M’étirant quelque peu, je tentais de sécher au maximum mon accoutrement en les lissant du plat de la main. Cela n’était pas très efficace, mais cela me donnait bonne conscience. C’est à cet instant là que Faith choisit le moment pour à nouveau se faire percuter, pas par moi, et se rattraper in extremis à mon poignet pour éviter une nouvelle chute dans l’eau. Son regard croisait le mioen, et je comprenais que je ferais mieux de me taire si je voulais éviter une baffe en publique à rajouter à mon palmarès de l’entrée la plus catastrophique dans l’école de sorcellerie. En même temps, si elle pouvait m’intimer le silence, elle ne pourrait pas m’empêcher d’entamer un sourire satisfait alors que je me disais que finalement je n’avais été que l’instrument de l’univers pour son mauvais karma. Elle me lâcha le poignet comme si j’avais été atteint par une maladie contagieuse, et se sépara aussitôt de moi.

Il me fallut faire quelques enjambées pour la rattraper, le professeur nous ayant clairement ordonné de nous mettre par pair, je me mettais à côté d’elle pour une simple question de praticité. Je mettais mes mains dans les poches en prenant un air désinvolte tout en observant le panorama qui se profilait autour de moi. Le sentier était long pour arriver jusqu’à l’école, et je devais admettre que la reconstruction et le travail de rénovation laissaient les photos de mon exemplaire de l’histoire de Poudlard comme des pâles représentations de la réalité qui était bien plus impressionnante. Le parc semblait immense, mais cela n’était peut-être qu’une impression lié à l’obscurité.
« Tu as de la terre, là ! » M’annonça Faith de but en blanc alors que mon attention c’était porté sur une tour au loin. Elle m’indiquait sur son visage les parcelles qui avaient été touchés, et par mimétisme je me frottais du revers de ma main gauche le menton et la joue qu’elle m’indiquait.

« Merci ! » Répondis-je tout simplement avant de remettre la main dans ma poche. Je poussais un léger soupir tout en maintenant son allure. Nous arrivions petit à petit vers ce que j’estimais être le « fameux hall d’entrée » qui d’après les rumeurs représentait un ciel magique aussi capricieux que les escaliers du château.

«Donc c’est Faith c’est ça ? » Demandais-je en connaissant parfaitement la réponse qu’elle pourrait m’apporter à cette interrogation. « D’où est ce que ça vient ? Tu n’es pas du coin hein ? Tu n’as pas un accent que je reconnaisse. » Affirmais-je en bombant le torse fier de pouvoir montrer que j’étais capable de distinguer l’origine des gens à leur façon de parler. Sur la banque, elle s’était montré muette, mais depuis elle avait été encline à me révéler un prénom et à me faire remarquer que la chute m’avait salit le visage et je me disais que j’avais toutes mes chances de l’entendre un peu plus.

« Tu savais que l’on va être réparti en portant le même chapeau qui a sorti l’épée qui a servi pour défaire le monde du seigneur des ténèbres il y a deux ans ! » Dis-je tout excité en frottant mes deux paumes l’une contre l’autre.
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MessageSujet: Re: So i Let her Go <Liam Collins & Leigh Gallagher> Lun 16 Juin - 20:43

- Pourquoi est-ce que tu ne parles pas ?? m’apostropha ma mère, dans une énième prise de bec à ce sujet. Prise de tête dans laquelle elle était la seule combattante, puisque je demeurais muette devant sa question, et n’avoir aucun mot contre lesquels se battre la fit s’agacer d’avantage. Pourquoi est-ce qu’elle ne parle pas ?? Elle se tourna avec vivacité vers mon père, et il n’était pas rare qu’elle le prenne à parti lorsqu’elle sentait que la situation lui échappait complètement, chose qui n’arrivait… Que lorsque ça me concernait.

Il y avait un jour où comme ça, je m’étais tus, sans jamais leur en expliquer la raison. Ca avait duré plusieurs mois, et puis un beau matin ; j’avais réclamé du jus de raisin au lieu du jus d’orange et tout était redevenu comme avant. Enfin de façon tout aussi « normale » que notre famille l’était, c’est à dire qu’elle même échappait à ces codes.

Ca n’avait fait qu’un peu plus se creuser le gouffre entre maman et moi et la barrière invisible qui nous séparait s’était élevée un peu plus. Je pouvais la voir, mais lorsque je tendais la main, elle était insaisissable, parce que ma main était arrêtée dans son élan. C’était comme ça. J’avais appris que c’était comme ça. Et c’était ainsi que notre relation s’était tissée sur cette proximité apparente, alors qu’en réalité, nous n’étions presque jamais en contact l’une avec l’autre.

- Elle parle !

Je pinçai les lèvres, seule marque visible de mon agacement. J’étais partagée entre l’idée de répliquer du tac au tac parce que cette remarque, dite devant moi, mais qui ne m’était pas adressée avec ce petit quelque chose de très insultant, mais en même temps, j’avais peur d’attirer trop l’attention sur moi – une fois de plus – pour les mauvaises raisons à cause du garçon. Faisant taire l’énervement qu’il y avait dans mon estomac, je me mis en marche, ce qui me permit de me détendre un petit peu. Je ne savais pas du tout ce qu’était devenu Marlon avec qui j’avais un peu papoté dans le train parce que nous nous étions trouvés des points communs tous les deux : nous étions… moldus. J’avais encore un peu de mal avec le mot.

Je regrettai assez rapidement d’avoir fait preuve d’amabilité en informant Liam qu’il ressemblait au vilain petit canard avec son masque de bout sur le visage – je me retins d’avoir une petite expression de dégout quand il se servit de sa manche comme serviette pour essuyer ses joues, avant de songer que moi même, je ne devais pas avoir fière allure… ce qui ne correspondait pas à mes habitudes et un nœud se forma dans ma gorge, parce que je ne me sentais pas à l’aise. La rancœur que j’éprouvais à son égard s’agrandit, sans pour autant développer une haine viscérale à son encontre parce que… il y avait quelque chose qui m’empêchait, en soi, il n’avait rien fait de foncièrement méchant, et il n’était pas si désagréable que ça, mais comme c’était aussi lui qui m’avait fait tomber il n’y avait pas plus tôt que quelques minutes, c’était encore trop récent pour qu’il soit pardonné. Alors en attendant, je faisais ma mauvaise tête, chacune de ses paroles sonnant désagréablement à mes oreilles.

- Donc c’est Faith c’est ça ? D’où est ce que ça vient ? Tu n’es pas du coin hein ? Tu n’as pas un accent que je reconnaisse.

Liam enfonça le clou de mon mensonge et je n’en fis rien, assumant les bêtises que je lui avais dit juste avant jusqu’au bout. Je fus assailli de questions, prouvant que j’avais été trahie par mes paroles. Je ne répondis pas à la première – techniquement je venais de lui dire que oui, j’étais Faith – mais c’était déjà un peu plus difficile de mentir sur tous les sujets.

En plus, si moi je me rendais pas trop compte, je me demandais comment les autres le voyais, justement, mon accent. Est-ce que c’était le côté irlandais et mélodique de mon père qui prédominait ou alors l’accent traînant et américain de ma mère qui était pointé du doigt ? Dans tous les cas, avec ce qu’ils m’avaient donné, j’avais fait un schmilblick des deux, faisant ma propre cuisine, et puis c’était sans compter également avec tous les pays qu’on avait eu l’opportunité de visiter. Par mauvaise foi, j’avais presque envie de ne pas répondre, qu’est-ce que ça pouvait bien faire en plus d’où je venais ? Mais il n’y avait aucune raison, c’était juste de la curiosité en fait, rien de plus de sa part, donc aucune échappatoire. J’allais devoir me plier à l’exercice. Je remis une mèche mouillée en place derrière mon oreille. Je commençais un peu à grelotter.

- D’un peu partout en fait, commençais-je, parce que mine de rien, c’était compliqué à expliquer que mon enfance avait eu un parcours atypique. D’un peu partout…

Et un peu nul part.

Prise d’une soudaine envie de fournir un peu plus de détails, comme une justification, je rajoutai :

- Là où je suis restée le plus longtemps c’est aux Etats Unis, mais maintenant, j’habite en Irlande. Voilà. Comme ça, c’était réglé.

J’avais de plus en plus de mal à cacher à quel point j’étais frigorifiée. D’accord on était tombés dans l’eau à l’arrivé et ça n’avait duré que quelques secondes mais ça avait suffit pour que l’eau ne s’imprègne complètement de mes vêtements. J’eus un geste de réflexe de croiser mes bras sur ma poitrine, ce que je regrettais tout aussitôt parce que c’était trop révélateur et l’instant d’après, je les fis de nouveau tomber le long de mon corps.

- Tu savais que l’on va être réparti en portant le même chapeau qui a sorti l’épée qui a servi pour défaire le monde du seigneur des ténèbres il y a deux ans !

Un coup d’épée, c’est un peu ce qui me traversa le nombril à cette révélation et ma démarche se fit un peu moins assurée – sur deux pas, parce que puisque Liam n’était pas inquiet, je refusais catégoriquement de l’être moi aussi. Mais il était question de couteau, de ténèbres, tout ça à une période qui n’était pas si lointaine que ça et je n’y comprenais plus rien !

La curiosité évidemment, me poussait à en avoir le cœur net. Mais en même temps… c’était révéler que j’étais une moldu. Enfin, je n’en étais pas une en fait, mais c’était d’eux que j’étais issue… Je me demandais ce que maman aurait pensé si je l’avais traité de moldu, tiens. Je ne me sentais pas vraiment prête à lui dévoiler l’information, encore sur la retenue. Ca ne m’avait pas dérangé avec Marlon parce qu’il avait été très bavard, avait fait presque plus de la moitié de la conversation avec moi, donc j’avais vite su qu’il venait aussi d’un monde où on ne connaissait pas l’existence des sorciers. Menacée, je tâtonnais.

- Non, je ne savais pas… acceptai-je néanmoins d’admettre avec prudence. Jusque là, je ne prenais pas trop de risques. Je me mordis les lèvres, sentant le stress monter parce que je n’y comprenais rien. Je n’avais plus d’autre choix que d’y aller au culot, pour avoir réponse à mes questions, en espérant que si je les posais bien, Liam ne comprendrait pas tout de suite. Mais euh… comment ça réparti ? J’avais déjà l’impression d’en avoir trop dit, alors avant de me vendre complètement, je guettais sa réaction. En prévision, je changeais même de sujet : même ma maison n’est pas aussi grande elle n’est pas aussi grande que ce château !

La panique pouvait vous pousser à faire des choses et à dire des choses aussi extraordinaires. Mais c’était vrai que du peu que j’en voyais l’école était immense et pourtant les logements dans lesquels j’avais habité avaient de quoi faire pâlir les envieux !

Mais ça me turlupinait toujours. Après tout, il y avait des histoires de ténèbres et de seigneur ! Qu’est-ce que ça voulait dire ?

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MessageSujet: Re: So i Let her Go <Liam Collins & Leigh Gallagher> Jeu 26 Juin - 17:02

Combien de fois me fallait-il cligner les yeux pour que je sois certain que ce que j’étais sur le point de découvrir était quelque chose de réel et non pas le fruit de mon imagination débordante ? Comment est-ce qu’ils faisaient tous pour avancer avec une telle démarche robotique lorsque tout ce qui se profilait face à nous n’était qu’excitations, drame, romance, et embrouille en tout genre. Je n’avais jamais réellement quitté le cocon familial, et toutes ces idées qui déferlaient sur mon esprit ne faisait qu’accroître ce sentiment de ne représenter qu’une partie d’un tout nettement plus impressionnant. Il fallait dire que j’étais à peu près certains de ne pas être dans un rêve : la chute maladroite sur ma camarade Faith en était la preuve. J’avais les mains trempées, mon pantalon aussi, et les manches de ma veste en avait fait les frais, pourtant j’aurais probablement apprécié que quelqu’un vienne me pincer les joues maintenant juste pour me rassurer une nouvelle fois. En général c’était à America de s’assurer ce rôle, mais elle était tellement loin devant dans la file que tout ce que je pouvais apprécié d’elle en la cherchant du regard n’était autre que la masse sombre et touffue que formaient ses cheveux à l’horizon.

J’ai toujours eu un regard bon public sur tout un tas de chose, mais je savais aussi apprécié la beauté des panoramas et j’étais complètement bluffé par le château qui apparaissait à mesure que nous nous rapprochions plus massif, plus imposant et toujours plus grandiose. Mon regard se perdait sur les nombreuses tours dont l’une d’entre elle qui était particulièrement décorée avec une horloge qui s’y seyait comme un roi sur son trône.


« Wow. » Lâchais-je admiratif parce qui se passait à côté de moi oubliant presque que mon allure c’était à présent naturellement calquer sur celle de Faith qui semblait faire à peu près tout pour me rendre la tâche plus difficile. A force de vivre avec Ame, je savais que les filles étaient naturellement plus complexe que les garçons. Là où nous passions rapidement l’éponge pour nous occuper d’autre chose, elles restaient coincées sur des problèmes inexistants, alors je préférais ne pas faire une remarque supplémentaire qui aurait pu m’attirer ses foudres. A dire vrai je ne m’attendais même pas à ce qu’elle me répondre, apparemment j’étais assez doué pour imiter le bruit de fond d’une radio que l’on écoute pas vraiment et j’avais naturellement prit l’habitude à ce que l’on ne m’écoute jamais. Alors lorsque j’entendais à nouveau l’accent si particulier de ma voisine de marche, je crus que l’espace d’un instant le sol se dérobait sous mes pieds.
« D’un peu partout en fait. » Instinctivement mon regard se porta à nouveau sur elle comme si à travers de l’obscurité je tentais de déchiffrer un hiéroglyphe particulièrement ancien. Partout. C’était vague, mais en même temps très révélateur. Les yeux grands écarquillés, je regardais désormais la jeune adolescente sous un autre œil. Comme si en l’espace de ces quelques mots elle s’était transformée en une aventurière émérite, globetrotteuse exemplaire parcourant les pays comme moi je parcourais les dalles du couloir qui menait jusqu’au salon : à cloche-pied, ou en sautant à pied joint en m’assurant de ne jamais en toucher les bords. Enfin elle m’avait répondu, ce qui était déjà plus que je n’aurais pu espérer sur la barque, et bien que son humeur ne semblait pas être au beau fixe, je décidais de ne pas m’y attarder plus longtemps parce que voilà, personne ne semblait s’inquiéter du fait que moi aussi j’étais tombé dans l’eau et qu’il faisait froid. D’ailleurs elle semblait grelotter, et un élan de culpabilité me traversa l’échine. Oui, c’était un peu de ma faute, mais je n’y pouvais plus grand-chose maintenant. Cela appartenait au passé et j’avais du mal à imaginer des paroles assez réchauffante pour la sécher sur place. Bien sûr je pouvais toujours tenter un incendio, mais je n’étais vraiment pas certain si cela n’aurait pas été plus dangereux qu’autre chose.


« Là où je suis restée le plus longtemps c’est aux Etats-Unis, mais maintenant je vis en Irlande. » Je hochais simplement la tête en souriant, et elle me témoignait par un langage corporel très précis qu’elle avait vraiment, vraiment froid. Ses bras qui se croisaient sur sa poitrine était un signe révélateur, peut-être un peu trop puisqu’elle abandonna sa manœuvre presque aussitôt. Je choisis cet instant là pour faire quelque chose dont je me croyais incapable : je retirais ma veste pour la déposer sur ses épaules me laissant vulnérable à la moindre bourrasque qui viendrait. J’en regrettais presque le geste, et je me sentais presque coupable d’éprouver un tel sentiment vis-à-vis de mon propre altruisme.
« Tu dois avoir froid. » Mais maintenant c’était à mon tour d’avoir froid. « Je ne suis jamais allé ni aux Etats-Unis, ni en Irlande. C’est différent d’ici ? » J’étais curieux, mais le froid m’empêchait de le montrer réellement. A la place je me resserrais mes bras le long de mon torse comme un pingouin échoué sur sa banquise et je fourrais mes mains dans le fond des poches de mon pantalon. La vie comme un sorbet au citron : agréable, sucrée et acide, mais au final ça reste une glace.
« Non je ne savais pas… » Tout le monde savait. C’était quand même l’histoire la plus raconté de ces deux dernières années. Un thème récurrent dans le monde des sorciers, une page que ni les aurors, ni le ministère de la magie ne pouvait nié tant ils avaient été sur le champs incapable d’endiguer la progression de Vous-Savez-Qui. Il n’y avait aucune raison pour que Faith ne connaisse pas cette histoire à moins que cette dernière


« Mais euh… Comment ça réparti ? Même ma maison n’est pas aussi grande que ce château. »
« Il n’y a pas moyen ! » M’exclamais-je en la pointant du doigt. Quelques regards se tournèrent à nouveau vers nous, et je baissais aussitôt la tête en remarquant ma nouvelle gaffe… Non Faith n’avait pas de chance d’être à côté de moi. Lorsque le tumulte passa après quelques secondes, je me repenchais vers elle.
« Tu es née dans une famille moldue c’est ça ? La chance ! C’est comment ? » Demandais-je en murmurant à présent, une lueur dans les yeux qui trahissaient mon excitation. « Tu ne dois pas comprendre grand-chose ici alors ! Mais tu compares ta maison avec Poudlard c’est que tu dois être drôlement riche chez les moldus ! Tu vas te faire plein d’amis, tu verras. » Affirmais-je en secouant la tête de haut en bas, certain de mes dire : il était évident qu’elle serait quelqu’un de populaire en un rien de temps.
« Poudlard a été fondé par quatre grand sorciers il y a plus de mille ans, et chacun d’eux valorisaient des traits de caractères différents. Salazar de la maison Serpentard croyait dans l’ambition et la pureté du sang, Godric Gryffondor a fondé sa maison sur le courage, Rowena Serdaigle la sage sur l’intelligence et Helga Poufsouffle sur la candeur d’esprit. » Récitais-je comme si j’étais en train de répéter un cours. « C’est dans le respect des traditions que Poudlard continue d’avoir quatre maisons, et le chapeau est celui qui déterminera notre avenir. Pour être totalement honnête je n’ai aucune idée de l’endroit où il pourrait m’envoyer. »
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MessageSujet: Re: So i Let her Go <Liam Collins & Leigh Gallagher> Dim 29 Juin - 18:19

Je ne pouvais pas m’empêcher de faire la comparaison malgré tout : à la maison j’aurais fait un peu de comédie pour la forme, parce qu’il n’y avait personne pour me retenir, et enfiler une nouvelle tenue bien chaude n’était pas un problème. C’en était tout un autre cependant lorsque je me retrouvais dans une école de magie avec l’apparence d’un chien mouillé parce que j’avais goûté l’eau du lac alors que ce n’était pas prévu. L’envie de me plaindre était tentante bien sûr, mais par nature, je sentais le risque qu’on se moque de moi non loin et comme j’étais déjà en train d’essuyer un affront, j’allais faire une chose à la fois…

Je sentis quelque chose d’un peu lourd et chaud s’abattre sur mes épaules.

- Tu dois avoir froid.

J’eus deux réactions : la première celle de penser qu’il n’était pas question que ce Liam me vienne en aide, parce que voilà, faire preuve de dignité en toutes circonstances était dans mes habitudes. La seconde balaya cette réflexion débile pour ramener les manches vers moi, acceptant cette aide pour le moins imprévue, mais…

- Cool, dis-je comme pour dire « merci », mais les mots n’étaient pas sortis et les prononcer m’avait soudain paru peu naturel… vu la relation bizarre que nous avions entamé

Du coup, je ne pouvais plus aussi lui en vouloir éternellement. Bon.

- Il n’y a pas moyen !

… Mais ce qu’il venait de faire venait d’annuler l’action précédente. Est-ce que je ne pouvais pas disparaître dans cette veste ?! Je me sentis rougir, mais je me rassurais comme je pouvais, parce qu’en pleine nuit, sûrement que personne n’allait voir la teinte rose de mes joues… J’en avais presque oublié ce qui avait déclenché une telle exclamation !

- Tu es née dans une famille moldue c’est ça ? La chance ! C’est comment ?

Voilà que maintenant, j’étais repérée ! Je pensais à mentir mais… Mon prénom avait déjà été falsifié alors sûrement que je ne pouvais pas le faire sur tout. En plus, il ne le savait pas mais Liam me posait une colle. Comment c’était ? Et bien…

- Ben c’est sans la magie quoi, répondis-je très simplement. Je pouvais m’arrêter là, mais pour le coup me sentis un peu obligée de donner quelques détails. Je vais à l’école mais pas tous les jours de la semaine et je suis mes parents en voyage et parfois j’accompagne aussi ma mère quand elle va à des premières et des trucs comme ça.

Ce qui était tout à fait normal, banal, et tout ce que vous voulez.

- Tu ne dois pas comprendre grand-chose ici alors ! Mais tu compares ta maison avec Poudlard c’est que tu dois être drôlement riche chez les moldus ! Tu vas te faire plein d’amis, tu verras.

C’était une remarque qui était très juste tout à coup que j’affirmai d’un petit hochement de tête. C’était bien ça qui me dérangeait, c’était que je ne comprenais rien et je voulais comprendre ! Tout ! Comme ça ! Tout de suite ! Je lâchai l’affaire comme il m’avait percé à jour de toute façon et arrêtais de faire semblant de tout connaître.

- On en a plein oui, enfin, je me pose jamais la question en fait, affirmai-je avec détachement. Il n’y avait rien d’étrange pour moi dans cette situation puisque après tout je n’avais jamais connu que ça.

Par contre je pris bien soin de ne pas relever la fin de sa phrase. Des amis ? Je n’en avais jamais eu. Il y avait bien d’autres enfants qu’ils m’arrivaient de fréquenter mais ils vivaient la même chose que moi donc c’était plus facile on se comprenait d’une certaine manière… Mais non, ce n’était pas mes amis.

- Poudlard a été fondé par quatre grand sorciers il y a plus de mille ans, et chacun d’eux valorisaient des traits de caractères différents. Salazar de la maison Serpentard croyait dans l’ambition et la pureté du sang, Godric Gryffondor a fondé sa maison sur le courage, Rowena Serdaigle la sage sur l’intelligence et Helga Poufsouffle sur la candeur d’esprit. C’est dans le respect des traditions que Poudlard continue d’avoir quatre maisons, et le chapeau est celui qui déterminera notre avenir. Pour être totalement honnête je n’ai aucune idée de l’endroit où il pourrait m’envoyer.

Silencieusement, j’essayais de retenir tout ce que Liam relatait, mais c’était difficile et j’en avais déjà oublié la moitié. Gryffondor c’était la sagesse, c’est ça ? Bien sûr je n’allais pas redemander pour être sûr. J’allais passer pour une imbécile sinon. Par contre un chapeau qui déterminait tout ça… Non, je ne comprenais toujours pas. J’allais prendre sur moi pour que Liam dise plus de précisions, mais les imposantes portes d’entrée se dressèrent devant nous, et l’instant d’après, nous les avions franchi. Il faisait sombre dans le hall car seule la lumière des bougies l’éclairaient. Les chuchotis cessèrent d’eux même ce qui permit à la voix grave du professeur qui nous avait guidé jusque ici de se faire entendre encore plus fort si c’était possible :

- Vous deux ! Evidemment, comme si ça n’avait pas assez suffit comme ça de la soirée, il nous désigna tous les deux. Venez avec moi s’il vous plaît.

Est-ce qu’on allait se faire punir pour être tombés dans le lac ? Je refusais de lancer un regard de biais à Liam sinon, ça allait être pour le réprimander. On se mit un peu à l’écart là où nous l’avait ordonné notre prof qui sortit sa baguette magique et la pointa vers nous… Quoi on jetait des sorts aux élèves ?! Je n’étais pas venue pour ça !!!

Mais la sensation que je ressentis fut loin de la douleur que je me voyais déjà imaginer : une chaleur vive se glissa sous mes vêtements, comme un vent chaud et quelques secondes plus tard ils étaient parfaitement secs. Quoi ?! Il n’avait pas pu le faire avant s’il connaissait la formule ?!

- A l’avenir, pensez à ne pas faire de baignade dans le lac
, conclut-il comme s’il avait lu dans mes pensées, et je n’arrivais pas à lâcher mes yeux des siens – il avait un petit sourire, mais pas moi. Là dessus, il nous convia à rejoindre les autres élèves et à attendre quelques petites minutes dans le hall.

Nerveusement, je me mis plus ou moins à danser sur place.

- Pourquoi est-ce qu’on attend ? Liam avait l’air de savoir plein de choses, plus que moi en tout cas, alors peut être que là aussi il avait la réponse ? Pourquoi c’est le chapeau qui décide, il fait quoi ?

Non décidément un chapeau qui prédisait l’avenir ? Je n’y comprenais absolument rien !!!

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MessageSujet: Re: So i Let her Go <Liam Collins & Leigh Gallagher> Mer 2 Juil - 15:18

On ne m’a jamais reconnu pour ma nature discrète. Dans un effort pour ne pas participer activement au réchauffement de la planète j’étais assez économe de mon énergie, mais lorsqu’il s’agissait de marquer ma surprise ou de réagir en présence de parfait étrangers je n’en menais pas large. America aimait bien dire que j’avais pour seul trait de caractère positif mon apparente sympathie, face à Faith la réalité m’annonçait que cela n’était pas forcément suffisant pour établir d’emblée une relation baser sur l’amour et la confiance. Je ne faisais pas grand-chose pour arranger la sauce.

Bien que je me sois délesté de ma veste, je ne pouvais m’empêcher de me demander ce qu’elle pensait réellement de moi. Cela n’avait pas beaucoup d’importance en apparence, mais la question commençait littéralement à me tourmenter l’esprit.
« Cool. » Une façon hype de dire merci. Rester dans la tendance contre vents et marées, une qualité qui forçait le respect alors que j’étais incapable de porter des vêtements acheter cette année.
« De rien, c’était le strict minimum après ce qu’il s’est passé. » Annonçais-je quelque peu nerveusement alors que j’essayais de trouver une position cool maintenant que j’avais les bras nus.

Raide comme un piquet au bord d’une route, je tentais de me contorsionner légèrement pour estimer la distance qui nous séparait encore du château. Nous n’étions plus vraiment très loin et je sentais déjà une certaine chaleur qui se dégageait du bâtiment. Il n’y avait pas à dire, Poudlard ça en jetait. J’étais bouche bée, et légèrement bluffé. Le ministère de la magie avait eu raison de permettre à l’école de rouvrir aussi vite, et je ne pouvais m’empêcher de ressentir une certaine excitation en me disant qu’ici, ce même parc, avait vu Auror et Mangemort s’affronter dans » une lutte sans merci. Même vous-savez-qui et Harry Potter s’étaient battu ici, et je ne pouvais m’empêcher de ressentir une certaine forme d’insignifiance face à tous ces grands noms.
« Ben c’est sans la magie quoi » Mais encore ? Je voulais des détails moi ! « Je vais à l’école mais pas tous les jours de la semaine et je suis mes parents en voyage et parfois j’accompagne aussi ma mère quand elle va à des premières et des trucs comme ça. » J’essayais de placer mon visage dans son axe visuel en prenant une mine franchement étonné.
« Ca n’a pas l’air évident. » Me contentais-je de répondre en essayant d’imaginer un monde sans magie.
« On en a plein oui, enfin, je me pose jamais la question en fait » Je souriais, il semblait que mes déductions étaient correctes et c’était assez rare pour être souligné.  Je continuais d’avancer lorsque finalement nous entrions dans le château. Une fois rentrée, le professeur Grant nous interpela et nous intima de le suivre. Je n’étais pas vraiment certain de ce qu’il comptait nous faire, mais même quand il avait sortis sa baguette magique je restais serein. En un seul sort, le professeur nous avait sécher de la tête au pied et tandis que je balbutiais un remerciement ce dernier s’empressa de nous indiquer que l’expérience du lac n’était pas à refaire.

Sur ce nous rejoignions les autres élèves. Si j’étais pensif, Faith elle semblait se poser tout un tas de question à danser sur un pied puis sur l’autre. Bientôt elle ne put restreindre son envie de parler et elle finit par me révéler ce qui pesait sur sa conscience.
« Pourquoi est ce qu’on attend ? » Hum…« Pourquoi c’est le chapeau qui décide, il fait quoi ? »
Je me grattais dernière la tête avec ma main gauche, tout en posant mon regard sur Faith. Comment lui dire ? Je n’étais pas vraiment ma sœur, et même s’il était vrai que dans mon état léthargique j’écoutais pas mal de chose, lui donner des explications serait à la fois complexe et me demanderait de fournir pas mal d’effort. Mais en même temps, elle avait le droit de savoir et j’étais probablement la première personne à avoir briser la glace (en usant de moyen discutable certes). J’étais dans une situation délicate, mais j’essayais de ne pas avoir trop l’air tourmenté.
« Pourquoi le chapeau décide… C’est une bonne question. » Je prenais une longue inspiration, sans vraiment me rendre compte que le suspens pour ma voisine devait être insoutenable. Me mettant sur la pointe des pieds, j’essayais d’observer ce qu’il se passait. Déjà on commençait à annoncer dans l’ordre alphabétique les nouveaux élèves et sachant que je passerais juste après ma sœur je rattachais mon attention sur Faith. « Tu vois cette fille là-bas ? Tout devant qui se la joue blasée ? C’est ma jumelle, elle aurait pu t’expliquer ça beaucoup plus clairement que moi. » A nouveau je m’arrêtais pour prendre le temps de réfléchir. Je ne savais pas vraiment par où commencer mon explication.
« Le chapeau aurait été porté par Godric Gryffondor lui-même. Quand il est devenu un peu trop vieux et qu’il sentait ses jours comptés il a donné vie à ce chapeau en lui donnant non seulement une conscience mais la capacité de lire dans la tête de ceux qui le porte. On attend parce que l’on aurait du mal à faire porter le chapeau par deux personnes en même temps, un élève met le chapeau et… » Je n’eus pas vraiment le temps d’ouvrir la bouche qu’une voix s’élevant du chapeau domina la salle.
« Mary-Alice Andrews, Serdaigle ! » La voix était puissante et fut suivit par un tonnerre d’applaudissement de la table des Serdaigle.
« Voilà, exactement ça. » Ecourtant au possible mon explication avant qu’elle ne devienne longue et laborieuse. Je remarquais non sans une certaine surprise qu’apparememnt America et moi n’étions pas les seuls jumeaux de première année. Mary-Alice avait un frère avait un frère nommé Orion répartit à Serpentard. Comme quoi il ne fallait pas croire que les maisons étaient automatiquement attribué aux familles. Je savais que la sœur de maman avait été à Poufsouffle alors que cette dernière avait fièrement rejoint le rang des érudits. Croisant mes bras, une légère anxiété dans l’estomac commençait à former une boule dans mon estomac.
« Au départ il y avait donc quatre fondateurs de l’école qui s’occupait de l’école. Pendant très longtemps ils furent remplacés par un seul directeur de l’école. Ils sont revenu aux traditions originelles puisque cette année nous avons quatre directeurs de maisons pour s’occuper de l’administration. Celui qui vient de nous sécher nos vêtements n’est autre que Sir Stanley Grant. Un génie de la métamorphose et aussi il dirige la maison Serdaigle. » Je ne savais plus vraiment pourquoi je continuais mon explication… Peut-être pour oublier que mon tour se rapprocher vachement vite et que cela me permettait de ne pas penser au stress que je commençais à accumuler.
« Le centaure là-bas est aussi le directeur de Poufsouffle, ça a fait un véritable scandale quand certains parents d’élèves ont appris qu’une position aussi importante ait été attribué à quelqu’un de son espèce. La plupart des sorciers ont un égo assez surdimensionné, c’est ce qui nous a plongé dans les années sombres il y a quelques années. Papa dit que c’est pour se montrer progressiste et tourner la page que le ministère à prit cette décision. » Je marquais à nouveau une courte pause pour ravaler ma salive.
« Il s’occupe des cours de soins aux créatures magiques, ce qui est assez logique même si on aurait pu l’imaginer en divination aussi. Les centaures ont une façon particulière de lire l’avenir à ce qu’il paraît. » Repris-je haussant les épaules pour indiquer que même si elle me posait la question, je ne pourrais pas lui apporter plus d’indication. « Sinon… à côté de lui se trouve la directrice de Serpentard et spécialiste en botanique. Je ne sais pas grand-chose à son sujet si ce n’est qu’elle est du genre carrément doué dans à peu près tout ce qu’elle fait et qu’elle a des gros problèmes avec… » Mais j’eus le souffle coupé en observant la dernière personne assise à la salle des professeurs. Une cascade d’or, deux yeux aussi profond que l’océan qui composaient son iris. Un ange descendu du ciel.
« Blair McFly… » Finis-je par lâcher pour terminer les présentations. « Maison, Gryffondor… Défense contre les forces de la magie et… » Je laisser s’échapper un léger soupir. « Elle a une fille qui rentre en même temps que nous, tout le monde pari sur le fait qu’elle ira elle aussi à Gryffondor. Tiens, là voilà elle est là bas. » Je pointais du doigt une nouvelle élève qui elle aussi sortait du lot. Les liens de parentés étaient assez évidents, et on ne pouvait pas nier que cette attraction magique faisait bien son effet.
« Des vélanes… » Grognais-je en essayant de m’arracher de force à la contemplation. « Des créatures faite pour séduire et charmer. Elles sont toujours blondes aux yeux bleus et quand on est un garçon… C’est assez difficile de se concentrer sur quoi que ce soit d’autre.» J’aurais voulu en rajouter plus, mais le Professeur Grant qui s’occupait de l’appel venait d’appeler ma sœur. Elle se détacha du groupe pour s’avancer sereinement vers le chapeau. A peine fût il posé sur sa tête que ce dernier s’écria Serdaigle. Juste après le directeur de Serdaigle prononça mon nom.
« Souhaite-moi bonne chance. » Murmurais-je avant de moi-même me diriger vers le chapeau. Je partageais un long échange avec ma sœur qui se dirigeait la tête haute vers sa nouvelle maison. Lorsque je fus en face du vieux chapeau rabougrit, je fus pris d’une immense panique qui me donnait presque envie de tourner les talons.
« Ce n’est qu’un chapeau. » Et je m’assis sur le petit tabouret, avant de l’enfoncer sur ma tête presque au niveau des yeux.
« Haha, cela fait longtemps que l’on ne m’avait pas présenté des comme toi ! » S’écria le chapeau. Je parcourais la salle du regard, avant de me rendre compte que j’étais probablement le seul à l’entendre.
« Hohoho ! Ne t’inquiètes pas, je ne me trompe jamais ! GRYFFONDOR ! » Et un nouveau tonnerre assourdissant d’applaudissement se fit entendre. Le sol semblait se dérober sous mes pieds, alors que je m’élançais avec l’élégance d’un dahu vers la source du bruit. Je dus faire un demi-tour pour reposer le chapeau ce qui provoqua un fou rire général. Les joues rouges, je m’asseyais à ma table vers le milieu de cette dernière. Plusieurs étrangers me firent des accolades inattendues, et l’on me servit un verre de jus de citrouille pour m’aider à me remettre de mes émotions. Les minutes défilaient et ce fut bientôt autour de Faith de passer…
« Leigh Gallagher » Prononça la voix du professeur Grant alors que la silhouette de ma camarade du lac se détacher à son tour du peloton de première année… Avais-je mal entendue ? Leigh… Faith… Je me demandais ce qu’il se passait. La bouche entrouverte je ne comprenais plus grand-chose de ce qui m’entourait. M’aurait-elle menti ?
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MessageSujet: Re: So i Let her Go <Liam Collins & Leigh Gallagher> Sam 5 Juil - 15:02

Au moins, en regardant un peu tout autour de moi, je n’avais pas l’air d’être tout à fait la seule à être totalement larguée par les prochaines minutes qui allaient suivre. Si certains d’entre nous étaient totalement sereins, ceux qui l’étaient moins, devaient être comme moi issu de ce lieu où, pour nous, la magie c’était de faire sortir un lapin d’un chapeau !

- Pourquoi le chapeau décide… C’est une bonne question. Tu vois cette fille là-bas ? Tout devant qui se la joue blasée ? C’est ma jumelle, elle aurait pu t’expliquer ça beaucoup plus clairement que moi.

Lorsque Liam me révéla cette information je me tournai pour le dévisager pendant un moment, sans gêne pour essayer de mettre des points communs entre lui… et la chevelure brune qu’il m’avait indiqué, mais bon à part la couleur de cheveux, je ne la voyais pas vraiment, alors c’était difficile de trouver des ressemblance. Je faisais ça souvent, sans m’en rendre compte, mais je savais que ça arrivait régulièrement parce que ma mère m’en faisait souvent la remarque et elle détestait ça, lorsque je l’observais fixement, tout en étant totalement détachée et détendue, lorsque elle, pas de doutes que ça la mettait mal à l’aise.

- Le chapeau aurait été porté par Godric Gryffondor lui-même. Quand il est devenu un peu trop vieux et qu’il sentait ses jours comptés il a donné vie à ce chapeau en lui donnant non seulement une conscience mais la capacité de lire dans la tête de ceux qui le porte. On attend parce que l’on aurait du mal à faire porter le chapeau par deux personnes en même temps, un élève met le chapeau et…

Qui était Godric Gryffondor déjà ? J’étais agacée, parce que si j’avais enfin des explications, même avec ça, j’avais du mal à comprendre, et pour lui ça avait l’air d’être quand même assez évident, alors de mon côté, ça m’énervait encore plus. Je finis par décrocher les yeux de Liam parce que ce dernier regardait devant lui ce qui se passait, et je suivis ce mouvement instinctivement. Je pus finalement mettre des images sur ce qu’il me racontait et je me sentie tout à coup un peu moins tendue.

- Voilà, exactement ça.

- Mais comment est-ce qu’il peut savoir ? Je veux dire ça reste un objet il peut pas avoir de conscience aussi… simplement
, conclus-je avec un raisonnement assez terre à terre, parce qu’il ne fallait pas trop m’en demander non plus, rien était normal ici ! C’est arbitraire comme raisonnement.

Liam lui n’y pouvait rien, mais il poursuivit son récit, sans me laisser l’opportunité d’en placer une – ce qui ne me dérangeait pas trop en soi, parce que c’était une place qui me convenait tout à fait, mais il parlait avec assurance et allait vite, comme si j’étais déjà censée savoir tout ça et plus d’une fois, rien que par esprit de contradiction, je voulus le stopper, alors que juste avant, je ne l’avais pas trouvé loquace sur certains points.

- Mais comment est-ce que tu peux connaître tout ça ?
soufflai-je, partagée entre la frustration et l’admiration lorsqu’il me montra vers où diriger mes pupilles.

En fait, on ne remarquait qu’elle. Il y avait cette professeur à la table parmi tous les autres, et c’était comme si… ses cheveux, sa peau, ses vêtements luisaient et qu’on ne pouvait que la contempler, et cette fois ci, ça n’avait rien à voir avec tout à l’heure, lorsque j’avais scruté Liam, parce que j’en avais pris la décision… Là j’étais forcée malgré moi, parce que j’étais trop impressionnée pour me résoudre à bien vouloir me détacher de cette observation.

- Des vélanes… Des créatures faite pour séduire et charmer. Elles sont toujours blondes aux yeux bleus et quand on est un garçon… C’est assez difficile de se concentrer sur quoi que ce soit d’autre.

Quoi ? Encore un truc bizarre et magique qui eut pour mérite de me ramener exactement à ma place c’est à dire dans la position d’attente pendant qu’on faisait l’appel. Je poussai un profond soupir, irritée, et le faisant assez fort pour qu’il m’entende. J’avais l’habitude d’être le centre d’attention normalement – enfin ma mère mais par extension moi aussi, fatalement – et que quelqu’un puisse prendre ma place ne me plaisait pas du tout, même si il y avait des fois ou je trouvais pesant que les journalistes n’arrêtent pas de nous harceler. Et bien rien qu’en cet instant, j’aurais bien aimé que ce soit le cas, non mais !

- Ouais, c’est ça, dis-je avec un peu de mauvaise foi, mais je ne pus développer car je reconnus son nom ainsi que son prénom qu’on appelait pour rejoindre le tabouret.

- Souhaite-moi bonne chance.

Je ne pus le faire que silencieusement, parce que Liam s’était déjà élancé, et cette fois je compris l’ampleur du geste, mais aussi parce que celui avec qui j’étais restée jusque là m’avait abandonné pour faire lui même face à son destin. Soudain je me sentais toute petite et ridicule, comme si ma place n’était pas ici, et je ne me sentais pas très bien. J’écoutais avec attention dans quelle maison Liam venait d’être envoyé – la même que celui qui avait ensorcelé je chapeau, ça commençait à rentrer – et je souris lorsque d’autres rirent aux éclats de le voir emporter le choixpeau avec lui.

Et au bout d’un moment pendant lequel je m’étais mise un peu trop à cogiter, on finit par me nommer à mon tour. Tandis que j’étais en train de m’avancer en imitant tous mes camarades avant moi, je réalisais soudain avec l’effet d’une douche froide – la deuxième de la soirée, malgré que celle ci soit moins humide – que mon mensonge quant à mon prénom tout à l’heure, lorsque je m’étais présentée allait être révélé. Si mon cœur s’accéléra à cause de ça je me convaincs que tant pis, ce n’était pas très grave, on allait peut être pas se reparler de l’année, alors. J’oubliais momentanément le problème lorsque l’étonnant chapeau, qui n’avait pas arrêté de me fasciner depuis qu’il avait ouvert la fente qui lui servait de bouche ce soir, me murmura à l’oreille :

- Tu as envie d’être surprise à ce que je vois,  tu es bien plus difficile et caractérielle que la plupart… hé ce n’était pas très gentil ça ! Je vois que j’ai visé juste, poursuivit t-il comme s’il m’avait entendu et qu’il me répondait, il n’y a encore personne que je n’ai pas réussi à placer et voyons voir ce que tu deviendras en rejoignant les bancs de… GRYFFONDOR !!!

Sa voix se répercuta comme un écho dans la cage de mon cerveau et prestement je le retirai de ma tête.  Comme un aimant, mes yeux furent attirés par ceux de Liam qui me regardait toujours.

Sûrement qu’on allait se reparler en fait.

Entre mes bobards et l’annonce de ma maison battait toujours très très vite, mais sans plus attendre, je pris le taureau par les cornes. Cette fois ci, alors que je me dirigeai vers ma table, il n’y avait que moi qu’on remarquait, ce qui me rendit mon aplomb, parce que ça par contre, ça m’était familier. Ca, je savais le gérer. Sans hésitation, je m’installai sur l’assise, juste en face de Liam.

- Salut. Je suis Leigh, lui confirmai-je avec audace et sans me démonter, l’air un peu fier. Je lui souris plus franchement que je ne l’avais fait jusqu’à maintenant. Comme on a pas encore été présentés, maintenant, c’est fait.




- Ended -

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